Lyod
Petit nouveau

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Posté le: Sam Mar 10, 2007 21:01 pm Sujet du message:
Sauf que vous ne parlez jamais de responsabilité. On utilise un droit en tant
qu'être responsable, or un suicidaire est rarement responsable de la douleur
de son existence. Le dépressif est un être malade, nous avons le devoir de
le soigner, mais il n'est pas en état de réclamer le droit au suicide. Dans
cet exemple, le malade qui souffre et qui n'a pas droit de se suicider est
comparable à l'enfant qui n'a pas droit de voter : dans le premier cas, le
dépressif n'est pas en état de prendre une décision raisonnable, dans le
seconde, l'enfant n'est pas assez mûre pour prendre une décision concernant
les élections.
Je rappelle pour ceux qui ne seraient pas au courrant que la dépression est
effectivement reconnue comme une maladie, et les suicidaires sont souvent des
dépressifs.
Autre grand exemple du suicidaire, le jeune homosexuel (première cause de
mortalité chez les jeunes homosexuels). Peut-on simplement dire qu'après
tout s'il ne veut plus vivre il est libre de faire ce qu'il veut ? Accablé
par la douleur de l'homophobie et l'asphyxie engendrée par
l'hétérocentrisme, est-il en mesure de réclamer ce droit ? Peut-on dire
qu'il choisit de mourrir après décision murement et raisonnablement
réfléchie ?
Certes, on prend souvent un droit d'une façon pulsionnelle ou colérique,
mais n'importe quel droit est à l'origine conçu pour être utilisé
raisonnablement, et je crains que la chose soit tout de même rarement
possible dans le cas du suicide. Les gens qui décident raisonnablement de
mettre fin à leurs jours (la star qui sent son apogée et qui veut quitter le
monde en brillant sur scène, etc) ne représentent pas du tout la majorité,
la plupart des suicidaires sont des personnes qui souffrent et qui sont
convaincues (à tord) qu'elles ne pourront que souffrir jusqu'à la fin de
leurs jours.
Ce qui est sûr, c'est que la question du suicide est extrêmement compliqué,
et la seule chose à laquelle je m'oppose c'est les raisonnements
catégoriques du style "si c'est évident qu'ils ont le droit" ou "les
suicidés sont des monstres". Je donne mon avis, il me semble mesuré et je
suis à l'écoute de ceux qui voudront s'y opposer, c'est le principe de la
discussion philosophique non ?
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Cioran
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Posté le: Sam Mar 10, 2007 21:13 pm Sujet du message:
Une star à son apogée peut souffrir aussi. Je crois pas avoir jamais entendu
qu'un type se soit suicidé parce qu'il prenait trop son pied.
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Lyod
Petit nouveau

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Posté le: Sam Mar 10, 2007 21:15 pm Sujet du message:
J'ai pas dit qu'il ne pouvait pas souffrir, j'ai dit que ce pouvait
éventuellement être un cas de suicide non dû à une souffrance. Je pense
que sur les milliards de cas de suicides il doit y en avoir des comme ça...
l'esprit humain est tellement compliqué
Mais de toutes manières même si tu es sceptique ça ne change rien à mon
propos, je l'ai juste précisé pour pas qu'on me reproche d'oublier les
éventuels cas de suicides non-dûs à une souffrance.
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Dark_Bear
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Posté le: Sam Mar 10, 2007 21:18 pm Sujet du message:
dans un monde que l'on dit démocratique, je trouve ça totalement absurde de
dire que le "suicide" n'est pas une liberté.
Toobad Le Sournois>> tu dis ça :"Par defaut d'etre cartesien, je vais
essayer d'etre clair et sournois ...
La mort, même la sienne a un cout :
- Dabord pecunier .... Pour la secu qui peut aider ta famille a t'enterrer,
pour ta famille qui devra ou voudra bien t'enterrer, pour les pompiers et(ou)
les policiers qui ramasseront ton corps ... etc
- Deuziotement (J'adore les neologismes ) moral : tes amis et ta famille (si
tu en as) vont être tres tristes voire boulversés ... etc
- Troizieutement(GNARKologisme) j'ose un génétique : Tes probables enfants
que tu n'auras pas ... Ton point de vue que personne n'entendra plus ... Ce
que tu aurais pu faire pour changer le monde (ou l'avis d'un gus tout seul peu
importe) ...."
Mais, c'est pas sournois, c'est stupide, la chose que tu décris ce passe
aussi autour de nous lorsque c'est une mort naturelle qui nous emporte. Si
l'on résume ce que tu dis, cela donne a peu prés ça :" Ta famille sera
triste si tu te suicide mais par sontre elle ne ressentira rien si tu meurs e
mort naturelle."
"les frais d'enterrement d'une personne qui c'est suicidé sont plus chers que
celui d'ue personne qui est morte naturellement."
"Toutes les personnes qui meurent de leur mort naturel ne tomberont pas dans
l'oubli."
C'es exactement ça qui ressort de ce que tu dis si on le ré-écrit d'une
autre maniére. Ce sont de faux arguments que tu donnes.
Chacun est libre, on a pas choisi de vivre, on peut au moins choisir de mourir
et je pense qu'il faut plus de courage pour prendre la décision de se tuer
que de continuer a vivre, car pour continuer a vivre il n'y a aucune décisin
a faire, il suffit de se laisser aller,de faire comme d'hab...
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Lyod
Petit nouveau

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Posté le: Sam Mar 10, 2007 21:22 pm Sujet du message:
Dark_Bear tu aurais pu me répondre
Sinon, en ce qui concerne ce même droit, on aurait donc plus le droit
d'essayer d'empêcher un ami de se suicider par exemple ? Comment concilier le
droit de se suicider et le droit de sauver ?
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Dark_Bear
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Posté le: Sam Mar 10, 2007 22:08 pm Sujet du message:
Sauver quelqu'un du suicide c'est prendre une décision à sa place et c'est
l'empécher de choisir, d'être libre. Evidement ça dépend du contexte, si
par exemple la personne est soule ou drogué et qu'elle ne sait pas ce qu'elle
fait, il faut intervenir. Mais du momen que l'on est lucide ce qui va faire
que l'on est suicidaire ou pas, c'est notre vécu, et finalement vivre avec
nos peurs, nos souffrance, etc... peut devenir trés pénible. Aprés tout
nous sommes de êtres fait pour la mort, c'est absurde d'empécher quelqu'un
de mourir, ça ne changera rien a sa vie et sa le fera souffrir plus
longtemps, c'est tout. ( sauf dans le cas où vous êtes boudistes, avec la
ré-incarnation et tout ces trucs-là lol).
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van2
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Posté le: Sam Mar 10, 2007 22:36 pm Sujet du message:
| Dark_Bear a
écrit: |
Mais, c'est pas sournois, c'est stupide, la chose que tu décris ce passe
aussi autour de nous lorsque c'est une mort naturelle qui nous emporte. Si
l'on résume ce que tu dis, cela donne a peu prés ça :" Ta famille sera
triste si tu te suicide mais par sontre elle ne ressentira rien si tu meurs e
mort naturelle."
|
Son raisonnement c'est que c'est immoral de faire souffrir les gens
volontairement.
Si le suicide fait souffrir des gens (que ce soit moins, également ou plus
que la mort naturelle - et à mon avis c'est bien plus), c'est immoral.
Maintenant, je te dis ça à toi, mais en face de quelqu'un de désespéré,
faudrait être gonflé pour lui faire la morale...
signé Stupide n°2
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Dark_Bear
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Posté le: Sam Mar 10, 2007 22:58 pm Sujet du message:
Immorale de faire souffrir les gens volontairement? donc pour toi le suicide
est le seul moyens que des gens ont trouver pour faire chier les autres???
j'avais jamais vu la chose comme ça.
C'est vrai que je suis stupide, pour moi les gens qui se suicider étaient
des personnes malheureuses qui ont vécus des choses trés difficiles à
supporter et que les railleries, les moqueries et les humiliations des autres
ne les ont pas aidés à relever la téte.
Non le suicide n'a pas pour but premier de faire souffrir les autres, c'est
plutôt un moyens de se débarrasser de touta souffrance que l'on a en soit.
Moi je trouve ça immoral de tuer quelqu'un mais je ne vois pas en quoi c'est
immoral de se suicider, désolé.
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van2
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Posté le: Sam Mar 10, 2007 23:24 pm Sujet du message:
| Dark_Bear a
écrit: | Immorale de faire
souffrir les gens volontairement? donc pour toi le suicide est le seul moyens
que des gens ont trouver pour faire chier les autres??? j'avais jamais vu la
chose comme ça.
Non le suicide n'a pas pour but premier de faire souffrir les autres, c'est
plutôt un moyens de se débarrasser de touta souffrance que l'on a en soit.
|
D'accord sur la dernière phrase.
Mais comprend que la famille d'un suicidé souffre énormément aussi.
Faire souffrir quelqu'un pour plus souffrir soi-même, on l'a tous fait ; pour
se calmer on passe sa colère sur quelqu'un par exemple.
C'est immoral, mais 1000 fois moins que la moindre moquerie ou humilation.
|
Dark_Bear
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Posté le: Dim Mar 11, 2007 00:26 am Sujet du message:
non j'ai pas voulu dire qu'ils fallaient se passer les nerfs sur les autres.
Je voulais dire que le suicide est d'une certaine façon la seule solution que
beaucoups de personnes ont trouvé pour se débarrasser justement de toutes
ces moqueries et persécutions qu'elles ont endurés. Je pense même pas que
la question de l'entourage se pose, on ne peut pas continuer à vivre pour les
autres alors que l'on souffre, et ça devrait plus être une satisfaction pour
lafamille de se dire que de cette maniére une personne qui nous était chére
ne souffre plus. Nous mourrons tous un jour, alors autant avoir une vie
agréable. Mais si la vie ne peut pas nous être agréable, pourquoi
persévérer?
|
Lyod
Petit nouveau

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Posté le: Dim Mar 11, 2007 08:08 am Sujet du message:
Dark_Bear, ton raisonnement est mauvais parce qu'il s'appuie sur ta seule
expérience, il n'est pas universalisable.
En plus tu hiérarchise les cas : le mec soule ou drogué faut le sauver car
il n'est pas lucide, par contre il est évident que le dépressif est bien
plus clairvoyant... C'est faux ! La dépression est une maladie que l'on peut
soigner ! Or, fait quelques recherches et tu constateras que les dépressifs
guéris n'ont pas envie de se suicider, et se félicite même d'avoir échoué
dans leurs tentatives passées ! Je prends un cas particulier (quoique les
dépressifs représentent tout de même une bonne part des suicidaires) juste
pour montrer que ton cas n'est pas universel (celui du mec lucide...).
Il en va de même pour le jeune homosexuel qui perdu dans ce monde
hétérocentriste et homophobe n'a pas conscience qu'il peut tout de même
accéder au bonheur, et vivre en paix, sans complexes. Les preuves sont
nombreuses, là encore tu trouveras facilement des homosexuels heureux qui
sont contents d'avoir loupé leurs tentatives !
Ca fait tout deux même deux grands cas particuliers, après tu peux toujours
brandir la bannière du "je te crois pas c'est pas vrai personne ne regrette
sincèrement d'avouer tenter de se suicider", ou encore "la dépression mouais
c'est tout de même pas une vraie maladie", et dans ce cas je ne te répondrai
pas car ce genre de discussion entre incrédules est bien peu philosophique.
Pour poursuivre, tu oublis aussi qu'une bonne part de tentatives (certains
disent même la plupart) sont avant tout des appels à l'aide. Ne pas aider la
personne parce que l'on considère qu'elle a le droit de se tuer, c'est faire
augmenter le taux de réussite des tentatives de suicide en fermant les yeux
devant les cas d'appels à l'aide. Ces gens qui jouent avec leur vie pour se
faire remarquer te semblerons peut-être étranges, pourtant ils sont
nombreux.
Mais pour revenir à l'erreur fondamentale de ton raisonnement, je te
conseille pour pouvoir discuter avec un peu plus d'ouverture d'esprit,
d'abandonner ton idée toute faite que la vie est vaine et qu'elle est vaine
pour tout le monde. Je suis passé par là, quand on pense ça on croit qu'on
est plus lucide et malin que les autres, on croit qu'on à compris le vide
d'une existence qui n'a pas de sens, et sans doutes que sur le coup on est
déjà plus lucide que la majorité des gens qui s'obstinent à faire comme si
de rien était. Mais ce n'est pas le summum de la clairvoyance, on peut penser
le monde sans se borner à une vision pessimiste des choses comme toi. C'est
drôle d'ailleurs, il n'y a pas tant de philosophes pessimistes qu'il ne
devrait y en avoir selon ton idée (puisque, cherchant la lumière, le
philosophe devrait comprendre mieux que quiconque la vanité de la vie,
n'est-ce pas ?).
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van2
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Posté le: Dim Mar 11, 2007 10:45 am Sujet du message:
| Dark_Bear a
écrit: | | non j'ai pas voulu dire
qu'ils fallaient se passer les nerfs sur les autres. Je voulais dire que le
suicide est d'une certaine façon la seule solution que beaucoups de personnes
ont trouvé pour se débarrasser justement de toutes ces moqueries et
persécutions qu'elles ont endurés. Je pense même pas que la question de
l'entourage se pose, on ne peut pas continuer à vivre pour les autres alors
que l'on souffre, et ça devrait plus être une satisfaction pour lafamille de
se dire que de cette maniére une personne qui nous était chére ne souffre
plus. Nous mourrons tous un jour, alors autant avoir une vie agréable. Mais
si la vie ne peut pas nous être agréable, pourquoi
persévérer? |
En effet, si les familles pouvaient se dire « il ne souffre plus » au lieu
de « c’est de notre faute, on aurait du voir, on n’a pas été
assez attentionné, il nous manque… », y’aurais pas grand chose à dire
sur le suicide.
|
Dark_Bear
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Posté le: Dim Mar 11, 2007 18:41 pm Sujet du message:
Loyd >> J'avoue que mon raisonnement est un peu pessimiste et que la
tentative de suicide peut-être un appel a l'aide.
Mais chaque point de vue se défend, tu m'as donner l'exemple de quelqu'un
qui était contente d'avoir loupé son suicide mais, je peux aussi donner
l'exemple inverse de personnes qui ont multiplié les tentatives de suicides.
C'est vrai aussi, que j'ai eu tord sur plusieurs point et je le reconnais (
c'est aussi le but du débat d'admettre ses erreurs), car j'ai parlé en
fonction de ma vision de la vie.
Même si pour moi le suicide doit rester une liberté individuelle, le droit
de décider de sa personne, peut inporte qu'on nous aide ou pas, que se soit
un appel au secour, on ne peut interdire de se suicider.
en faut je vois pas pourquoi il existe un tel topic puisque quoi que nous
disions, ça ne changera rien au fait que des gens se suicident chaques jours.
|
Lyod
Petit nouveau

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Posté le: Dim Mar 11, 2007 19:03 pm Sujet du message:
C'est justement ce qui devrais t'empêcher d'affirmer que le suicide devrait
être un droit, le fait que tu reconnaisses que chaque cas est différent. Or,
on ne créer pas un droit à partir d'un certain type de cas, il faut qu'il
soit valable pour tous.
Et de même, quand on discute d'un droit, il faut s'appuyer sur ce que l'on
sait vraiment... Les exemples que je t'ai donnés ne sont pas minoritaires, il
suffit de se documenter pour comprendre que les tentatives "appels à l'aide"
représentent une bonne part du pourcentage, par exemple.
Enfin, le fait qu'il y ait chaque jour des suicides ne veut pas dire qu'on
doit accepter le suicide. Comme je l'ai dit, les suicidaires ne sont que
rarement en état de penser raisonnablement leurs actes, ils ont une vision du
monde très noire mais qui peut-être changée. Certes, la plupart de ceux qui
tentent une fois recommence (enfin il me semble), mais dans le long terme, les
nouvelles tentatives sont beaucoup plus rares, et avec le temps presque tous
se rendent compte que tout de même, en se supprimant, ils en auraient loupés
des choses !
Après, parler de "droit" c'est bien compliqué... Par exemple au USA il n'y a
pas le droit et des mesures sont souvent prises contre ceux qui tentent
(envois dans un hopital psychatrique, garde à vue, etc....), en Chine c'est
carrément... la peine de mort ! En suisse c'est l'inverse, il y a carrément
des centres où l'on peut venir se suicider (triste jeu de mots).
|
Ozimandias
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Posté le: Dim Mar 11, 2007 22:56 pm Sujet du message:
| Lyod a
écrit: | Dark_Bear, ton
raisonnement est mauvais parce qu'il s'appuie sur ta seule expérience, il
n'est pas universalisable.
|
Toi de même. Au lieu de te fier à ce que tu vois comme Dark_Bear tu a
préférer un réactionnisme primaire te faisant sbire des idées "biens
pensantes" de ton idéal d'une sociétée. ( j'abuse un peux( beaucoup ))
Mais si tu réfléchissais en termes existantiels plutôt qu'en termes donnés
par la sociétée ? le débats n'est pas terminé, car j'ai franchement
l'impression qu'il à l'air terminé pour toi.
Quand à celui qui m'a cité plus haut, je ne comprends absolument pas le
raport avec ce que j'ai dis.
Il me parle de la douleur des autres , des dépenses , et des gosses
???
Je parlais de l'utilitée du suicide et de sa raison d'être, et de mon point
de vu dessus.
Vu que le suicide existe, il a une raison. Consciament c'est surtout pour
prendre les choses en mains que l'on fait ça, agir enfin !!! se réaliser (
et se finir ). On imagine mal en fait à quel point on est brimé, ce n'est
pas tant la souffrance car la souffrance avec un peu de volontée peu devenir
"bonne", on est sado que je saches !!!
On se lève très tôt on se fait chier au boulot on rentre à pas d'heure,
plein de truc qui marche pas, LA ON VA ME SORTIR MAIS FAUT VOIR LES CHOSES EN
CARPE DIEM, mais osef !!! je n'ai pas dis que c'était MAUVAIS que c'était
pas beau pas agréable AU CONTRAIRE, se faire chier c'est bien, ça forme
l'esprit. le capé diem n'a aucun rapport, le carpé diem c'est positionner
l'avis. Or là l'avis n'a pas de position.
Car les bienfait sont aussi des douleurs, d'un autre niveau encore que non.
C'est simplement qu'on est conditionné pour ranger d'un coté ou d'un autre.
( pas le temps pour écrire le reste )
|
Lyod
Petit nouveau

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Posté le: Lun Mar 12, 2007 18:25 pm Sujet du message:
Ozimandias, oui tu abuses un peu, et il suffit pas de l'avouer pour se le
faire pardonner. Mes deux messages ont juste pour fonction de préciser à
Dark_Bear que les cas sur lesquels ils s'appuient pour affirmer que le suicide
devrait être un droit ne sont pas universalisables, et pour m'expliquer
j'utilise moi aussi des cas particuliers (et je préfère à moult reprises
que ce sont bien des cas particuliers, quoique tu dises) destinés à
démontrer que non, tous les suicidaires ne sont pas aptes à faire un choix
raisonnables, tout les suicidaires n'ont pas véritablement envie de tenter
pour mourrir mais souvent pour appeler à l'aide, et enfin que beaucoup qui
ont ratés sur le long terme ne regrettent pas leur échec.
C'est tout de même la troisième fois que j'explique mon propos, pourquoi
est-ce que tu qualifies mon argumentaire de "réactionarisme primaire" ? Dés
qu'on est pas d'accord on est un "réactionnaire primaire", "sbire d'idées
bien pensantes" ? Quoi, dés qu'on trouve que le raisonnement de quelqu'un est
mauvais ou faux, on mérite d'être insulté ?
Sinon, moi le bien pensant, je vous affirmerais que je suis tout de même
rendu à ma troisième tentative de suicide, au cas où certains croiraient
que je n'ai aucune expérience de la vie, et que je me contente de penser à
travers les articles que je peux lire. Mais d'une manière ou d'une autre, en
philosophie le verbe "se fier" n'a pas vraiment sa place...
PS : relis moi Ozimandias, tu verras que je précise bien qu'il ne s'agit pas
pour moi de terminer le débat, mais de discuter avec Dark qui lui a des
idées arrêtées (pour l'instant).
|
Cioran
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Posté le: Lun Mar 12, 2007 19:32 pm Sujet du message:
Tout ceci me parait bien résumer une problématique de points de vue, et
d'intérets.
Pour le suicidaire, le point de vue est que l'avenir est sans plaisir, que la
mort est préférable à ce qui va venir, et bien souvent, que la société de
toute façon n'a pas besoin de lui, qu'il ne sert à rien, et même tant
qu'elle le rejette.
Pour la société, accepter le suicide est impensable du point de vue
éthique. D'un côté, il y a des gens qui ont la conviction que le suicidaire
n'est pas à même de prendre les bonnes décisions, et d'un autre des gens
qui pensent que le suicide nuit à la société, ce qui est vrai, et qui
demandent à chaque individu cet effort de survie pour son fonctionnement
correct.
Comme je le disais, pragmatiquement, l'individu légitime le suicide qui est
une liberté comme les autres, la société sait que cette légitimation peut
entrainer quelques morts parfaitement inutiles et de toute façon nuisibles.
Je dirais pour ma part que tout va bien donc, la société limite la casse en
jetant le haro sur le suicide, mais l'individu peut bien se suicider, qui va
l'en empêcher (à part les réanimateurs). Voilà donc les individus libres
de tenter de mourir et libres aussi de tenter de sauver des vies.
|
Lyod
Petit nouveau

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Posté le: Lun Mar 12, 2007 22:13 pm Sujet du message:
Je suis d'accord, mais le problème reste que la légalisation du suicide
suppose l'illégalisation de tout empêchement de la part d'autrui. Personne
ne peut sauver le suicidaire si il a droit, le fait de le retenir de se jeter
par la fenêtre ou continuer de tenter de le convaincre quand il dit qu'il ne
veut plus nous entendre devient du coup un non respect de ce droit... tu
penses vraiment que ça peut fonctionner ainsi ?
Je pense qu'on ne peut nier la liberté de se supprimer, pour les raisons
évoquées par chacun. Mais je ne pense pas que cette liberté doit mener à
un véritable droit, pour les raisons perverses que cela aurait (j'imagine mal
une personne interdite d'empêcher son ami de se jeter par la fenêtre, parce
qu'il en a le droit). Le droit de se suicider
sacrifierai le devoir moral d'aide à personne en danger. Quelqu'un qui
a des idées suicidaires est une personne en danger, puisque sa souffrance la
pousse à renoncer à la vie, à prendre une décision unique en son genre :
une décision qui rend tout retour en arrière complètement impossible.
D'ailleurs, c'est aussi cette singularité de l'acte qui fait qu'on ne peut
considérer - à mon avis - la liberté de suicide comme n'importe qu'elle
autre liberté.
|
Cioran
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Posté le: Mar Mar 13, 2007 08:18 am Sujet du message:
| Citation: | | Je
pense qu'on ne peut nier la liberté de se supprimer, pour les raisons
évoquées par chacun. Mais je ne pense pas que cette liberté doit mener à
un véritable droit, pour les raisons perverses que cela
aurait |
Je pense que c'est ce qui se passe déjà et c'est ce que je décrivais. Y'a
aussi donc le problème de la mort assistée, et c'est là que se situe encore
le débat sur la mort : entre autoriser quelqu'un à mourir et lui en donner
les moyens, y'a autant de différence qu'entre autoriser quelqu'un à bosser
et lui en donner la possibilité.
|
Dark_Bear
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Posté le: Ven Mar 16, 2007 12:20 pm Sujet du message:
Non je n'ai jamais dit que je revenais sur ce que j'ai dit concernant le droit
au suicide. Si l'on veut se suicider c'est notre droit, aprés que quelqu'un
nous en empéche c'est une autre affaire, cela dépend de la responsabilité
de chacuns. Mais pourquoi une personne qui se suicider n'aurati-elle aps se
doirt? Je ne comprend pas. Elle ne doir rien à personne, si l'on est libre de
choisir la maniére dont on veut vivre, comme on nous le dit dans notre
société, on est libre de choisir sa mort.
Et pour qu'une personne se pousse au suicide, c'est qu'elle a eu des
problémes, non? Or les problémes généralement sont liés aux autres, quand
on est persécuté, ignoré, que l'on a des problémes divers avec notre
famille notre entourage, etc... Ce n'est pas quand ça va mal qu'il faut s'en
soucier, c'est bien avant pour empécher quelqu'un de se suicider, il faut
empécher qu'elle ait cette envie. C'est en arrétant d'être individualiste,
de ne penser qu'à soit et non au mal que l'on pourrait faire aux autres, que
l'on pourra changer quelque chose.
|