bassanio
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Posté le: Jeu Aoû 24, 2006 13:08 pm Sujet du message: Re: .:Le Titre de Philosophe:.
| Aragoree a
écrit: | Hello!
Voila que pendant quelque temps j'ai entendu dire qu'il existait des criteres
poour devenir philosophe.En effet fallait donner son avis personnel sur toi
chose , et aprés decrocher ce titre!Donc wala c'est quoi ces trois
criteres(que je connais) pas!
Ensuite si les trois criteres sont divulgués pouvons ns donner chacun notre
point de vue dessus en commençant dans un premier ton etape par etape ensuite
en tiré une conclusion !
Merci |
Être philosophe, c'est d'abord une démarche intellectuelle et une
implication personnelle, ce n'est pas un titre.
Ceci dit, se prétendre philosophe exige de l'individu qui pratique la
philosophie, de la cohérence. Cette cohérence se caractérise par :
- la neutralité et l'objectivité du propos. Une volonté d'examiner tous les
facteurs impliqués dans l'élaboration d'une théorie afin de mettre cette
théorie à l'épreuve de la réalité.
- la volonté de remettre en doute ses propres certitudes et d'affiner sa
propre base de connaissances afin de dégager des vérités les plus
universelles possibles.
- et enfin, selon moi, appliquer sa théorie à soi-même, car une théorie
philosophique qui n'implique pas la réciprocité est une théorie
philosophique incomplète, voire un sophisme.
bassanio
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Quiddité
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Posté le: Dim Aoû 27, 2006 20:18 pm Sujet du message:
| Citation: | Cette cohérence se caractérise par :
- la neutralité et l'objectivité du propos. |
Profond désaccord ! Tous les philosophes voient et perçoivent le monde à
leur façon, et s'ils tentent d'être universels, ils sont loin, malgré tout,
de l'être ! Quand on lit Heidegger, c'est la vue d'Heidegger. Ainsi de
Sartre, ainsi de Kant, ainsi de Bassanio.
| Citation: | | la
volonté de remettre en doute ses propres certitudes |
Là encore, peut-être au début, mais jusqu'au point de s'estimer
suffisamment reconnu pour avoir à se défendre, d'avoir pénétré le monde
littéraire pour ne devoir se désister dans l'évolution et la fuite de la
critique, et parfois juste l'orgueil de considérer qu'on peut apposer dans la
marge le commentaire "tout bien réfléchi" impliquant de façon très muette
"subjectivement j'ai raison", encore que l'adverbe ne soit pas tant reconnu
que cela.
| Citation: | | et
enfin, selon moi, appliquer sa théorie à soi-même |
Ah, je sens que je vais encore casser du sucre sur le dos du bon Rousseau,
c'est ça ? Juste parce qu'il fut le plus illustre incohérent ? Allez, il y a
en a eu plein d'autres...
|
Miss Chocolat
Invité
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Posté le: Dim Aoû 27, 2006 22:47 pm Sujet du message:
| Quiddité a
écrit: | Ah, je sens que je vais
encore casser du sucre sur le dos du bon Rousseau, c'est ça ? Juste parce
qu'il fut le plus illustre incohérent ? Allez, il y a en a eu plein
d'autres...  |
Bah c'est tout de même l'exemple le plus éloquent, et le plus célèbre...
Cela dit, une autre question me vient à l'esprit : peut-on s'estimer
philosophe en ayant fait des études de philosophie?
Un professeur de philo est-il considéré comme philosophe?
Cette question m'est venue en lisant un livre de mon prof de philo, dans
lequel il était présenté comme "philosophe"... Non pas que je mette en
doute sa réflexion, mais je me posais juste la question...
|
Quiddité
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Posté le: Lun Aoû 28, 2006 19:52 pm Sujet du message:
Franchement, et totalement subjectivement, j'avais en tête une phrase
approximative que j'associais à Kant (j'ignore même bien pourquoi), mais
que, après lecture d'un Hadot (d'âne ^^), je voyais offert à un tout autre
penseur : "On apprend [dans un cursus de philosophie] la philosophie, mais
certes pas à philosopher".
Si incidemment quelqu'un connait l'auteur véritable de cette idée, oh
prière de me répondre !
Et de rajouter juste à l'adresse de Miss Chocolat, qu'un prof de philosophie
ne devrait l'être forcément, de même qu'il n'est obligatoire qu'il soit
penseur, même s'il est au minimum obligatoire simple penseur. Et les idées
révolutionnaires ne sont toujours intrinsèques au cursus... Bref, c'est
juste un mandat offert après un beau fil d'Ariane comme récompense
complémentaire à l'officiel diplôme ; or, c'est se faire abuser entre
capacités scolaires et didactique... supérieure ? générale ? personnelle ?
A vous de voir ^^
|
bassanio
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Posté le: Mar Aoû 29, 2006 06:27 am Sujet du message:
| Quiddité a
écrit: |
| bassanio a écrit: |
Cette cohérence se caractérise par :
- la neutralité et l'objectivité du propos. |
Profond désaccord ! Tous les philosophes voient et perçoivent le monde à
leur façon, et s'ils tentent d'être universels, ils sont loin, malgré tout,
de l'être ! Quand on lit Heidegger, c'est la vue d'Heidegger. Ainsi de
Sartre, ainsi de Kant, ainsi de Bassanio.
|
Qu'il soit "difficile" de compter jusqu'à l'infini n'implique pas qu'il
faille renoncer. On est jamais complètement neutre et on est jamais
complètement objectif, c'est clair. Pour moi, philosopher, c'est commencer et
surtout continuer à compter.
| Quiddité a
écrit: |
| bassanio a écrit: |
| la volonté de remettre en doute ses propres
certitudes |
Là encore, peut-être au début, mais jusqu'au point de s'estimer
suffisamment reconnu pour avoir à se défendre, d'avoir pénétré le monde
littéraire pour ne devoir se désister dans l'évolution et la fuite de la
critique, et parfois juste l'orgueil de considérer qu'on peut apposer dans la
marge le commentaire "tout bien réfléchi" impliquant de façon très muette
"subjectivement j'ai raison", encore que l'adverbe ne soit pas tant reconnu
que cela. |
La formule aussitôt écrite n'est déjà plus qu'une formule dépassée
destinée à être remplacée par une formule plus élaborée encore. Dans le
compte vers l'infini, la somme atteinte n'est jamais qu'une étape. Celui qui
perd de vue l'idéal n'est pas un philosophe au travail, mais un philosophe au
repos. Un homme mort n'est plus un homme.
| Quiddité a
écrit: |
| bassanio a écrit: |
| et enfin, selon moi, appliquer sa théorie à
soi-même |
Ah, je sens que je vais encore casser du sucre sur le dos du bon Rousseau,
c'est ça ? Juste parce qu'il fut le plus illustre incohérent ? Allez, il y a
en a eu plein d'autres... |
Celui qui s'acharne sur un cadavre ne peut prétendre à une victoire
éclatante, c'est juste un charognard. Il vole le compte vers l'infini de
l'homme mort, il rajoute "1" et dit "je suis un meilleur philosophe que lui".
On me répondra que j'en fais autant avec Nietzsche, mais Nietzsche ne
comptait pas vers l'infini, il se prenait pour l'infini. Il y a des hommes
dont la vie est celle d'un cadavre, un objet étranger à l'humanité.
Pour ce qui est du philosophe, je le répète, ce n'est pas un titre, mais une
démarche intellectuelle qui consiste à regarder toujours plus loin au-delà
des apparences.
Comme disait l'autre chinois : "Quand le sage montre la lune, l’idiot
regarde le doigt".
Celui qui regarde le philosophe et dit de lui qu'il est un philosophe, ne voit
pas l'essentiel. L'homme ne compte pas, seul compte ce qu'il produit pour les
autres.
Je ne voulais plus écrire, mais je n'ai pas pu résister. Orgueil et vanité
bassanio II, le retour de l'imputrescible
|
Quiddité
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Posté le: Mar Aoû 29, 2006 09:55 am Sujet du message:
| Citation: | | Celui qui perd de vue l'idéal n'est pas un philosophe au
travail, mais un philosophe au repos. Un homme mort n'est plus un homme.
|
Mmmhhh un idéaliste !
Entièrement d'accord, autant avec le propos précédent. Mais note bien que
sur le plan historique, un peu comme en politique d'ailleurs, le philosophe
arrive en renonçant à tout point d'arrivée, mais souvent se cantonne et
s'arrête sur des points investis alors de véracité ; les détracteurs
diraient autrement que cela "ne sert à rien", et c'est déjà, vrai,
mésentendre l'idéal mobile... et ce sans mobile. Mais bon, nul n'est parfait
(la perfection étant le mouvant, ô Bergson ?) :p
| Citation: | | Celui qui s'acharne sur un cadavre ne peut prétendre à une
victoire éclatante, c'est juste un charognard. Il vole le compte vers
l'infini de l'homme mort, il rajoute "1" et dit "je suis un meilleur
philosophe que lui". |
Nietzsche :p
Mais tu vois comme tu modules aussi tes arguments. Franchement, même l'infini
comprend sa limite, parce qu'on le pense avec une certaine limite, et si
l'eidos de l'infini est Chose fabuleuse, on tend parfois, se redressant de
temps à autres, à se commettre dans un point d'arrêt. Mais bon, illustrons
^^
| Bassanio a
écrit: | | L'homme ne compte pas,
seul compte ce qu'il produit pour les autres. |
Or
| Citation: | | ...mais Nietzsche ne comptait pas vers l'infini, il se prenait
pour l'infini. |
Donc cet argument est irrecevable, jugeant sur la personne
Ergo
| Citation: | | Comme disait l'autre chinois : "Quand le sage montre la lune,
l’idiot regarde le doigt". |
Quiddité 0,5, l'infini sans bornes :p
|
bassanio
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Posté le: Mer Aoû 30, 2006 01:07 am Sujet du message:
| Quiddité a
écrit: |
| bassanio a écrit: |
| Celui qui perd de vue l'idéal n'est pas un philosophe au
travail, mais un philosophe au repos. Un homme mort n'est plus un homme.
|
Mmmhhh un idéaliste ! |
On ne peut pas te le cacher
| Quiddité a
écrit: | | Entièrement d'accord,
autant avec le propos précédent. Mais note bien que sur le plan historique,
un peu comme en politique d'ailleurs, le philosophe arrive en renonçant à
tout point d'arrivée, mais souvent se cantonne et s'arrête sur des points
investis alors de véracité ; les détracteurs diraient autrement que cela
"ne sert à rien", et c'est déjà, vrai, mésentendre l'idéal mobile... et
ce sans mobile. Mais bon, nul n'est parfait (la perfection étant le mouvant,
ô Bergson ?) :p |
Ce que je voulais simplement souligner, c'était la vacuité de la pensée
figée dans l'écriture. On donne aux enfants des référents, mais on ne leur
apprend pas que ces référents ne sont pas absolus. C'est comme si on les
nourrissait avec des cadavres. Merde, c'est ce que l'on fait Il
faudrait manger les petits cochons vivants et
enseigner une philosophie vivante qui fait la part plus belle à une pensée
plus dynamique plutôt qu'à glorifier les cadavres qui l'ont conçu, se
rendre sur l'agora plutôt qu'au panthéon. Après cela, faut-il s'étonner
que certains demandent comment on obtient le titre de philosophe ? Il faut
leur apprendre comment philosopher.
| Quiddité a
écrit: |
| bassanio a écrit: |
| Celui qui s'acharne sur un cadavre ne peut prétendre à une
victoire éclatante, c'est juste un charognard. Il vole le compte vers
l'infini de l'homme mort, il rajoute "1" et dit "je suis un meilleur
philosophe que lui". |
Nietzsche :p | Tu es un rusé, toi
Ce
argument visait ton désir de pourfendre ce pauvre Rousseau dont tu te
réjouissais déjà à l'idée de lui arracher la peau du dos.
| Quiddité a
écrit: | | Mais tu vois comme tu
modules aussi tes arguments. Franchement, même l'infini comprend sa limite,
parce qu'on le pense avec une certaine limite, et si l'eidos de l'infini est
Chose fabuleuse, on tend parfois, se redressant de temps à autres, à se
commettre dans un point d'arrêt. Mais bon, illustrons
^^ |
| pour les ignorants comme
moi, le savant a écrit: | | La
réduction eidétique (du grec eidos qui signifie idée ou essence) consiste
à éliminer les éléments empiriques pour atteindre ces réalités ultimes
que sont les essences. Il s'agit de découvrir par la description des choses
ce qu'elles sont profondément et ce qu'est la conscience qui pense ces
choses. Pour cela, on fera varier imaginairement les points de vue sur
l'essence pour faire apparaître l'invariant. |
D'accord, je suis un pervers, mais pas plus que toi
J'admet qu'il faille faire le point de temps en temps.
C'est bien cette démarche eidétique. J'utilise souvent les analogies comme
outil de démonstration. C'est vrai que c'est facile pour faire comprendre des
concepts abstraits et imager le propos, mais qu'il a les défauts de ses
qualités : soit l'interlocuteur confond l'image induite par l'analogie et
l'objet décrit, soit il croit que c'est moi qui les confond
Il faudra que je m'habitue à utiliser ce nouvel outil. Comme quoi la forme
"babelisée" de tes propos m'oblige aussi à apprendre et c'est bien ce que je
recherche dans cet échange.
| Quiddité a
écrit: |
| Bassanio a écrit: |
| L'homme ne compte pas, seul compte ce qu'il produit pour les
autres. |
Or
| bassanio a
écrit: | | ...mais Nietzsche ne
comptait pas vers l'infini, il se prenait pour
l'infini. |
Donc cet argument est irrecevable, jugeant sur la
personne |
Non, je dis que Nietzsche parlait tous seul pour lui même. Il n'a rien
produit pour les autres. Il y a des gens qui chantent dans leur salle de
bains. Il faut croire qu'il avait laissé la fenêtre ouverte et que certains
ont trouvé son chant mélodieux. Tous le monde n'est pas mélomane
| le dictionnaire a
écrit: | | Ergo : Donc, par conséquent, en
conséquence. |
Effectivement, comme tu dis
| Quiddité a
écrit: |
| bassanio a écrit: |
| Comme disait l'autre chinois : "Quand le sage montre la
lune, l’idiot regarde le doigt". |
Quiddité 0,5, l'infini sans bornes :p |
Très bon, très drôle
Que ce soit la lune ou l'infini, l'idiot regardera toujours le doigt (n'est-ce
pas là un bon exemple de réduction eidétique ?)
bassanio
|
Quiddité
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Localisation: Sous la touche "Seth" ?
|
Posté le: Mer Aoû 30, 2006 19:07 pm Sujet du message:
| Citation: | | On
donne aux enfants des référents, mais on ne leur apprend pas que ces
référents ne sont pas absolus |
J'avoue que je commence déjà à bien aimer ce que tu risques de dévoiler de
ta pensée sur la cognition et l'éducation par la suite... enfin,
j'acquiesce, même si je vois que ton coeur animé d'idéaliste fervent traite
de façon métaphoriquement macabre les "bonnes mesures", mauvaises et
sépulcrales. Tu vas loin, disons... jusqu'à l'infini (même si la mort a
quelque chose, à la vie, comme une fin) .
| Citation: | | ne
philosophie vivante qui fait la part plus belle à une pensée plus
dynamique |
Exactement ! Mais puisque je te tiens pour un solide penseur, enfin, disons,
un grand pensé, alors dis-moi donc : l'éducation tient cela comme exclus
dans la vie courante, à tous les torts, et là vraiment pour rendre plus
étiques les élèves et moins encore éthiques... mais voilà, l'aporie : si
en philosophie la dialectique est déjà l'élan pur du dynamisme, si
l'éducation prône pour des formes obscènes de syncrétisme douteux ou de
rigueurs fangeuses, comment faire passer cet idéal d'une pensée en mouvance
et qui dépasse le droit des limites de l'instruit et de la connaissance-là
(incluant l'instructeur (« instructueur » ? ^^), trop bête parfois pour se
savoir ignorant et imparfait, ou trop fainéant il est vrai pour y remédier)
sans que cela vienne à remettre en cause le faux confort général qu'est
l'Education Nationale ? En somme, si elle venait à prêcher un au-delà à
l'instant, elle n'y survivrait pas. Aussi, COMMENT FAIRE ? (crie
l'idéalisme).
| Citation: | | se
rendre sur l'agora plutôt qu'au panthéon |
Et voilà ! Et que fais-tu du "stoa" et des pilotis, des maisons de stuc (et
même de pierre paille ou brique) et des piloris ? On peut réfléchir
partout, hein, pas seulement sur les coeurs ""mourants"" d'Athènes... :p :p
(pure boutade )
| Citation: | | Cet
argument visait ton désir de pourfendre ce pauvre Rousseau dont tu te
réjouissais déjà à l'idée de lui arracher la peau du dos.
|
C'est vrai que je suis bailleur de certains cadavres
| Citation: | D'accord, je suis un pervers, mais pas plus que toi  |
Silence, Dieu nous écoute, homme-qui-n'existe-pas ! :p
| Citation: | | Non, je dis que Nietzsche parlait tous seul pour lui même. Il
n'a rien produit pour les autres. Il y a des gens qui chantent dans leur salle
de bains. Il faut croire qu'il avait laissé la fenêtre ouverte et que
certains ont trouvé son chant mélodieux. |
Mdr ! Ah, je te trouve toujours bien trop catégorique sur ce pauvre chanteur
de salle de bain, aux jeux de mot pourtant rusés, mais il faut croire en
effet que ta jalousie sur sa détaxe aquatique t'a fait négliger ses feux
ardents. Allons, le gendarme ferme les yeux sur le rouge grillé
| Citation: | | Que
ce soit la lune ou l'infini, l'idiot regardera toujours le doigt (n'est-ce pas
là un bon exemple de réduction eidétique ?) |
Mdr ! Ben ça dépend, si en extension le doigt existe, persiste ou simplement
perdure. Mais considérons que si à un chien cela fonctionne bien, sa
réduction eidétique risque néanmoins de s'étendre à l'arbre pointé vers
lequel son envie d'uriner le pousse inexorablement. En somme, c'est quelque
chose comme limité par les passions, qui, dans le cas canin qui nous occupe,
amène assurément à un dépassement d'intelligence et à un résultat
similaire à l'au-delà qui s'il n'est démontré est au moins fait avec
doigté. Et l'on peut saluer cette performance, quand on sait que les chiens
n'en possèdent pas des masses... (les hécatonchires en auraient probablement
un soupçon plus, "l'ère" de rien).
Au plaisir.
|