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uacuus Super actif

Sexe:  Inscrit le: 29 Mai 2006 Messages: 2511
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Posté le: Jeu Avr 10, 2008 1:02 pm Sujet du message: |
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Mais ne dit on pas qu'il n'y a pas de pire ennemi que son semblable? _________________ Ne commentez pas les réponses de uuacus qui semble-t'il n'est pas capable de répondre sérieusement à un topic.
(Dave) |
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DelPhi Membre


Sexe:  Inscrit le: 13 Sep 2006 Messages: 432 Localisation: Lausanne
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Posté le: Jeu Avr 10, 2008 1:03 pm Sujet du message: |
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Au risque de passer pour basique - ce qui parfois me convient tout à fait -je
pense que la dichotomie inconciliable entre science et religion ou philosophie
et science est dépassée. En fait, je pense que les deux sont conciliables dans
la mesure où elles n'adressent pas les mêmes sujets et ne devraient pas se
donner les mêmes objectifs. J'aurais tendance à associer la science au
"comment" et le "religieux" (dans une acception large) au "pourquoi". |
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uacuus Super actif

Sexe:  Inscrit le: 29 Mai 2006 Messages: 2511
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Posté le: Jeu Avr 10, 2008 1:05 pm Sujet du message: |
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| DelPhi a
écrit: | | Au risque de passer pour
basique - ce qui parfois me convient tout à fait -je pense que la dichotomie
inconciliable entre science et religion ou philosophie et science est
dépassée. En fait, je pense que les deux sont conciliables dans la mesure où
elles n'adressent pas les mêmes sujets et ne devraient pas se donner les mêmes
objectifs. J'aurais tendance à associer la science au "comment" et le
"religieux" (dans une acception large) au "pourquoi". |
Autrement dit, les deux ne sont conciliables que parce qu'il existe une
dichotomie inconciliable. _________________ Ne commentez pas les réponses de uuacus qui semble-t'il n'est pas capable de répondre sérieusement à un topic.
(Dave) |
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alcibiade Super actif


Sexe:  Inscrit le: 06 Juin 2007 Messages: 2696
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Posté le: Jeu Avr 10, 2008 1:06 pm Sujet du message: |
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| Citation: | | Mais ne dit on pas qu'il n'y a pas de pire ennemi que son
semblable? |
ça n'est as pour autant vrai. La haine peut venir d'une petite différence,
comme d'une grande différence. Et de toute manière, les conceptions
platoniciennes sont à l'opposé de celles des croyances des premiers chrétiens.
Ces derniers croyaient à une seule vie, les platoniciens à des réincarnations
multiples, les premiers à un dieu unique, les second à une multiplicité de
dieux, les uns gobaient toute crue la mythologie juive, les autres la
méprisaient. Ou sont les points communs ?
Je précise d'ailleurs qu'etre accusé de platonisme pouvait mener au moyen age
entre les mains de l'inquisition... _________________ "Ce qui est affirmé sans preuve peut etre nié sans preuve"
Euclide
"Adorer un dieu cruel fait de vous un cruel homme" Thomas Paine |
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uacuus Super actif

Sexe:  Inscrit le: 29 Mai 2006 Messages: 2511
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Posté le: Jeu Avr 10, 2008 1:11 pm Sujet du message: |
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Les points communs sont la recherche de vérités éternelles, la croyance de
l'immortalité de l'âme, la recherche d'une vertu exigente etc. Il y a des
divergences de conceptions multiples, mais comme formes de spiritualismes, ils
sont concurrents.
Dans les polémiques, on cherche toujours à accentuer la différence, et ces
développements cachent souvent que l'ampleur de la convergence (c'est la
convergence plus que la divergence qui est la raison du conflit, car celle ci
infère concurrence). _________________ Ne commentez pas les réponses de uuacus qui semble-t'il n'est pas capable de répondre sérieusement à un topic.
(Dave) |
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Prométhée Actif

Sexe:  Inscrit le: 31 Jan 2007 Messages: 1442
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Posté le: Jeu Avr 10, 2008 1:29 pm Sujet du message: |
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"Le degré de vérité que supporte un esprit, la dose de vérité qu'un esprit
peut oser, c'est ce qui m'a servi de plus en plus à donner la véritable mesure
de la valeur. L'erreur (c'est à dire la foi en l'idéal), ce n'est pas
l'aveuglement; l'erreur, c'est la lâcheté... Toute conquête, chaque pas en
avant dans le domaine de la connaissance a son origine dans le courage, dans
la dureté à l'égard de soi-même, dans la propreté vis-à-vis de soi-même. Je ne
réfute pas un idéal, je me contente de mettre des gants devant lui..."
Cette partie de texte, tiré d'un passage splendide d'Ecce Homo, ne montre
qu'une chose. Nietzsche 'ose' la vérité. Ici je n'utilise pas Nietzsche pour
contredire Nietzsche, ce serait idiot; Nietzsche critique bien la notion de
Vérité en rapport avec la science et la religion. Mais ce n'est pas pour
autant qu'il bannit de son vocabulaire la vérité tout court. C'est donc vous
que je critique; tout dépend du sens dans lequel la vérité est envisagée.
C'est d'ailleurs, chez Nietzsche, souvent une question de sens (la fameuse
question de la généalogie de la morale, troisième dissertation, montre bien
l'importance que Nietzsche accorde au sens). La vérité dans le sens d'une
'entité supérieure à la vie' est chrétienne (c'est la vérité ascétique autant
que la vérité du positiviste ou du métaphysicien). Parler de vérité dans ce
sens est chrétien. Mais lorsqu'ici, Nietzsche parle de vérité dans un sens
totalement différent, celui d'oser, d'être courageux, alors parler de vérité
n'est ni chrétien, ni platonicien. |
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DelPhi Membre


Sexe:  Inscrit le: 13 Sep 2006 Messages: 432 Localisation: Lausanne
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Posté le: Jeu Avr 10, 2008 1:29 pm Sujet du message: |
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| uacuus a
écrit: |
| DelPhi a écrit: | | Au risque de passer pour basique - ce qui parfois me convient
tout à fait -je pense que la dichotomie inconciliable entre science et
religion ou philosophie et science est dépassée. En fait, je pense que les
deux sont conciliables dans la mesure où elles n'adressent pas les mêmes
sujets et ne devraient pas se donner les mêmes objectifs. J'aurais tendance à
associer la science au "comment" et le "religieux" (dans une acception large)
au "pourquoi". |
Autrement dit, les deux ne sont conciliables que parce qu'il existe une
dichotomie inconciliable. |
dichotomie inconciliable... à première vue. Mais à la deuxième, non... La
croyance relève de la Foi. La Foi ne se décrète pas, ce n'est pas une
construction de l'esprit. Pratiquer la philosophie n'excut pas selon moi une
considération de sa Foi pour en faire attraction dans l'appréhension des
choses. C'est peut-être d'ailleurs le paroxysme de la sagesse, non? |
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hume De passage


Sexe:  Inscrit le: 15 Avr 2006 Messages: 36
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Posté le: Jeu Avr 10, 2008 2:23 pm Sujet du message: |
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synonymes parce que présentant les mêmes symptômes, d'une même pathologie
celle de l'impossibilité de composer avec le réel _________________ "le bien et le mal sont les préjugés de dieu"
F.Nietzsche |
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DelPhi Membre


Sexe:  Inscrit le: 13 Sep 2006 Messages: 432 Localisation: Lausanne
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Posté le: Jeu Avr 10, 2008 2:34 pm Sujet du message: |
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| hume a
écrit: | | synonymes parce que
présentant les mêmes symptômes, d'une même pathologie celle de l'impossibilité
de composer avec le réel |
Croire c'est refuser le réel?
Réfléchir, probablement aussi, c'est bien ça?
Composer avec le réel... est-ce alors le subir dans notre animalité
instinctive? |
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hume De passage


Sexe:  Inscrit le: 15 Avr 2006 Messages: 36
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Posté le: Jeu Avr 10, 2008 3:20 pm Sujet du message: |
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Réfléchir c'est lire le réel, c'est provoquer le sens et non le subir.
C'est en un mot "faire sens" sublimer l'instinct qui est moteur de tout
(sinon à faire appel a des catégories inouïes qui sont celles de la
morale...).
Animal intellectuel certes mais animal avant tout...au risque de blesser
quelques vanités.. _________________ "le bien et le mal sont les préjugés de dieu"
F.Nietzsche |
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DelPhi Membre


Sexe:  Inscrit le: 13 Sep 2006 Messages: 432 Localisation: Lausanne
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Posté le: Jeu Avr 10, 2008 3:24 pm Sujet du message: |
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| hume a
écrit: | Réfléchir c'est lire le
réel, c'est provoquer le sens et non le subir.
C'est en un mot "faire sens" sublimer l'instinct qui est moteur de tout
(sinon à faire appel a des catégories inouïes qui sont celles de la
morale...).
Animal intellectuel certes mais animal avant tout...au risque de blesser
quelques vanités.. |
A moins de ne pas avoir compris, ce que j'envisage fortement, je suis
d'accord. Mais je ne vois toujours pas pourquoi la réflexion serait alors un
symptome de celui qui ne sait composer avec le réel. Mais que signifie
composer, que signifie le réel?
Oh moi je crois que je vais repartir poster en musique...  |
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hume De passage


Sexe:  Inscrit le: 15 Avr 2006 Messages: 36
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Posté le: Jeu Avr 10, 2008 3:42 pm Sujet du message: |
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Je ne place pas la réflexion en opposition avec le réel bien au contraire, je
le fais du besoin de se figurer une verticalité, des arrières mondes pour le
dire comme Nietzsche.
Et pour ce qui est de "composer avec le réel" la formule est si peu
métaphorique, que le philosophe artiste est de loin le plus fameux.
Le prétexte de notre discussion n'est certainement qu'un quiproquo mais tout
prétexte est bon! (du moins en ce domaine) _________________ "le bien et le mal sont les préjugés de dieu"
F.Nietzsche |
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Ozimandias Banni
Inscrit le: 21 Aoû 2006 Messages: 750 Localisation: Rien.
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Posté le: Jeu Avr 10, 2008 6:49 pm Sujet du message: |
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Alors débusque ce quiproquo ! Qu'attends-tu ?
Pour en revenir au sujet, je pense que la philosophie et la croyance ne sont
pas totalement en conflit d'intérêts.
Exemple si l'on croit à l'existence d'un âne qui peut soigner les aveugles et
que l'on fait des recherches philosophiques sur la morale économique je vois
pas trop ce que ça pourrait faire ...
Il est vrai qu'il existe un assez grand nombre de points qui posent
problème(s) mais pas tous, car tous ne sont pas reliés entre-eux.
Croire que tout entre ces deux choses s'opposent c'est idiot, ces choses ne
sont que des modèles de pensé qui rentrent parfois/souvent en conflit sur les
solution(s) qu'elles proposent à un même problème.
On pourrait dire que ce sont deux entreprises pour les même clients, mais
c'est oublier que les clients sont tous différents, tous particuliers; il n'y
a pas vraiment de conflit(s) sur le client, car un client sera forcément plus
attiré par l'un que par l'autre.
Donc au final il n'y a pas vraiment de conflit(s) d'intérêt mais conflit(s) de
solution(s). Ce n'est pas, je trouve, exactement la même chose.
Car de l'un l'on regarde les problèmes causés et de l'autre les différences
entre les solutions proposées. _________________ COIN ! COIN ! COIN !
Je suis un canar !
Je suis petit je pue et j'aime pas les gosses !
(canar sans "d" !!!) |
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hume De passage


Sexe:  Inscrit le: 15 Avr 2006 Messages: 36
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Posté le: Jeu Avr 10, 2008 7:55 pm Sujet du message: |
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Le problème qui se pose alors est celui de la légitimité de ces deux
paradigmes, avec pour question centrale celle-ci: la scientificité est-elle
une instance de légitimation? _________________ "le bien et le mal sont les préjugés de dieu"
F.Nietzsche |
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Ozimandias Banni
Inscrit le: 21 Aoû 2006 Messages: 750 Localisation: Rien.
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Posté le: Jeu Avr 10, 2008 10:33 pm Sujet du message: |
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Si je comprend bien la question que tu poses serait : la science serait-elle
un juge pour départager ces deux choses/ces deux paradigmes ?
A première vue j'aurais tendance à dire que c'est un autre paradigme, mais un
paradigme avec un but particulier comparé aux deux autres.
Si en prmeière approche j'admettais que ce but est de pouvoir faire loi
universelle (~des lois, plein), peut-on l'admettre en tant que juge ?
Sincèrement je n'en sais rien, j'aurais tendance à dire que si il n'y a rien
d'autre pourquoi ne pas essayer ? _________________ COIN ! COIN ! COIN !
Je suis un canar !
Je suis petit je pue et j'aime pas les gosses !
(canar sans "d" !!!) |
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alcibiade Super actif


Sexe:  Inscrit le: 06 Juin 2007 Messages: 2696
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Posté le: Ven Avr 11, 2008 8:27 pm Sujet du message: |
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| Citation: | | Les
points communs sont la recherche de vérités éternelles, la croyance de
l'immortalité de l'âme, la recherche d'une vertu exigente
etc. |
L'immortalité de l'ame ne s'est greffée au christianisme que bien tard, avec
des gens comme saint Augustin. Le christianisme originel prèche une
resurrection des morts, qui n'a rien à voir avec la vision platonicienne de
l'après mort, tu le sais mieux que moi. La recherche de vérité et de vertu
sont communes à quasiment toutes les religions et diverses philosophies.
Le christianisme est foncièrement en opposition avec la pensée grecque
antique, j'en veux pour preuve le bide phénoménal de Saint Paul à l'aréopage.
Tout ce que le christianisme a de commun avec le platonisme, il l'a tout
bonnement piqué, tous les pères de l'église étaient nourris de Platon.
Quoi qu'il en soit, il est profondément erroné je pense de considérer comme
synonyme platonisme et christianisme comme le fait "hume". Les différences que
j'ai enumérées sont importantes, on ne peut les balayer d'un revers de main en
disant "tout ça c'est du kif kif !". La morale de Platon n'a rien à voir avec
celle de Jésus. _________________ "Ce qui est affirmé sans preuve peut etre nié sans preuve"
Euclide
"Adorer un dieu cruel fait de vous un cruel homme" Thomas Paine |
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Prométhée Actif

Sexe:  Inscrit le: 31 Jan 2007 Messages: 1442
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Posté le: Ven Avr 11, 2008 8:37 pm Sujet du message: |
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Plouf.
Dernière édition par Prométhée le Sam Avr 12, 2008 11:29 am; édité 1 fois |
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uacuus Super actif

Sexe:  Inscrit le: 29 Mai 2006 Messages: 2511
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Posté le: Ven Avr 11, 2008 8:46 pm Sujet du message: |
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Bien sûr que leur pensée n'est pas la même, mais dans les aspirations cela se
rejoint souvent. Tu parles de polythéisme chez Platon, j'estime que si Platon
rendait comme tout bon grec un culte aux divers dieux, dans sa pensée, ils
n'occupent guère une place plus importante que dans celle d'Epicure: tout est
centré vers une recherche métaphysique de l'essence des choses, et de leur
principe. Chez les néoplatoniciens, on cherche souvent l'UN, sa définition
etc. Ces recherches peuvent rejoindre le mysticisme de l'adoration du dieu
unique. Si la pensée grecque a permis aux pères de l'église de formuler et de
développer leur exégèse des textes bibliques, c'est qu'il y a aussi un terreau
commun.
On ne peut pas dire que le christianisme ne soutient pas l'immortalité de
l'âme sous prétexte que cela ne sera pas clairement énoncé de cette façon dans
les évangiles: car le christianisme, ce n'est pas seulement la parole de Jésus
et des apôtres, c'est aussi l'élaboration des pères de l'église.
Des gens comme Erasme ont vu dans les recherches de Platon des réflexions qui
approchaient des vérités révélées par Jésus. D'après moi la divergence la plus
profonde, c'est que le christianisme se base sur une révélation, et le
platonisme sur un questionnement. Il est parfaitement possible pour cette
raison de réfuter Platon, tandis que les théologiens s'appuient sur un credo quia absurdum relativement désarmant,
mais qui place cette révélation, pour qui y est extérieur, dans le domaine de
l'arbitraire inacceptable et injustifiable. _________________ Ne commentez pas les réponses de uuacus qui semble-t'il n'est pas capable de répondre sérieusement à un topic.
(Dave) |
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alcibiade Super actif


Sexe:  Inscrit le: 06 Juin 2007 Messages: 2696
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Posté le: Ven Avr 11, 2008 9:23 pm Sujet du message: |
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| Citation: | | Chez les néoplatoniciens, on cherche souvent l'UN, sa définition
etc. Ces recherches peuvent rejoindre le mysticisme de l'adoration du dieu
unique. |
Mais justement, ce mysticisme chrétien est un pastiche de néoplatonisme, et le
mot n'est pas trop fort. Il n'est pas jusqu'à la sainte trinité qui ne soit
piquée à Plotin. Toute la théologie chrétienne, Saint Augustin par exemple,
est une tentative bien infructueuse à mon sens, pour conscilier philosophie
grecque et mythologie juive. Idem pour le pseudo Denys l'aréopagite, c'est un
pastiche complet et avéré du système néoplatonicien(que comble de perfidie,
l'église à tenté de faire passer pour antérieure au néoplatonisme). Augustin
fait par exemple tomber Dieu d'un rang, en le ravalant à celui de l'etre, sur
simple base d'un verset ou Yahvé dit "je suis celui qui suis". Ce genre de
démarche ne mérite même plus le nom de philosophie. C'est du bricolage. C'est
comme si je récupérais le système de Nietsche pour le changer selon des vers
d'Homère.
Les chrétiens ont récupéré le platonisme parce que c'était une philosophie
très portée comme eux sur l'au delà (et c'est le seul grand point commun des
deux doctrines à mes yeux) et qu'elle avait un grand prestige. En la
noyautant, elle devenait une caution intellectuelle, tout comme la rhétorique
grecque, la réputation d'inculture crasse collant jusque la comme une sangsur
à tout ce qui était chrétien. Les pères ont utilisé les rhéteurs pour faire
triompher leur cause, Démosthène a-t-il le moindre point commun avec eux ?
| Citation: | | Des
gens comme Erasme ont vu dans les recherches de Platon des réflexions qui
approchaient des vérités révélées par Jésus. |
Je crois que ça ne démontre que l'envie des chrétiens de s'approprier la
sagesse paienne. Pas mal de chrétiens ont toujours éprouvé du dépit devant la
sagesse évidente des philosophes grecs, qui étaient polythéistes. Alors il
faut en faire au moins des pré chrétiens, car les polythéistes purs et durs
sont forcément dans l'erreur. Ce qui donne des aneries de ce genre. Aristote
et Platon ont été même appelés les premiers chrétiens. ça ne prouve rien, je
peux appeler Epicure le premier communiste, ça n'est pas pour autant qu'il
l'est. _________________ "Ce qui est affirmé sans preuve peut etre nié sans preuve"
Euclide
"Adorer un dieu cruel fait de vous un cruel homme" Thomas Paine |
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uacuus Super actif

Sexe:  Inscrit le: 29 Mai 2006 Messages: 2511
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Posté le: Ven Mai 09, 2008 8:27 pm Sujet du message: |
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| Lyriss a
écrit: |
C'est pourquoi le scientifique ne peut pas etre athé, car cela revien a
admetre du vide dans l'histoire du monde.
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athée pas athé.
Un scientifique peut être athée, agnostique ou croyant.
Il s'agit de ne pas confondre le plan de la métaphysique à celui de la
physique. Un scientifique sait que sa connaissance est nécessairement
imparfaite et incompète, de là ne nait aucune nécessité de boucher le trou de
la connaissance en supposant un être absolu. Car même si l'on suppose cet
être, ce que les métaphysiciens ont fait depuis Aristote jusqu'à Leibniz, les
moyens par lesquels on appréhende l'hypothèse consistent en déterminations
propres à notre entendement, de sorte qu'on est conduit à poser des
déterminations qui nous soient intelligibles pour ce qu'on suppose comme un
inconditionné, et ne dépendant d'aucune forme de détermination préétablie.
En somme en tentant de boucher le trou de la connaissance par le saut
métaphysique, on ne fait nullement progresser la science, on lui donne un
fondement douteux, précisément dans la mesure où il se veut absolu. _________________ Ne commentez pas les réponses de uuacus qui semble-t'il n'est pas capable de répondre sérieusement à un topic.
(Dave)
Dernière édition par uacuus le Ven Mai 09, 2008 9:20 pm; édité 2 fois |
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