Gentillefille
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Posté le: Lun Mar 28, 2011 18:33 pm Sujet du message: La motivation des jeunes pour le travail
Attention ! Ce qui suit n'est qu'un ressenti d'un groupe de personnes au sein
d'une seule entreprise sur un bassin d'emploi très resserré, la vérité
générale est peut-être tout autre...
Mon étude porte sur les jeunes, que ce soit l'étudiant en vacances, celui
qui fait un break scolaire ou le jeune nouvel actif, qui recherche un emploi
durable ou non dans le but de se mettre des sous de côté pour diverses
raisons (études, permis, voiture, voyages) ou dans le but de se lancer dans
la vie active et d'avoir un revenu régulier.
Entre 2002 et 2004
J'avais + de CV sur mon bureau que de places disponibles au magasin. Comme je
les entassais, il était bon pour le candidat de renouveler ses visites afin
que son CV retrouve le haut de la pile. Le recours à l'intérim était rare.
Les personnes embauchées étaient motivées, travailleuses, rarement voir
jamais absentes ni même en retard.
Entre 2005 et 2008
Je n'avais pas les mêmes fonctions, m'occupant des + jeunes dans un
établissement scolaire.
Je trouvais le jeune particulièrement mou et peu soucieux de son avenir.
Rares étaient les élèves en stage (4 semaines) à ne pas avoir été
absents ou en retard au moins une fois lors du stage, chose qui était
impardonnable à "mon époque" (pénalité sur la note de stage). Ce constat
n'engage que moi-même d'après mes observations et la comparaison de "mon
époque" pas si lointaine que ça. Mais vous allez voir + loin où je veux en
venir...
Depuis 6 mois
Malgré un taux de demandeurs d'emplois et d'inactifs parmi les + élevés de
France en période hivernal dans la région, je n'arrive pas à combler tous
les postes dans le magasin. Je n'ai plus besoin de bannette pour trier les CV,
ceux-ci se limitant au maximum à 3 ou 4 par semaine. Je suis contrainte de
devoir faire appel massivement à l'intérim. Nous travaillons d'ailleurs avec
3 agences... J'ai également de nombreuses personnes envoyées par les
organismes tels que Pôle Emploi, chose qui n'existait que très rarement à
l'époque 2002/2005.
Pour les "Pôle Emploi", attention je risque de ne pas me faire des amis mais
c'est le constat que je fais... L'immense majorité n'a pas envie de
travailler, d'ailleurs certains ne se gênent pas pour me le dire ouvertement.
Je dirai qu'actuellement 2 personnes sur 3 qui sont envoyées chez nous par
ces organismes retournent au Pôle Emploi comme ils en sont venus. Parmi les
restants je dirai que les 3/4 abandonnent sous 3 jours avec à chaque fois de
l'excuse bidon.
Pour les intérims voici comment ça se passe...
Au briefing à 10h30, je comptabilise auprès des chefs de rayon le nombre
d'intérimaires nécessaires pour la journée du lendemain. J'appelle les
agences en fin de matinée, donnant moitié à l'agence principale et le reste
aux 2 autres. Dans le courant d'après-midi, j'ai confirmation de la part des
agences que j'aurai les intérimaires demandés. J'entends par là que les
agences ont pris contact avec les intérimaires pour leur signifier la mission
du lendemain et qu'ils y ont répondu favorablement. Je dispose également de
leurs noms (pour les badges de pointage).
Le lendemain, à mon arrivée au magasin, je fais le tour pour voir si tous
les intérimaires sont là et oh surprise ! Il en manque à chaque fois
disons, pour être sympa, 1 sur 3...
On fait travailler les intérimaires à chaque fois 3 jours et bien sur les 2
parmi les 3 qui sont venus le 1ier jour, 1 autre disparait le 2ième ou le
3ième jour, sans nous avertir, dans 95% des cas, bien évidemment...
Les seuls qui tiennent un peu la route sont les "CV", ceux qui postulent
directement auprès du magasin (les 4-5 par semaine).
Donc là on a eu une réflexion de groupe disons... Une sorte de réunion pour
savoir d'où venait le problème... Peut-être est-ce la faute du magasin, les
chefs de rayons trop secs ou trop directifs, le rythme de travail trop
soutenu, les agences d'intérim qui se moquent de nous...
...
Ou alors est-ce que tout cela ne viendrait pas d'un manque de motivation des
candidats ?
Je ne suis pas dans la peau de chacun pour savoir ce qu'il pense mais moi,
personnellement, je pense que le travail c'est (très !) important, même si
c'est "peu payé" (les intérims et CDD partent tout de même avec 1226 euros
net mensuel) ou que les horaires peuvent être difficiles (c'est sûr que les
soirées jusqu'à minuit quand on bosse à 5 heures c'est dur) mais merde !
C'était la même chose il y a 5 ans non ? Et pourtant les gens venaient
bosser quand même et aujourd'hui non... Alors que s'est-il passé ? Les gens
sont-ils devenus fainéants ? Ce que j'ai vu au lycée il y 2-3 ou 4 ans
(jeunes mous, peu motivés et peu soucieux de leur avenir) n'était-il que le
signe avant-coureur de la situation actuelle ?
J'attends vos réponses sur la question.
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lililule
Suprème actif


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Posté le: Lun Mar 28, 2011 18:38 pm Sujet du message:
Tu t'inquiètes pour ta marmaille?
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Gentillefille
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Posté le: Lun Mar 28, 2011 18:46 pm Sujet du message:
Non, pour ma santé.
Quand un rayon n'est pas assuré par un employé le matin à 5 heures, c'est
le personnel encadrant, arrivant à 6-7 ou 8 heures qui doit le faire, ce qui
est normal tu me diras, sauf que là ça prend des proportions énormes.
Quand c'est un simple rayon en libre service ça peut encore aller. Quand
c'est le poissonnier ou le charcutier ou le 1/3 des caissières qui manquent
là c'est quasiment irremplaçable. D'un côté tant mieux pour le personnel
polyvalent et volontaire qui sait faire ce genre de travail (tout le monde
n'est pas poissonnier !), ça leur fait des heures supplémentaires, payées,
à gogo mais même eux, à force, ils en ont marre.
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Tommy Angello
Administrateur


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Posté le: Lun Mar 28, 2011 18:52 pm Sujet du message:
C'était mieux avant ma bonne dame, parce que je vais vous dire: tout fout
l'camp. Les jeunes c'est pu c'que c'était de mon temps.
Pour l'intérim ca m'étonne, foutre le camp en mission c'est se retrouver
dernier dans l'ordre de priorité de ceux qui sont appelés, donc pas de
boulot pendant un mois et plusieurs mois de lente reprise.
En bref je dirait que la crise à la télé n'y est pas pour rien. Tout le
monde nous dit que c'est foutu et qu'on va en chier du bois pour trois fois
rien, on en déduit quelle approche utiliser. De plus, se crever au boulot
quand on voit sa situation s'améliorer et l'avenir radieux, c'est pas comme
se crever au boulot pour stagner dans la mouise. Bien sur les jeunes sont
toujours les mêmes, le génome n'a pas brutalement changé, pas plus que
l'éducation ou je ne sais quoi. La situation est différente, le résultat
aussi. Il n'y a qu'un pas à faire pour en arriver à tout coller sur le dos
des jeunes: voir ma première phrase.
Si tu veux bosser avec des gens responsables, ils faut les former à l'être,
pas attendre qu'ils tombent du ciel. Fait des remarques, donne des conseils,
utilise du sarcasme... La pression sociale est un bien meilleur moteur que la
pression monétaire.
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La Bête
Silver Mercure

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Posté le: Lun Mar 28, 2011 18:52 pm Sujet du message:
Il y a deux choses.
D'abord, ça tout le monde le sait, la course aux diplômes augmente.
ça fait que les jeunes qui sortent d'école aujourd'hui sont plus qualifiés
qu'autrefois, et malheureusement, dans bien des cas, les gens plus ou moins
qualifiés préfèrent attendre une offre qui correspond à leur profil que de
patienter en faisant un petit boulot qui n'est soit pas de leur domaine, soit
pas de leur niveau de compétences... quelque part un petit boulot ça prend
du temps qu'on ne consacre pas à la recherche active.
Maintenant, cherchent-ils tous activement ?... attendre une réponse du pôle
emploi c'est bien aussi... par contre on ne peut pas attendre que le pôle
emploi nous cherche du travail si on en a déjà un... mais au bout d'un
certain nombre de propositions il me semble qu'il est maintenant obligatoire
d'accepter... donc on y va en traînant les pieds.
D'autre part, et ça je le sais parce que ma mère bosse pour la vente par
correspondance et dans le marketting direct, et que cela l'amène à avoir
sous les yeux des études sociologiques sur le profil des clients, la nouvelle
génération est comme ça : elle ne bosse que si elle y trouve un avantage
immédiat, car elle a vu ses parents se crever le cul à des métiers indus et
épargner comme des sauvages en espérant que demain soit meilleur, et pour
beaucoup demain ne le fut pas. L'enquête concluait bien que la nouvelle
génération des 20/30 ans bossait avant tout pour être heureux aujourd'hui,
pas demain.
Ce qui achève d'expliquer le phénomène décrit dans les paragraphes
précédents.
|
Gelmah de Rothmir
Suprème actif


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Posté le: Lun Mar 28, 2011 19:18 pm Sujet du message:
Allons tous cultiver notre jardin en Irlande !
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Tommy Angello
Administrateur


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Posté le: Lun Mar 28, 2011 19:37 pm Sujet du message:
Si être heureux implique de ne pas bosser à des horaires fantaisistes
aussi...
T'a pensé à recruter 25% d'intérim en plus de ton besoin?
T'a pensé à embaucher du personnel permanent en plus des intérims?
|
Eponine
Madame Casse-Pieds

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Posté le: Mar Mar 29, 2011 07:22 am Sujet du message:
Embaucher un CDI quand t'as besoin d'un mec 35h, c'est un peu stupide, non ?
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Lyriss
Habitué(e)

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Posté le: Mar Mar 29, 2011 08:07 am Sujet du message:
Tommy Angello a
écrit: | se crever au boulot
quand on voit sa situation s'améliorer et l'avenir radieux, c'est pas comme
se crever au boulot pour stagner dans la mouise. |
Ca c'est vraiment un truc que je comprends pas.
Le travaille c'est sacré, peut importe la tache il me viendrait même pas a
l'idée de la bâcler pour quelque raison que ce soit.
Déjà par respect pour l'équipe en place mais aussi par respect pour soi
même.
La paye n'est pas un but, c'est juste un du.
|
Will.i.am
Mister Genaisse 2012

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Posté le: Mar Mar 29, 2011 08:18 am Sujet du message:
Lyriss a
écrit: |
Tommy Angello a
écrit: | se crever au boulot
quand on voit sa situation s'améliorer et l'avenir radieux, c'est pas comme
se crever au boulot pour stagner dans la mouise. |
Ca c'est vraiment un truc que je comprends pas.
Le travaille c'est sacré, peut importe la tache il me viendrait même pas a
l'idée de la bâcler pour quelque raison que ce soit.
Déjà par respect pour l'équipe en place mais aussi par respect pour soi
même.
La paye n'est pas un but, c'est juste un du. |
oui, ok, mais entre bacler le travail et se creuver à la tâche, il y a un
monde quand même...
Tu peux faire juste ton boulot en respectant les horaire, ou faire bien plus,
avec plein d'heures sup'...
|
Gentillefille
Habitué(e)

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Posté le: Mar Mar 29, 2011 13:59 pm Sujet du message:
Tommy Angello a
écrit: | T'a pensé à recruter
25% d'intérim en plus de ton besoin?
T'a pensé à embaucher du personnel permanent en plus des
intérims? |
Je ne peux pas prendre + que mon besoin. Si ils viennent il faudra leur
trouver une place et les payer et je n'aurai jamais l'accord de la direction
pour cela.
Quant à embaucher du personnel permanent merci Tommy mais si je prends des
intérimaires c'est que je n'arrive pas à recruter de quoi combler les postes
vacants... même avec 30% d'inactifs sur le bassin d'emploi.
|
chiron
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Posté le: Mer Mar 30, 2011 00:23 am Sujet du message:
Gentillefille a
écrit: | Quand un rayon n'est
pas assuré par un employé le matin à 5
heures, c'est le personnel encadrant, arrivant à 6-7 ou 8 heures qui
doit le faire, ce qui est normal tu me diras, sauf que là ça prend des
proportions énormes.
|
Bon déjà 5 heures du mat... Quels sont les
salaires, les horaires, les pauses, la formation, les conditions de travail,
les possibilités d'évolution et l'ambiance ?
Et quelles sont les alternatives locales ?
Pour ma part, je garde un très mauvais souvenir d'une très courte mission
dans un centre commercial avec des personnes à la fois arrogantes et
malsaines...
Personnellement aussi, dans mon plus jeune temps, c'était "les cagettes" de
Paul Prédault qui étaient la hantise des intérimaires du Val d'Oise est.
Il est vrai que le poste était très physique (en début de chaîne, il
s'agissait d'envoyer une cagette de 7 kg de jambons toutes les secondes) mais
aussi payé 20% au-dessu du SMIC.
Néanmoins, en faisant jouer plusieurs mouvements différents pour faire
reposer alertnativement les muscles et en ne portant pas mais en jettant, le
poste devenait faisable voire même permettait 8 heures de musculation intense
par jour, mais payées. Et après un effort pareil, le goût des aliments
était même fantastique.
Du coup j'ai dû y être pas loin de 15 missions, le travail étant toujours
libre. Mais j'en ai vu beaucoup y craquer et s'y faire des tours de reins ou
des déformations musculaires.
Sinon gentillefille, j'ai du mal à comprendre ce qui fait partie de la
réflexion de groupe (j'ai pas vu un seul nous et le je est utilisé au nom du
groupe? Le problème ne serait-il pas un "le groupe? C'est moi!" ?), de la
réflexion d'une personne parlant - a tort ou raison - au nom d'un groupe et
de tes réflexions personnelles.
Parce que pensais que tu bossais dans un collège ou un lycée et là, j'ai
l'impression que tu gères un carrefour... Des fois tu bosserais aps avec
Eponine, non ?
|
Eponine
Madame Casse-Pieds

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Posté le: Mer Mar 30, 2011 07:28 am Sujet du message:
chiron a
écrit: | Des fois tu bosserais
aps avec Eponine, non ?  |
Heureusement, non ^^
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Gentillefille
Habitué(e)

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Posté le: Mer Mar 30, 2011 09:44 am Sujet du message:
chiron a
écrit: | Bon déjà 5 heures du
mat... Quels sont les salaires, les horaires,
les pauses, la formation, les conditions de travail, les possibilités
d'évolution et l'ambiance ?
Et quelles sont les alternatives locales ?
Pour ma part, je garde un très mauvais souvenir d'une très courte mission
dans un centre commercial avec des personnes à la fois arrogantes et
malsaines... |
Voici ce que je disais + haut..
Moi-même a
écrit: | Malgré un taux de
demandeurs d'emplois et d'inactifs parmi les + élevés de France en période
hivernal dans la région, je n'arrive pas à combler tous les postes dans le
magasin. Je n'ai plus besoin de bannette pour trier les CV, ceux-ci se
limitant au maximum à 3 ou 4 par semaine. Je suis contrainte de devoir faire
appel massivement à l'intérim. Nous travaillons d'ailleurs avec 3 agences...
J'ai également de nombreuses personnes envoyées par les organismes tels que
Pôle Emploi, chose qui n'existait que très rarement à l'époque 2002/2005.
Pour les "Pôle Emploi", attention je risque de ne pas me faire des amis mais
c'est le constat que je fais... L'immense majorité n'a pas envie de
travailler, d'ailleurs certains ne se gênent pas pour me le dire ouvertement.
Je dirai qu'actuellement 2 personnes sur 3 qui sont envoyées chez nous par
ces organismes retournent au Pôle Emploi comme ils en sont venus. Parmi les
restants je dirai que les 3/4 abandonnent sous 3 jours avec à chaque fois de
l'excuse bidon.
Pour les intérims voici comment ça se passe...
Au briefing à 10h30, je comptabilise auprès des chefs de rayon le nombre
d'intérimaires nécessaires pour la journée du lendemain. J'appelle les
agences en fin de matinée, donnant moitié à l'agence principale et le reste
aux 2 autres. Dans le courant d'après-midi, j'ai confirmation de la part des
agences que j'aurai les intérimaires demandés. J'entends par là que les
agences ont pris contact avec les intérimaires pour leur signifier la mission
du lendemain et qu'ils y ont répondu favorablement. Je dispose également de
leurs noms (pour les badges de pointage).
Le lendemain, à mon arrivée au magasin, je fais le tour pour voir si tous
les intérimaires sont là et oh surprise ! Il en manque à chaque fois
disons, pour être sympa, 1 sur 3...
On fait travailler les intérimaires à chaque fois 3 jours et bien sur les 2
parmi les 3 qui sont venus le 1ier jour, 1 autre disparait le 2ième ou le
3ième jour, sans nous avertir, dans 95% des cas, bien
évidemment... |
Si des gens s'inscrivent dans une agence d'intérim en tant que "employé de
grande distribution" ils peuvent s'attendre à ce que le + gros employeur dans
ce secteur sur le bassin d'emploi les appelle pour travailler à 5 heures.
Sinon à quoi ça sert de s'inscrire en intérim pour ce genre de métier ?
Pour les "Pôle Emploi" qui sont envoyés dans le magasin c'est bien parce
qu'ils veulent travailler sinon ils ne seraient pas inscrits à Pôle Emploi.
A moins que la simple signature d'un contrat leur suffise à faire valoir
certains droits. On signe et on ne vient pas travailler, c'est le coup
classique ces derniers mois....
Tu me poses la question du salaire, des horaires et des pauses... j'ai dit sur
mon 1ier message que c'est 1226 euros net mensuel pour 35h de travail et 1h45
de pause par semaine.
Concernant l'ambiance je pense qu'elle est bonne, nous n'avons personne en
arrêt pour dépression comme c'est le cas dans d'autres magasins où je suis
passée (Lidl par exemple). Les relations entre hiérarchies semblent bonnes,
il n'y a aucun conflit. Il y a juste un rythme à suivre mais celui-ci est
encore, selon moi, un peu en-dessous du rythme moyen imposé dans la grande
distribution.
Pour finir, la formation et les possibilités d'évolution. Je vais prendre
des raccourcis sinon je t'écris 15 pages.... L'employé arrive en intérim'
ou CCD. On est content de lui et il signe un CDI. A partir de là c'est son
travail et ses demandes personnels qui le font évoluer. Un poste se libère
juste au-dessus de lui, on sait qu'il bosse bien et qu'il est demandeur donc
on le fera monter et d'échelon en échelon on peut vite monter. La preuve
c'est qu'en commençant employée de rayons puis caissière à Leclerc je suis
passée successivement à second de rayon, chef de caisses, chef de rayon puis
responsable du personnel, le tout par mon travail et mes demandes d'évolution
alors que je n'ai que de faibles diplômes.
chiron a
écrit: | Je pensais que tu
bossais dans un collège ou un lycée et là, j'ai l'impression que tu gères
un carrefour... Des fois tu bosserais aps avec Eponine, non ?  |
Eponine est à Auchan.
Disons que j'ai eu la chance d'épouser qq'un qui a pour vocation de prendre
la gérance d'un supermarché d'ici 2014-2015 et que de ce fait j'ai dû
quitter l'éducation nationale pour me former durant 4 ans avec lui à la
gestion d'une unité commerciale.[/quote]
|
Zen
Super actif


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Posté le: Sam Avr 09, 2011 14:37 pm Sujet du message:
Le problème a effectivement été mis en évidence, les diplômés sont de
plus en plus nombreux.
Autre problème a soulevé c'est que pr travailler ds un magasin il faut un
minimum de diplôme correspondant enfin c'est ce qu'on nous répète sans
cesse.
Exemple bête, j'ai postulé pour un poste en usine tout simple mais mon
diplôme fait que je n'ai pas été appelé.
Ce raisonnement est le même partout !! Fonction publique sur recrutement par
voie contractuelle, entretien pas ok non plus car sur diplômée alors ne pas
avoir de gens qui viennet ok c'est embêtant mais lorsque qqun postule et bien
la réponse est souvent la même : Pas le diplôme requis et pas de
qualification!!
Demandé à un magasin d'être formée pour travailler chez eux et renier son
diplôme réponse semblable, "votre profil ne correspond pas".
Le problème des postes vacants et des jeunes chômeurs est soulevé ds les
conseils généraux à l'heure actuel pour parler d'un PACTE pour l'emploi
chez les jeunes, eux non plus ne comprennent pas , des patrons demandent des
gens, des gens recherchent un emploi et au final rien ne se passe !!
Les jeunes ont répondu que bien souvent leur qualification ne correspondait
pas à la demande et que la demande elle, était trop élevée, (expérience +
diplôme bien précis). Pour certaines profession en effet un diplôme
spécifique doit être exigé, on ne peut pas être boucher, maçon etc...
juste par envie... Mais genre hotesse d'accueil, de caisse, secrétariat
etc... Désolé mais tt le monde sait taper sur un ordi, avoir un contact
facile est un plus mais là encore la formation requise est obligatoire
pourquoi????
Les jeunes ont aussi répondu qu'il fallait une grosse réforme de l'éduc
nationale concernant les fameux diplômes justement, parlementer avec les
patrons, savoir ce qu'il leur faut exactement, mieux orienter aussi... Ne pas
dire que la fac apportera du taf.
Trop d'exigences d'un côté et ras le bol de l'autre, aucune communication,
c'est le mot de la fin, la communication qui manque !!!
|
Gentillefille
Habitué(e)

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Posté le: Sam Avr 09, 2011 20:05 pm Sujet du message:
Etant donné là où en est le recrutement dans la grande distribution
(impossibilité de trouver du personnel formé et/ou du métier) et le nombre
de places vacantes, on est ouverts à vraiment tous les profils quel que soit
le diplôme.
|
Zen
Super actif


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Posté le: Dim Avr 10, 2011 22:49 pm Sujet du message:
Gentillefille a
écrit: | Etant donné là où en
est le recrutement dans la grande distribution (impossibilité de trouver du
personnel formé et/ou du métier) et le nombre de places vacantes, on est
ouverts à vraiment tous les profils quel que soit le
diplôme. |
J'espère que vous trouverez vite et des gens corrects qui veulent vraiment
travailler.
Jpense aussi que travailler sans aimer ce que l'on fait c'est pas génial non
plus, j'ai travaillé en intérim avec des horaires ultra variables mais ça
me plaisait jusqu'au jour où ça n'a plus été intéressant pr moi
financièrement et ds le sens où je ne trouvais plus d'intérêt.
Peut-être sommes nous devenus une génération qui avons besoin de nous
épanouir un minimum ds notre travail aussi...
|
alcibiade
Suprème actif


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Posté le: Jeu Avr 14, 2011 13:33 pm Sujet du message:
La société actuelle est de plus en plus axée sur les loisirs(avec raison,
je pense), d'où un désintérêt pour le travail, surtout s'il est pénible
et qu'il rapporte peu.
|
Calimero
Suprème actif


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Posté le: Mar Jan 03, 2012 23:53 pm Sujet du message:
Je me suis moi aussi penché un peu sur le problème du recrutement de jeunes, puisque tel est le sujet.
J'ai pris comme base ce que je connais, c'est-à-dire un des + gros employeur
présent sur un bassin de population à fort taux de chômeurs et d'inactifs.
Mes informations externes au magasin sont prises auprès des professionnels de
l'emploi : agences d'intérims et Pôle Emploi en particulier.
Par "jeunes" j'entend moins de 25 ans, pas ou peu d'expérience dans le monde
du travail, souvent célibataire/sans enfant/vivant chez papa-maman. Qu'ils
soient pas, peu ou très diplômés ne changent rien à leur situation de
"jeunes" et à leur motivation à rechercher un emploi.
Il faut déjà pour le "jeune" passer l'étape d'entrer en contact avec
l'employeur. Plusieurs moyens s'offrent à lui : Pôle Emploi, mission locale,
agences d'intérim, dépôt de CV, e-candidature, rencontres physiques. Les
moyens pour tenter de trouver un emploi ne manquent donc pas. Les "aînés"
maitrisent assez bien ces techniques et ce n'est pas un obstacle pour eux. Il
semble que ça le soit pour le "jeune". En témoigne la faible proportion des
candidatures "jeunes" par rapport à la proportion des "jeunes" parmi les
inactifs du bassin de population.
Disons que si parmi les inactifs il y a 25 % de "jeunes", les candidatures de
"jeunes" chez nous, + gros employeur local, ne représentent peut-être que 10
à 15 % du total des candidatures.
Nous voyons 2 réponses possibles à ce constat. Soit le jeune ne sait pas
candidater, soit il n'a pas la pleine motivation de candidater.
Le manque de motivation à rechercher un emploi pourra s'expliquer par le fait
que sa situation financière actuelle lui plait. Peut-être vit-il au crochet
de ses parents, peut-être trouve-t-il son compte avec les aides sociales,
peut-être a-t-il de très faibles charges ou des bas de laines....
Il y a ensuite l'étape qui va de cette prise de connaissance
candidat/employeur à l'éventuelle embauche.
Dans l'immense majorité des cas il y a un entretien, soit direct, soit par un
intermédiaire comme Pôle Emploi ou les agences d'intérim que filtrent
déjà les candidats.
En général une personne qui candidate, si elle est retenue, se présente à
son entretien. Ce n'est pas toujours le cas, il y a là un tout petit
pourcentage qui abandonne soit parce qu'il a trouvé ailleurs soit par
abandon. Ce sont là des choses parfaitement excusables.
Vient l'entretien.
Qu'il se fasse chez l'employeur ou chez l'intermédiaire le constat est le
même. On différencie clairement les "aînés" qui ont un foyer à faire
tourner et les "jeunes" peu soucieux car peu de charges dans la vie.
L'"aîné" fera tout son possible pour obtenir le poste pour lequel il
postule. Il y a souvent négociation au cas par cas. Le candidat n'étant
jamais floué, c'est du donnant-donnant. Il offre un +, on lui en offre un.
Le "jeune" sera fermé à toute négociation. Au mieux, il prendra les choses
en l'état sans rien demander. D'autres fois, les conditions ne lui
conviendront pas, soubent pour une question de confort (horaires, paies) et,
à défaut de tenter de négocier, il préférera jeter l'éponge.
Les rares qui osent imiter les "aînés" en négociant ne verront souvent que
leur intérêt personnel demandant à l'employeur de faire un effort sans rien
offrir en retour. On va souvent dans le mur dans ces cas-là.
Le temps me faisant défaut, je parlerai de l'étape suivante, l'employé en
situation d'emploi, + tard dans le sujet, lors d'une prochaine visite auprès
de vous.
Sachez que j'ai écrit ce message en me basant sur une situation locale qui ne
sera surement pas représentative d'autres situations locales ailleurs en
France où les marchés, les bassins de population, la situation de l'emploi
et autres variantes sont différents d'ici.
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Eponine
Madame Casse-Pieds

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Posté le: Mer Jan 04, 2012 08:57 am Sujet du message:
Pour donner une autre situation locale, ici, on n'a pas trop de problèmes à
recruter des jeunes. Chez nous, en fait, je dirais que l'âge n'a pas trop
d'impact, par contre, ce qui me stupéfait chaque fois que je dois recruter,
c'est la proportion hommes/femmes.
On pourrait s'attendre, hors secteur caisses, à avoir plus d'hommes que de
femmes, au vu des conditions de travail : pas mal de manutention, des boulots
pas forcément faciles physiquement parlant. Et pourtant, on a une proportion
de femmes (en candidatures...) qui est largement supérieure aux hommes. Je
n'arrive pas à trouver d'explications possibles à ça, parce que je ne vois
pourquoi les femmes auraient une motivation à bosser supérieures à celle
des hommes.
Après, là encore, c'est une situation dans une entreprise particulière,
d'un secteur d'activité particulier, à un endroit particulier. Il est
probable qu'en changeant un seul de ces critères, les remarques seraient
différentes.
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