Cioran
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Posté le: Mer Fév 14, 2007 21:10 pm Sujet du message:
Presque, j'ai eu du mal à comprendre le "n'est de force"
Je vois deux choses qui peuvent t'éclairer : premièrement, la liberté n'est
pas un concept dualiste, comme si on était complètement libres ou esclaves.
On devrait plus parler de degré de liberté. Donc, l'homme doit-il être
libre? Un, il ne l'est pas à 100% serait-il seul au monde, deux, sa liberté
commence là ou s'arrête celle des autres etc.
Quand au suicide, chaque homme est libre de se mourir et personne ne peut l'en
empêcher. Certains hommes n'ont juste pas la possibilité de mettre fin à
leur jour, et c'est là qu'ils ont recours à l'euthanasie.
Le fait que le suicide soit illégal me parait donc une abération,
certainement un reste de religion. Quand à la liberté d'être exécuté par
un tiers, elle pose plusieurs problèmes : elle oblige un tiers à tuer
quelqu'un, déjà, et ce n'est pas rien, et certainement qu'elle crée un
nouveau pouvoir, qui comme tout pouvoir peut être perverti, ce qui peut
amener le risque qu'on euthanasie de force, par exemple.
Enfin, pour être passé par de lourdes phases dépressives (3615 mylife), je
sais d'expérience que dans ces cas là, on n'a pas un jugement très fiable
et sûr, et que si on laissait la possibilité à tous ceux qui veulent mourir
sur le moment la possibilité de le faire, ben on perdrait presque tout le
monde. Des personnes qui, quelques mois ou quelques années après, sont
heureuses qu'on ne les ai pas laissé mourir. Parce que pour une société, il
vaut mieux permettre à chacun de ne pas avoir envie de mourir que se
débarasser de tous ceux qui le veulent.
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Tatjanovska
Petit nouveau


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Posté le: Jeu Fév 15, 2007 01:48 am Sujet du message:
La liberté est déjà une notion qui en soit soulève plusieurs problèmes
(métaphysique et philosophique) et donc toute une série de distinctions. On
a d'une part la liberté de fait (capacité de faire ce qu'on désire) et de
droit (autorisation d'agir dans un cadre légal et moral)
La décision de se suicider peut être une forme de liberté poussée à
l'extrême puisqu'on est seul responsable de sa mort (sans prendre en compte
les éléments extérieurs qui nous poussent à le faire).
Si le désir de mourir est causé par des éléments extérieurs et que la
mort est donc synonyme de liberté, cela veut bien dire par déduction
qu'avant la mort, on n'est pas libre..
Pour ne parler que de la notion de liberté, il ne faudrait pas oublier que la
liberté n'est pas un état mais un acte, ce qui veut dire qu'on ne nait pas
libre, on le devient. Les évènements extérieurs qui nous soumettent pour
ainsi dire sont les obstacles à notre liberté. Or, ces obstacles peuvent
être contournés afin d'avancer et pour cela, il suffit de le vouloir en
cherchant une technique permettant de contourner le problème: la technique
devient ainsi instrument de la liberté.
Vouloir mourir serait alors le dernier recours. Mais il voudrait aussi dire
qu'on est en état d'abandon on passe donc d'une idée de déterminisme (les
choses ne se produisent que par nécessité, mais peuvent ne pas se produire)
à une idée de fatalité (tout ce qui arrive est nécessaire, obligatoire et
implique l'idée d'une prédestination)
Le suicide est une question délicate, d'une part parce que dans le domaine
religieux c'est un acte répréhensible mais aussi parce qu'il veut dire un
homicide sur soi même, donc un crime.
J'ajouterai enfin que la mort n'est pas un choix, on y passera de toute
façon. Le suicide ce n'est pas choisir la mort mais le moment de sa mort,
raccourci définitif devant l'inévitable. Un choix personnel et un droit
personnel. Une liberté minimale et maximale.
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Prométhée
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Posté le: Jeu Fév 15, 2007 15:38 pm Sujet du message:
Liberté de se suicider.... Question délicate. Certains voient dans le
suicide une fuite face à la réalité. D'autres y voient une forme de
courage, courage de mourrir, que eux n'envisagent pas. Alors le suicide, pour
les fuyards ou les courageux?
Quelle question dualiste sans importance... Et où voir une liberté? Socrate
se suicida sous la menaçe le jugement de la foule. Analysons bien la
situation. Quand son compagnon vient le voir dans sa geôle, il lui rappelle
qu'il peut encore sauver sa vie en fuyant. Déjà, il pouvait sauver sa vie
devant le tribunal en acceptant une petite réprimande et en ne demandant pas
que l'état lui offre le couvert et la gîte pendant toute sa vie (et oui, il
l'a fait). Où est la liberté là-dedans?
Si il se sauve ou accepte la petite réprimande, il n'est pas libre. Si il se
laisse condamner à mort, il n'est pas libre non plus, puisqu'il est condamné
par les autres à mourir. Il ne peut échapper à cette situation que si il
fuit et il ne sera pas libre non plus (il a fuit pour échapper à la mort,
c'est une contrainte). Alors quoi, c'est tout? Non, parce que Socrate a choisi
la mort parce qu'elle se présentait à lui. Si il a choisi la mort, c'est
qu'il pensait être libre en le faisant, mais pourtant, il n'avait que le
choix des contraintes. Dans les deux cas, il était privé de sa liberté.
La morale la voici: Le suicide reste une contrainte, quoi qu'on en dise. Et je
n'affronte pas courageusement ou fuit cette contrainte, je l'accepte ou la
rejette. Bon voilà quoi, j'espère que je me suis pas trop embrouillé....
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Posté le: Jeu Fév 15, 2007 16:22 pm Sujet du message:
Pour moi le suicide est un crime, mais pas un crime contre soi, un crime
contre l'humanité. Il n'est pas légitime de mettre fin à ses jours, pas
plus qu'un assassinat. C'est nuire à notre condition d'homme, la rejeter,
nier son humanité, c'est donc un acte inhumain.
Oui, le suicide est une fuite innacceptable devant l'humain.
Il faut interdire le suicide. Car le choix d'un individu ne veut rien dire par
rapport à l'humanité. Il est peut-être normal, mais toujours absurde, de se
renier.
Ne pas se suicider, ce n'est pas pour moi faire preuve de courage, mais
d'humanité. Les suicidés sont des monstres.
Et s'il y a bien une chose que l'on peut et que l'on doit défendre
aveuglémment, c'est l'humanité.
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Prométhée
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Posté le: Jeu Fév 15, 2007 16:25 pm Sujet du message:
Tiens! Un existentialiste, ça faisait longtemps que j'en avais plus vu. Au le
suicide, cette fuite de l'humanité, cette fuite des responsabilités. Dieu
est mort, les hommes sont responsables de leur sort... On dirait du
libéralisme exacerbé au 19ième siècle: L'homme est libre, donc si il est
pauvre, con et à la rue, c'est de sa faute....
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?
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Posté le: Jeu Fév 15, 2007 16:37 pm Sujet du message:
Je ne rejette pas le poids des déterminations qui pèsent sur l'homme; elles
peuvent être écrasantes, et nous condamner au suicide.
Mais ce n'est qu'un prétexte.
Je ne pense qu'il y ait une seule bonne raison de se suicider.
| Citation: | | On
dirait du libéralisme exacerbé au 19ième siècle: L'homme est libre, donc
si il est pauvre, con et à la rue, c'est de sa
faute.... |
Je ne pense pas. Simplement la vie est toujours une issue possible, le suicide
aussi.
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Prométhée
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Posté le: Jeu Fév 15, 2007 16:43 pm Sujet du message:
Oui, je suis sûr que tu ne le penses pas, cette manière de penser est
vieille mais était normal à une certaine époque. Voilà comment les riches
expliquaient que les pauvres étaient pauvres, c'était de leur faute. Et
effectivement, je ne pense pas non plus qu'il y ait de bonnes raisons de se
suicider, on n'y est juste contraint. J'adopte un point de vue totalement
déterministe, j'en conviens, mais il faut bien adopter un point de vue si
l'on veut discuter....
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Ozimandias
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Posté le: Ven Fév 16, 2007 17:26 pm Sujet du message:
"Le suicide est un crime contre l'humain"
C'est exacte si l'on considère que l'humain est fait pour vivre, qu'il est
'programmé' pour vivre.
Mais comment peut-il se suicider dans ce cas, d'après toi ???
Peux tu me répondre ???
De mon point de vue, le suicide c'est descider de la forme de sa mort.
Pour certains un moyen de 'dominer' sa mort. Pour d'autre le seul recourt
absolut qui existe pour un humain.
Je pense aussi qu'il faut passer par un moment ou il faut descider de mourrir,
car je ne connais aucune plus abominable menace que de vivre éternellement.
ATTENTION je n'ais pas dis de le PASSER A L'ACTE
!
Dernière édition par Ozimandias le Dim Fév 18, 2007 16:15 pm; édité 1 fois
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aurore22
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Posté le: Ven Fév 16, 2007 21:36 pm Sujet du message:
il est dusage de dire que le suicide est crime contre lhumanité,mais que nous
rest il a faire ,quan ils ne respectent pas ce que lon est ,ce ke lon fait,que
nous rest il a faire qd ils ne respectent pas ce que lon a ,ce que lon di?le
suicide nest qune continuation. ce qoun devrait interdire mon cher, ce nest pa
le droit de posseder son corps ni sa vie et den faire ce que lon veut ,si
seulemen ns ne somme pa sous contrainte,mais interdire le non respect qui
sinstalle insidieusemen,et simpose avec notre autorisation.
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ddchouette
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Posté le: Ven Fév 16, 2007 23:11 pm Sujet du message:
"libre si libre de ne pas être". Qui a dit ça? je sais plus.
En tout cas, libre à toi de te tirer une balle, afin de ne plus être, du
moins plus ici.
En même temps, je pense que ce n'est pas à nous de décider quand la vie
doit finir, de même que ce n'est pas à nous de décider ce qu'elle nous
apporte ou nous refuse. Après, le destin, c'est autre chose.
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Tatjanovska
Petit nouveau


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Posté le: Sam Fév 17, 2007 01:35 am Sujet du message:
"J'aimerais être libre, éperdument libre. Libre comme un mort-né." - E.M.
Cioran
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Ozimandias
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Posté le: Dim Fév 18, 2007 16:54 pm Sujet du message:
Aurore22 :
Si j'ai réussis à te lire ton idée ce serait :
-Tu demandes ce qui se passe dans le cas où ne peut pas être soi même à
cause des autres ( qui nous empêchent de parler, d'être, etc ).
-Ensuite, tu annonces que le suicide ne serait pas une libération, car il
fait la même chose que les autres, il nous emêche de parler, machin tout
ça.
De ce point de vu c'est logique.
>> Sauf que quand on est mort on ne peut plus ressentir ces choses,
alors le plus dur est-ce de les subir ou de les ressentir ? Que veut on
arrêter en se suicidant ?
Ne serait-ce pas plutôt la sensation d'une impossibilitée d'être, que
l'impossibilitée en elle même ?
Enfin tu lances une sorte de loi
-Ce qu'on devrait interdire, ce n'est pas le droit de se posséder ssi (=si et
seulement si ) nous somme sous contrainte, mais plutôt l'acceptation de cette
contrainte.
> J'ai pas très bien compris car ça semble comme ça un peu
contradictoire dans le sens où les deux proposition ne s'arrengent pas bien.
>> Donc on devrait se foutre de toute libertées ou contraintes, tant
qu'on peut ne pas les accepter ? Je sui plutôt d'accord mais, c'est
totalement impossible, pourquoi ?
- le temps
- la norme
- l'éducation, et l'influance du millieu
Peux-tu accepter l'idée de te balader sans habits en plein millieu de la rue
sans rien ressentir ? non, car comme tous tu as été conditionné. c'est
comme ça, et on devrait tous s'en rendre compte ...
ddchouette :
"libre si libre de ne pas être"
>> "On est totalement libre si cette liberté permet de ne pas être
libre"
C'est vrai, mais c'est faut. Car ça revient à dire que la libertée a des
limites, or c'est faut PAR DEFINITION.
Alors comment on s'en sort ? On dis tout simplement que la libertée absolue,
la vraie libertée n'existe pas : il n'y a que des degrés de liberté et
c'est eux que l'on entend comme la libertée.
"Je pense que ce n'est pas à nous de décider quand la vie doit finir, et ce
qui s'y passe"
Tu choisis bien ta bouffe ? ton lit ? ce que tu vas dire ?
Alors tu dire que tout est déterminé à l'avance mais tu ne peux pas dire
qu'on ne peut pas TENTER de faire ce qu'on veux sous prétexte que nous
n'avons pas les cappacitées, que nous n'avons pas les responsabilitées pour
le faire.
C'est vrai est c'est faut, car on le fait bien en permanence :
Pourquoi respires-tu ? tu n'as pas la responsabilitée pour le faire. De quel
droit respire tu ?
>> On voit assez rapidement que ça ne marche pas très bien. Car avant
le droit il y a la possibilitée, et la possibilitée n'a jamais été
enfreinte contrairement au droit.
Auteur Message
Tatjanovska Posté le: Sam Fév 17, 2007 1:35 am Sujet du message:
------------------------------------------------------------------------------
--
"J'aimerais être libre, éperdument libre. Libre comme un mort-né." - E.M.
Cioran
>> Un commentaire quelconque pourrait-être utile tu ne penses pas ?
Quel est ton avis ? quel est l'avis de E.M. Cioran ?
Personnelement je ne le connait pas, et je voudrait bien que tu l'énonce.
Merci.
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Raskolnikov
Petit nouveau

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Posté le: Dim Fév 18, 2007 17:46 pm Sujet du message:
Excusez cette intervention peu constructive n'étant pas le fruit de mon
esprit, mais je me dois de citer ici un passsage des Lettres Persanes de
Montesquieu. C'est l'un de mes passages préférés, en témoigne ma
signature.
LETTRE LXXVI: "Les lois sont furieuses en Europe contre ceux qui se tuent
eux-mêmes: on les fait mourir, pour ainsi dire, une seconde fois; ils sont
traînés indignement par les rues; on les note d'infamie; on confisque leurs
biens.
Il me paraît, Ibben, que ces lois sont bien injustes. Quand je suis
accablé de douleur, de misère, de mépris, pourquoi veut-on m'empêcher de
mettre fin à mes peines, et me priver cruellement d'un remède qui est en mes
mains?
Pourquoi veut-on que je travaille pour une société, dont je consens de
n'être plus? que je tienne, malgré moi, une convention qui s'est faite sans
moi? La société est fondée sur un avantage mutuel: mais lorsqu'elle me
devient onéreuse, qui m'empêche d'y renoncer? La vie m'a été donnée comme
une faveur; je puis donc la rendre lorsqu'elle ne l'est plus: la cause cesse,
l'effet doit donc cesser aussi.
Le prince veut-il que je sois son sujet quand je ne retire point les
avantages de la sujétion? Mes concitoyens peuvent-ils demander ce partage
inique de leur utilité et de mon désespoir? Dieu, différent de tous les
bienfaiteurs, veut-il me condamner à recevoir des grâces qui m'accablent?"
Voilà. Il est certes facile de citer, mais dans ce cas, je trouve que la
citation est extrèmement appropriée, et elle reflète l'idée que je me fais
de la réponse à la question.
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Prométhée
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Posté le: Dim Fév 18, 2007 19:38 pm Sujet du message:
Je me rappelle très bien la réponse existentialiste sur la question du
suicide. Le suicide, une fuite des responsabilités. Je n'ai jamais vu
réponse aussi peu respectueuse des suicidés. Une fuite des responsabilités,
voilà ce qu'il faut dire aux familles, votre fils/fille/mari/femme/père...
s'est suicidé(e) pour fuir ses responsabilités. Et à eux de rajouter encore
une couche, parce la liberté s'effectue dans la responsabilité. Moi j'y
verrais plutôt un courage, celui d'aller voir la mort en face. Mais ce n'est
qu'un point de vue. De toute manière, le suicide reste l'un des seuls actes
que personne ne peut faire à ma place...
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Posté le: Dim Fév 18, 2007 19:48 pm Sujet du message:
| Citation: | | Le
suicide, une fuite des responsabilités. Je n'ai jamais vu réponse aussi peu
respectueuse des suicidés. |
En quoi cette conception n'est pas respectueuse?
Je ne pense pas que la fuite soit réservé aux lâches; on peut fuire
fièrement, dans la lucidité, réaliste dans l'adversité...
Je respecte ces fuyards: ce ne sont pas des peureux, juste des malheureux. Des
fuyards courageux, qui osent mourir parcequ'ils n'osent pas s'estimer.
Donc à mon avis le courage de mourir est un courage déplacé, du courage d'être vers le courage de ne plus
être...
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Prométhée
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Posté le: Dim Fév 18, 2007 20:21 pm Sujet du message:
Des fuyards courageux.... Des téméraires peureux... Des peureux
courageux.... Mince, les suicidés ne sont que des morts-vivants.
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Tatjanovska
Petit nouveau


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Posté le: Lun Fév 19, 2007 01:03 am Sujet du message:
On commençait à faire des citations sur la liberté, j'en ai fait de même.
pour ce qui est de l'explication de Cioran, je ne parle pas au nom des autres.
J'interprète cette phrase par rapport à tout le débat qui précède. Est-on
vraiment pas libre dans notre vie? Gagne-t-on sa liberté à travers la mort?
Alors un mort-né ferai ce passage express dans la vie, gagnant sa liberté
par la mort et ce sans savoir ce qu'est ne pas être libre. Explication
alambiquée, mais après tout, pourquoi pas...
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Phivos
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Posté le: Lun Fév 19, 2007 12:45 pm Sujet du message:
La liberté,est la richesse qui nous pousse à s'occupper des autres, elle
n'est pas égoïste,elle s'interesse d'abord aux gens qui nous sont
extérieurs...
Plus nous sommes libres,plus nous pourrons profiter de cette liberté, pour
créer une harmonie entre les personnes...
Le suicide c'est utiliser d'un point de vue personnelle la liberté. au lieu
d'utiliser sa vie pour aider les autres...
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Toobad Le Sournois
Petit nouveau

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Ron
De passage

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Posté le: Sam Mar 03, 2007 11:26 am Sujet du message:
Et pour moi,
Il en est de la liberté comme de dieu, une idée saugrenue. Aurions nous eu
la liberté de choisir de venir au monde ?
Le monde est beau par les devoirs qu'on lui rend, davantage que par les
libertés qu'il nous accorde.
lol
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