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MissDuCube Suprème actif


Sexe:  Inscrit le: 28 Aoû 2005 Messages: 8505 Localisation: Belgique - Mons
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Posté le: Ven Juin 08, 2007 9:54 pm Sujet du message: *** LES Infections Sexuellement Transmissibles *** |
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LES IST
Voici le sujet qui suis après la contraception : Les maladies sexuellement
transmissibles.
A la fin des années 80, la peur du Sida avait favorisé l'utilisation des
préservatifs et entraîné une baisse des infections sexuellement transmissibles
(IST). Aujourd'hui, on constate un relâchement de la prévention. Pour ne pas
baisser la garde, Doctissimo revient sur les symptômes, les complications, les
traitements et les moyens de prévention.
Eviter les complications
Variés, les symptômes des maladies sexuellement transmissibles sont néanmoins
évocateurs. Certains signes doivent alerter et conduire à consulter
rapidement. Pour éviter les complications, le diagnostic précoce des
infections sexuellement transmissibles est essentiel.
EDIT : Je voudrais juste demander de ne pas faire de HS, je pense que c'est un
sujet assez grâve, je sais qu'on peut rire de tout (je le fais moi même) mais
ça serait cool de laisser ce sujet sérieux pour tout les gens qui veulent se
renseigner  _________________ MissDuCube <3 Bave
°* Déesse de la Nuit & de la Teuf °* --->NFC<---
Dernière édition par MissDuCube le Sam Juin 09, 2007 12:14 pm; édité 4 fois |
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MissDuCube Suprème actif


Sexe:  Inscrit le: 28 Aoû 2005 Messages: 8505 Localisation: Belgique - Mons
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Posté le: Ven Juin 08, 2007 9:55 pm Sujet du message: |
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Sida
Le syndrome de l'immunodéficience acquise, plus connu sous son acronyme sida
(AIDS en anglais), est le nom donné à un ensemble de symptômes consécutifs à
la destruction de plusieurs cellules du système immunitaire par le virus de
l'immunodéficience humaine (VIH). Le sida est le dernier stade de la
séropositivité au VIH, qui entraîne en quelques années la mort du malade des
suites de maladies opportunistes.
Depuis le début de la pandémie, trois modes de transmission ont été observés
:
* par voie sexuelle : qui est le principal et dont la meilleure protection
est le préservatif
* par voie sanguine : qui concerne particulièrement les usagers de drogues
injectables, les hémophiles, les transfusés et les professionnels de la santé
* de la mère à l'enfant : qui peut survenir in utero dans les dernières
semaines de la grossesse, au moment de l’accouchement et de l'allaitement
Il n'existe aucun vaccin permettant d'éradiquer la maladie et les traitements
antirviraux disponibles actuellement (mai 2007), bien qu'ayant une certaine
efficacité, ne permettent aucune guérison à l'heure actuelle (mai 2007). Seul
la prolifération du VIH au sein de l'organisme est ralentit, retardant ainsi
la venue du stade Sida.
Cette situation privilégiée d'accès aux traitements ne concerne que les pays
développés qui peuvent assurer la prise en charge financière de ces
thérapeutiques. Dans les pays en développement, plus de 95 % des patients
(soit environ 40 millions de personnes) ne bénéficient aujourd'hui d'aucun
traitement efficace. C'est pour cette raison que l'ONU à travers son programme
ONUSIDA a fait de la lutte contre le sida une de ses priorités.
Historique de la problématique du sida
Le VIH est étroitement lié aux virus entraînant des maladies semblables au
sida chez les primates, le virus d'immunodéficience simien (SIV). Il existe
plusieurs théories sur l'origine du sida, mais ce qui est communément admis
est que le VIH-1 est une mutation du SIV. Ce dernier infecte notamment les
chimpanzés Pan troglodytes, qui sont des porteurs sain du SIVcpz. La
transmission chez l'Homme a été rendue possible par une mutation du virus.
Les études scientifiques ont suggéré que le virus serait apparu initialement
en Afrique de l'Ouest, mais il est possible qu’il y ait eu plusieurs sources
initiales distinctes. Le premier échantillon recensé du virus VIH fut
recueilli en 1959 à Léopoldville (aujourd'hui Kinshasa), dans l’actuelle
République démocratique du Congo. Parmi les premiers échantillons recueillis,
on compte également le cas d'un Américain homosexuel en 1969, et d'un marin
hétérosexuel norvégien en 1976.
À la fin des années 1970, des médecins de New York et de San Francisco
s'aperçoivent que nombreux sont leurs clients homosexuels souffrant
d'asthénie, de perte de poids et parfois même de forme rare et atypique de
cancer (comme le Sarcome de Kaposi qui s'attaque aux leucocytes). L'existence
d'un problème sanitaire est avérée en juillet 1981 lorsque le Center for
Disease Control and Prevention (CDC) d'Atlanta relève une fréquence
anormalement élevée de sarcomes de Kaposi, en particulier chez des patients
homosexuels. L'apparition d'un nouveau virus est évoquée dès 1982.
En 1983, l'équipe du Professeur Jean Claude Chermann de l'Institut Pasteur,
sous la direction de Luc Montagnier découvre et isole le virus VIH.
L’origine virale ne sera pas d'emblée évoquée et l’hypothèse d’une
intoxication par des produits comme les poppers (stimulant sexuel contenant du
nitrite d’amyle) a pu être émise au début, car les six premières personnes
malades en avaient toutes été de gros consommateurs. De même, l’identification
du virus responsable a été difficile, beaucoup de scientifiques parlant d’HTLV
comme cause de l’épidémie. S’emparant de la découverte, la presse a commencé
par désigner le virus par la périphrase de « cancer gay », avant de revenir
sur ce préjugé. C’est à la même période que de nombreux transfusés (notamment
en France) sont contaminés par des lots de sang contenant le virus VIH. En
quelques années, le virus va s’étendre pour finir par toucher toutes les
couches de la population.
Seules les campagnes d’information sur les comportements à risque, les
méthodes de propagation de la maladie et surtout les moyens de protection
permettront aux pays développés d’enrayer la progression (sans toutefois
pouvoir la bloquer). La prise de conscience générale doit aux populations
homosexuelles son déploiement rapide ; en effet, de nombreux mouvements, tels
que celui d’Act Up, et des vedettes internationales ont forcé la visibilité,
incitant les dirigeants politiques à engager de véritables recherches
scientifiques.
Dès le début du XXIe siècle, le SIDA se transforme en une pandémie. Dans la
majorité des pays, elle ne montre pas de signes de diminution. On estime qu'en
2003 il y avait plus de 40 millions de personnes séropositives et qu'il y a
déjà eu environ 25 millions de morts dues aux maladies en rapport avec le
SIDA.
Les principales victimes sont actuellement les habitants des pays en voie de
développement. Les raisons sont multiples et varient d’un pays à l’autre :
tourisme sexuel pour l’Asie du Sud-Est, absence d’information de la population
sur les facteurs de risque de transmission (notamment en Afrique Noire),
convictions religieuses interdisant l’utilisation des moyens de protection
tels que le préservatif, manque de moyens ou de volonté pour faire de la
prévention et informer les populations (principalement en Afrique et en Asie),
voire refus d’admettre les faits.
Mieux vaut prévenir que
guérir
Contre le sida, et malgré les progrès réalisés
côté thérapeutique, votre meilleur atout santé reste la prévention.
Bien que la maladie continue de tuer des millions de personnes dans le monde,
les Français ont moins peur du sida. C'est du moins ce que révèle une récente
enquête rendue publique par l'Agence nationale de recherche sur le sida
(ANRS). Pourtant, il y aurait encore, en France, entre 4 000 et 6 000
nouvelles contaminations par an. Une contamination majoritairement
hétérosexuelle et touchant désormais principalement les jeunes femmes.
Ne
pas négliger la prévention
Ne pas négliger la préventionSi les traitements sont de plus en plus
efficaces, ils ne permettent pas un relâchement côté prévention. Ces
traitements ne rendent pas la maladie bénigne et restent extrêmement
contraignants et difficiles à supporter. De plus, ils ne sont pas définitifs,
n'ayant une efficacité que transitoire. De nombreux malades échappent aux
multi-thérapies (traitement associant deux, trois ou quatre molécules) et pour
l'heure, il n'existe pas d'alternatives. D'autres deviennent résistants au
bout d'un certain temps. En clair, les multi-thérapies permettent à la
majorité des malades de vivre plus ou moins bien avec la maladie mais en aucun
cas de guérir du sida.
Le meilleur traitement reste donc la prévention ! Le virus se transmettant par
le sperme, les sécrétions vaginales et le sang, il est simple de se protéger.
Utilisez systématiquement des préservatifs, lubrifiés à l'aide d'un lubrifiant
à base d'eau, pour tous vos rapports sexuels : génitaux, oro-génitaux,
ano-génitaux. Attention : en aucun cas, vous ne devez utiliser de vaseline,
crèmes ou huiles pour lubrifier votre préservatif car ces produits le rendent
poreux et perméable au virus. Utilisez un nouveau préservatif à chaque
rapport. Si vous êtes toxicomane, n'échangez pas vos seringues, aiguilles ou
matériel d'injection (coton, cuillère,.) avec d'autres. Des " kits stériles
"(steribox) sont disponibles dans les pharmacies.
L'importance du dépistage
Les tests de dépistage peuvent se faire dans un laboratoire public ou privé,
sur prescription médicale. Ils sont alors remboursés par la Sécurité sociale.
Si vous souhaitez bénéficier de l'anonymat et de la gratuité de la
consultation médicale, rendez vous dans un centre de dépistage anonyme et
gratuit (CDAG).
En cas de contamination accidentelle, vous devez faire un test de dépistage
dans les plus brefs délais. Aujourd'hui, un traitement précoce et préventif
peut être mis en place dans les heures qui suivent la contamination sous
certaines conditions. Délivré par les services d'urgence des hôpitaux ou les
centres de dépistages agréés, ce traitement peut détruire le virus avant qu'il
ne vous infecte.
Ghislaine Trabacchi
Fellation
et SIDA : les risques
Le risque de transmission du virus du sida au
cours d'une fellation est connu depuis plusieurs années. En revanche,
l'importance de ce risque n'avait jusqu'à présent jamais été quantifiée.
La fellation étant souvent associée à d'autres pratiques sexuelles, il était
difficile de mettre en évidence un lien entre celle-ci et une infection par le
VIH. Les tests de dépistage permettent dorénavant de réduire le délai entre la
contamination et le moment où celle-ci est détectée. Il est ainsi plus aisé de
déterminer les pratiques qui pourraient être à l'origine de l'infection. De
plus, l'usage du préservatif pour les rapports vaginaux et anaux s'étant
répandu, il est plus facile d'étudier des groupes de sujets n'ayant que la
fellation sans préservatif comme comportement à risque.
Un risque sous-estimé
Une étude américaine* récente vient ainsi bouleverser les croyances. Elle a
été effectuée auprès de 102 homosexuels récemment infectés par le VIH. Dans au
moins 7,8 % des cas, l'origine de la contamination serait la réalisation de
fellations sans préservatif. Le risque est donc loin d'être négligeable
d'autant que, par prudence, les auteurs ont éliminé tous les cas où d'autres
pratiques pourraient être à l'origine de la séropositivité. Par conséquent, il
est fort probable que ce risque soit sous-estimé. La majorité des hommes
concernés pensait que la probabilité d'être contaminé lors d'un rapport
oro-génital était très faible, voir inexistante. Compte tenu des risques
importants associés aux relations vaginales et anales, les campagnes de
prévention se sont surtout concentrées sur la nécessité d'utiliser des
préservatifs pour ces pratiques. La fellation étant bien souvent considérée
comme "à faible risque". Cette situation a développé une croyance sur la
quasi-absence de risque de contamination. Il n'en n'est rien et cette étude
américaine le rappelle.
Le
préservatif, seule arme préventive
Cette étude souligne la nécessité d'utiliser des préservatifs pour les
rapports oro-génitaux. Pour l'instant, peu de données permettent d'expliquer
précisément comment se transmet le virus. L'étude américaine met en évidence
le risque pour celui qui effectue la fellation mais rien ne permet d'affirmer
que l'autre ne risque rien. Si, bien évidemment avaler le sperme constitue un
risque majeur, il est bon de savoir que le liquide préorgasmique (sécrétion
des glandes de Cowper qui vient humidier le gland en érection bien avant
l'éjaculation) peut lui aussi être porteur du VIH.
Il ne faut pas oublier que des gouttes de sperme peuvent également s'écouler
du pénis bien avant l'éjaculation. Des études ont aussi montré que le prépuce
pouvait être un réservoir pour le VIH. Le fait de saigner des gencives
augmentant le risque, il est déconseillé de se brosser les dents avant de
pratiquer une fellation.
La capote est donc le seul moyen de réduire ces risques. Pour votre confort,
utilisez des préservatifs non lubrifiés. Il en existe des versions parfumées
(vanille, fraise, etc.) qui peuvent rendre plus agréable l'utilisation du
préservatif pour la personne effectuant la fellation.
Attention aux autres caresses buccales
Les autres rapports bucco-génitaux (cunnilingus ou anulingus, c'est-à-dire
lécher le sexe ou l'anus de sa ou de son partenaire) ne sont pas sans risque
eux non plus. Mais les données manquent pour cerner précisément les modes de
transmission et leur importance. Sachez cependant que le virus du sida peut
être présent dans les sécrétions vaginales et que le sang des règles est
contaminant. Comme pour la fellation, il faut éviter de se brosser les dents
avant le rapport afin de ne pas fragiliser les gencives. Pour réduire ces
risques et éviter tout contact direct entre la bouche et les muqueuses, une
digue dentaire peut être utilisée. Il s'agit d'un carré de latex dont se
servent les dentistes pour créer un champ opératoire. Vous pouvez en acheter
dans les pharmacies ou dans certains sex-shops. À défaut, vous pouvez utiliser
un préservatif préalablement découpé dans le sens de la longueur.
Emeric Languérand
* Primary HIV Infections Associated with Oral Transmission ; Dr Beth Dillion
et collègues ; Center for Disease Control and Prevention, Atlanta ; 7ème
Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes, San Francisco,
30 janvier - 2 février 2000.
’ai
pris un risque hier, que dois-je faire ?
Si la prévention reste la meilleure des
protections, il est aujourd’hui impératif de réagir vite et bien en cas de
prise de risque. Car des traitements de première intention existent
aujourd’hui pour lutter contre le Sida, armes d’autant plus efficaces qu’elles
sont utilisées rapidement.
Si la prévention reste la meilleure des protections, il est aujourd'hui
impératif de réagir vite et bien en cas de prise de risque. Car des
traitements de première intention existent aujourd'hui pour lutter précocément
contre le Sida, armes d'autant plus efficaces qu'elles sont utilisées
rapidement.
Depuis 1996, de nouveaux traitements permettent de limiter la multiplication
du virus chez la plupart des personnes traitées. En cas de prise de risque,
ils sont aujourd'hui préconisés dans les 48 heures suivant l'exposition au
virus. Ils peuvent diminuer le risque de contamination VIH, mais sans
certitude d'eviter celle-ci.
48
heures pour agir
Vous avez eu un rapport non protégé (sans préservatif) hier soir ? Le
préservatif s’est déchiré ? Vous vous êtes blessé(e) avec un objet souillé du
sang d’une autre personne ? Vous avez partagé du matériel d’injection ? Autant
de situations qui vous exposent au risque de contamination VIH contre
lesquelles vous avez moyen de lutter aujourd’hui.
Pour cela, dans les 48 heures qui suivent cette exposition, vous devez
consulte, à votre choix :
* Le service des urgences de l’hôpital ;
* Un médecin de la consultation de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) le
plus proche ;
* Votre médecin.
Un
traitement préventif de 4 semaines
Le médecin hospitalier référent pour le Sida évaluera avec vous le danger
encouru et la nécessité ou non de poursuivre un traitement prophylactique, qui
agira comme un barrage contre la charge virale.
L’appréciation de la situation dépend de plusieurs critères : nature du
rapport non protégé (les rapports anaux ou vaginaux sont à plus haut risque
qu’un rapport oral, par exemple) et statut du (de la) partenaire (incertitude
quant à sa séropositivité, etc.).
Si le risque est avéré, le médecin vous prescrira immédiatement une
multithérapie (association de plusieurs anti-rétroviraux) à prendre pendant 4
semaines, pour tenter d’empêcher l’infection.
Dans les 3 à 6 semaines qui suivent l’arrêt du traitement, il vous prescrira
un test Elisa (test de dépistage du virus du Sida) ainsi qu’un nouveau
contrôle 5 mois plus tard, pour confirmer la contamination évitée.
En effet, malgré son important taux de succès, il n’est pas efficace à 100 %,
et donc une menace, même infime, demeure. Ce doute doit vous inviter à la
prudence pour les autres : vous pouvez être, à votre tour, un sujet à risque.
Six
mois pour réduire la charge virale
Si vous avez dépassé ce délai de 48 heures, il n’est pas trop tard pour agir :
une multithérapie prise dans les six mois suivant l’exposition au risque peut
maintenir au plus bas la charge virale (le nombre de virus dans l’organisme),
ralentissant ainsi l’évolution de la maladie. Il ne faut en effet pas attendre
d’être malade pour démarrer le traitement mais le prendre précocement. Ne
tardez pas à consulter un médecin qui pratiquera les tests permettant de
savoir si vous avez été contaminé.
Dans tous les cas, la prise en charge devra s’effectuer le plus tôt possible.
Aux environs du 15ème jour après l’exposition au risque apparaissent les
signes de primo-infection (première attaque virale), le test de détection des
antigènes viraux permet de détecter la présence du virus dans l’organisme ; à
partir du 21e jour, on peut, par un test Elisa, détecter les anticorps
indiquant la présence du virus.
Connaître son statut est aussi fondamental, pour endiguer immédiatement le
risque de maladies opportunistes (qui ont tendance à se développer plus
facilement chez un sujet dont les défenses immunitaires sont affaiblies).
Ainsi, on pourra, par exemple, vous proposer une vaccination contre l’hépatite
C.
N’oubliez pas que, si ces tests sont négatifs et ensuite confirmés négatifs,
vous serez soulagé(e) ; s’ils sont positifs, vous vous donnez les moyens, en
réagissant très tôt, de garder le contrôle.
Anne Fouchard
Le SIDA : + on en sait mieux on
se comporte
Grâce à des pictogrammes et une campagne radio, l'association tente de lever
le voile sans vulgarité et avec humour, sur tous les moyens de se
protéger.
* 70 % des français pensent que l'on peut attraper le SIDA en donnant son
sang ;
* 68 % en étant hospitalisé ;
* 24 % en utilisant les toilettes publiques.
Ces chiffres extraits d’un sondage, réalisé en mai dernier par l’Ifop,
démontrent que malgré 15 ans de prévention active, les modes de transmission
et de non-transmission du SIDA sont encore méconnus en l’an 2000.
Paradoxalement l’arrivée des multithérapies a répandu la fausse idée selon
laquelle "le SIDA, c’est fini", et qu’aujourd’hui "on guérit du SIDA". Sur les
80 000 personnes actuellement traitées, près de 40% ont une charge virale
détectable et 5 à 8% sont en situation d’échec thérapeutique.
Afin de relever ce véritable défi de communication, AIDES Aquitaine lance une
nouvelle campagne de prévention résolument originale. Grâce à 80 pictogrammes,
les risques de transmission et les moyens de se protéger du SIDA sont
clairement expliqués : "un bon dessin vaut mieux qu'un long discours ".
Et la
brosse à dents, y a-t-il un risque ? Et les moustiques ? Et la fellation
?
Plus de 150 entreprises de la région, tant privées que publiques, et près de
500 bars et boîtes de nuit de la région Aquitaine seront "pictogrammisés" avec
des supports très ciblés.
Selon Laurent Gazal, chargé de communication à AIDES Aquitaine, " 10 000
affiches seront ainsi accrochées dans les toilettes et infirmeries des
établissements, avec la collaboration directe des chefs d’entreprise et
patrons de lieux de nuit. 100 000 sous bocks (bars), 50 000 tatous, 25 000
T-shirts, 40 000 dépliants d'information, sans oublier des milliers de
préservatifs, seront distribués par les bénévoles de l’association lors de
plus de 150 manifestations des mois de juillet et août : des fêtes de Mont de
Marsan au festival des Feux de Garonne ". Grâce à une présence dynamique Aides
Aquitaine tentera de s'adresser au public le plus large. De plus, trois spots
radios seront aussi diffusés gratuitement par toutes les radios de la région.
Actuellement en cours de réalisation, le site d’AIDES Aquitaine permettra dès
le 15 juillet de diffuser plus largement cette campagne. De plus, un chat
(dialogue en ligne) ouvert 16 heures par jour permettra aux internautes de
poser toutes leurs questions sur le SIDA. Anonymat et confidentialité y seront
totalement garantis.
Des
pictogrammes résolument originaux
Comment parler de sexe, d’infidélité, de toxicomanie sans vulgarité et sans
porter de jugement sur ces pratiques ? AIDES Aquitaine semble avoir gagné son
pari en s’adressant à tous avec clarté, humour et pudeur.
Trois
catégories de risque illustrent les modes de transmission et de
non-transmission du VIH/SIDA :
* Risque nul : des situations de la
vie quotidienne où il est impossible que le virus du SIDA se transmette. Ce
sont aussi des pratiques sexuelles où l’utilisation du préservatif rend
impossible la transmission du virus.
* Risque faible : des situations
où il est extrêmement rare que le virus du SIDA se transmette. Même si le
risque de transmission est mineur, il est important de prendre ses précautions
et de se faire dépister en cas de pratiques à risque.
* Risque majeur : des situations
où vous avez pu être en contact avec le virus du SIDA. Il est important de
vérifier au plus tôt votre statut sérologique en vous rendant dans un centre
de dépistage anonyme et gratuit. Aujourd’hui, les médecins peuvent administrer
un traitement médical dès la découverte du virus.
Si vous êtes une personne séropositive ou si vous avez eu une relation avec
une personne séropositive, que vous n’avez pas utilisé de préservatif ou que
celui-ci a craqué, alors allez immédiatement aux urgences de l’hôpital le plus
proche. Un traitement d’urgence est possible.
Au terme de la campagne une étude d'impact sera menée auprès du public afin
d'évaluer la véracité du slogan "le SIDA + on en sait mieux on se comporte ".
David Bême
 _________________ MissDuCube <3 Bave
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Dernière édition par MissDuCube le Ven Juin 08, 2007 10:38 pm; édité 8 fois |
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MissDuCube Suprème actif


Sexe:  Inscrit le: 28 Aoû 2005 Messages: 8505 Localisation: Belgique - Mons
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Posté le: Ven Juin 08, 2007 9:55 pm Sujet du message: |
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Hépatites
Généralités sur les
Hépatites
Organe aux multiples fonctions, le foie a de nombreux ennemis, parmi lesquels
de nombreux virus. Plus d’un Français sur cent serait ainsi atteint d’une
hépatite virale. Ces maladies affectent l'ensemble du tissu hépatique et
s'accompagnent d'une réaction inflammatoire, pouvant évoluer vers la cirrhose
ou le cancer du foie. Parmi les hépatites provoquées par un virus, on
distingue les hépatites A, B, C, mais on a aussi identifié le virus D ou delta
et le virus E. Passage en revue de ces minuscules envahisseurs.
Organe vital, le foie est la plus grande glande du corps humain. Véritable
usine servant à éliminer les produits toxiques, il est peut lui-même être
victime de multiples ennemis : champignons, virus, médicaments, cirrhose,
cancer… Quand le foie est en souffrance, c’est tout l’organisme qui en pâtit.
Le
foie, un organe multifonctions
Organe volumineux, le foie avec ses 1,5 kg chez l’adulte est la plus grande
glande de l’organisme. De forme ovoïde, il se situe sous le diaphragme. Le
foie et la vésicule biliaire assurent un certain nombre de fonctions
essentielles de l'organisme. Du fait de l’importance de cet organe, les
maladies qui l’affectent sont souvent préoccupantes.
L'une des fonctions principales du foie et de la vésicule biliaire est
relative à la digestion et à la production d'enzymes digestives qui sont
déversées dans l'intestin grêle. Cependant, le foie aide aussi à contrôler le
métabolisme et collabore avec le système immunitaire du corps pour combattre
les cellules et substances nocives qui menacent l'organisme (par un phénomène
appelé "phagocytose").
La
glande la plus volumineuse de l’organisme
Le foieLe foie est la glande la plus volumineuse de l'organisme et il assure
plusieurs fonctions importantes. Il présente un aspect rouge brunâtre. Il est
très richement vascularisé, ce qui lui confère cette couleur foncée. Pas moins
d’un litre et demi de sang traverse cet organe chaque minute.
Situé pour sa plus grande partie du côté droit de la cavité abdominale, juste
au-dessus du duodénum, le foie aide l'organisme à digérer les graisses en
sécrétant de la bile qui se déverse dans le duodénum.
Le foie détruit aussi les globules rouges, synthétise l'urée afin d'excréter
les déchets azotés, produit le fibrinogène utilisé dans le processus de
coagulation du sang, stocke le glycogène, intervient dans le métabolisme et
dans le stockage des vitamines et produit entre autres des substances
protectrices et anti-toxiques.
C’est lui qui va capturer, transformer et rendre inoffensifs les toxiques
auxquels nous pouvons être exposés en mangeant, buvant ou en respirant.
La
vésicule productrice de bile
La vésicule biliaire sert à concentrer et à stocker la bile, qui est produite
sous une forme diluée par le foie, et à sécréter cette bile dans les canaux
cystiques pour la déverser dans le duodénum, où sa fonction sera d'aider à la
digestion.
La vésicule biliaire elle-même est un organe verdâtre, mesurant environ 7,5 cm
de long, situé sous le foie, légèrement sur le côté. La bile est composée de
cholestérol, de sels biliaires et de pigments biliaires. La vésicule biliaire
n'est pas nécessaire à la survie de l'homme : son ablation ne provoque pas
d'effets secondaires graves.
La cristallisation des sels biliaires dans la vésicule peut donner lieu à
l'apparition de calculs biliaires, ce qui nécessite souvent une intervention
chirurgicale.
Des
affections multiples
Les affections pouvant nuire au bon fonctionnement du foie sont multiples.
Elles peuvent être dues à l’exposition à des toxiques (comme l’alcool), des
virus (comme le virus de l’Hépatite C et de l’Hépatite B), des anomalies
génétiques, des désordres métaboliques, des maladies cancéreuses…
Ces maladies du foie peuvent se manifester par différents symptômes :
* Fatigabilité ;
* Troubles rénaux ;
* Troubles sexuels ;
* Jaunisse, augmentation du volume de l’abdomen, oedème, etc.
D’après Dr Vital et TLC
Edusoft
Hépatite C et greffe de
foie
Lorsque la destruction des cellules du foie est trop importante, l’organe
n’est plus capable de remplir ses fonctions. Les complications peuvent mettre
en jeu la vie du patient. Le remplacement du foie malade par un foie greffé
peut alors apparaître comme la solution. Moins médiatisée que les autres
greffes, elle est pourtant l’une des mieux maîtrisées.
La majorité des patients atteints de l’hépatite C n’aura pas besoin d’une
greffe de foie. Mais pour un petit nombre, elle sera le dernier recours.
L’hépatite C est actuellement la première indication de greffe du foie en
France et en Europe.
Le traitement de la dernière chance ?
La greffe du foie est essentiellement retenue dans deux cas : la cirrhose
sévère et le cancer du foie. Les délais d’attente de greffon varient entre six
mois et un an. Dans la majorité des cas, l’infection persiste, le virus est
toujours détectable dans le sang. Il peut donc infecter le greffon. A long
terme, celui-ci peut développer une cirrhose.
Pour prévenir cette récidive, les traitements permettent d’obtenir de très
bons résultats. Malgré les très importants progrès thérapeutiques de ces
dernières années (ribavirine et interféron pégylé), les solutions actuelles ne
permettent de guérir que 55 % des malades. Mais plus que la contamination
possible du foie, c’est la pénurie de greffons qui constitue la principale
limite.
Il
était une fois la greffe de foie
Greffe de foieMoins connue que les autres greffes, celle du foie n’en est pas
moins efficace et aujourd’hui bien maîtrisée. La survie à un an est en moyenne
de 80 à 95 % selon la maladie du patient. La première transplantation
française a eu lieu en 1972 par le Pr. Henri Bismuth. En l’an 2000, 806 foies
ont été greffés dont 56 émanant de donneurs vivants. Mais au 31 décembre 2000,
403 patients restaient en attente de greffons et 95 personnes décédaient faute
de don.
La technique récente de bipartition du greffon permet de partager le foie
prélevé en deux. La maîtrise de cette technique a ouvert la voie au
prélèvement sur donneur vivant. L’augmentation du nombre de donneurs vivants
(28 en 1998, 33 en 1999 et 56 en 2000) a permis d’augmenter le nombre de
transplantations. Le foie est en effet capable de se régénérer en quelques
semaines chez le donneur.
Les résultats de ce type de greffe témoignent d’une efficacité étonnante : la
survie à dix ans est de 70 %. Il n’existe pas d’alternative chirurgicale à la
greffe. Aujourd’hui, les indications de greffe évoluent et les médecins
constatent une augmentation des indications pour cirrhose alcoolique, qui
représentent déjà près d’un tiers des opérations.
David Bême
Quand la malbouffe attaque
votre foie !
En plus de mettre notre coeur à rude épreuve,
la malbouffe s’en prendrait à notre foie. Avec l’augmentation de l’obésité et
du diabète, une nouvelle maladie gagne du terrain : la stéato-hépatite non
alcoolique aussi appelée NASH. Zoom sur ce nouvel ennemi.
Alors que le traitement des hépatites virales ne cesse de s’améliorer, un
autre ennemi du foie apparaît dans les pays industrialisés : la
stéato-hépatite non alcoolique ( en anglais non alcoholic steatohepatitis,
NASH). Directement liée à la malbouffe, à l’obésité et au surpoids, cette
maladie est en pleine progression aux Etats-Unis mais également en Europe1,2.
La
malbouffe en veut à votre foie
Robert, 42 ans, ne touche pas une goutte d’alcool et n’est pas infecté par un
virus hépatique… Pourtant, son foie est mal en point, comme le confirment ses
analyses sanguines (GGT et transaminases anormalement élevés), son échographie
(inflammation) et une biopsie. Comme lui, de plus en plus de patients sont
atteints d’une maladie du foie associée à l’obésité, au diabète, à un excès de
cholestérol ou de triglycérides, une tour de taille trop important3… Autant de
facteurs qui sont liés à de mauvaises habitudes alimentaires et un manque
d’exercice.
Mais par quels mécanismes, la malbouffe peut-elle attaquer notre foie en même
temps que notre silhouette ? Premièrement, on note une accumulation de
graisses (triglycérides) dans les cellules du foie. Cette phase dite de
stéatose (ou stéato-hépatite) se caractérise par une augmentation du volume du
foie, détectable à la palpation et confirmée à l’échographie. A ce stade, rien
n’est irréversible, mais si rien n’est fait les cellules du foie peuvent
laisser place à un tissu fibreux (dégénérescence des cellules appelée fibrose
ou cirrhose à son stade ultime). La stéato-hépatite causée par l’excès de
graisse dans le foie évolue dans 15 % des cas vers une cirrhose4, susceptible
d’être à l’origine de cancers5
Un
phénomène en plein boom
Bien que le terme de NASH date de plus de 20 ans, on évaluait mal jusqu’à
présent l’ampleur du phénomène. Mais de récentes données publiées lors du
congrès 2005 de la société européenne de l’étude du foie (EASL) témoignent
d’une augmentation inquiétante du nombre de malades6. Une étude menée en
Italie souligne l’ampleur de cette maladie, souvent sous-estimée. Des lésions
pré-NASH apparaissent chez 2 millions de personnes par an en Italie, sur une
population de 56 millions d’habitants. On compte chaque année 200 000 à 400
000 cas de stéato-hépatites non alcooliques et 110 000 à 140 000 cirrhoses qui
lui sont dues.
"Nous adressons un très fort message de santé publique", a déclaré le Pr.
Jean-Michel Pawlotsky, de l’hôpital Henri-Mondor, à Créteil, Secrétaire
Scientifique de l’EASL. "Les risques cardiovasculaires et diabétiques liés au
déséquilibre alimentaire sont bien connus, mais il faut prendre conscience que
l’épidémie de surpoids et d’obésité que connaissent nos pays entraîne
également une augmentation du nombre de maladies graves du foie".
Agir
avant qu’il ne soit trop tard
Touchant indifféremment les hommes et les femmes, la stéato-hépatite non
alcoolique est fortement associée à l’obésité (près de 80 % des NASH7, . Elle survient
généralement entre 40 et 50 ans. Mais comme le surpoids, cette maladie est
également de plus en plus fréquente chez les enfants et les adolescents9.
Face à ce nouvel ennemi, il n’existe pas de médicament éprouvé. Ainsi, la
prise en charge se propose d’attaquer sur plusieurs fronts10. Elle peut ainsi
reposer sur :
* Adopter des mesures diététiques et bouger ;
* Abaisser son taux de cholestérol ou de triglycérides ;
* Retarder l’apparition des premiers signes du diabète (par la
prescription de médicaments comme la metformine ou la thiazolidinediones) ;
* Améliorer son bilan hépatique (la vitamine E et la bêta-N acetylcysteine
ont donné des résultats encourageants) ;
* Limiter les nouveaux facteurs de risque : le patient ne devra pas
toucher à l’alcool et éviter autant que possible des médicaments qui pourra
aggraver les lésions hépatiques.
Face à l’augmentation de l’obésité et du diabète (au point que certains
experts parlent d’épidémie de diabésité), il est plus que jamais temps de
promouvoir des modes de vie plus sains. Alors pour éviter une cirrhose ou un
cancer du foie, adoptez un régime équilibré (et sans alcool) et chaussez vos
baskets !
David Bême
1 - Eur J Gastroenterol Hepatol. 2004 Nov;16(11):1079-85.
2 - Rev Gastroenterol Disord. 2002;2(1):11-9
3 - J Hepatol. 2000 Nov;33(5):716-24.
4 - J Hepatol. 2004 Apr;40(4):578-84.
5 - Hepatology. 1990 Jan;11(1):74-80.
6 - J Hepatol. 2005 Apr;42(2 Suppl):1-283 - Abstract n°2
7 - Hepatology. 1990 Nov;12(5):1106-10
8 - Gastroenterology 2001 Sep ;121(3) :710-23.
9 - Curr Gastroenterol Rep. 2003 Jun;5(3):253-9. Review.
10 - CMAJ. 2005 Mar 29;172(7):899-905.
Hépatite A, limiter les
risques
L'hépatite A se transmet essentiellement par
l'absorption d'eau ou d'aliments souillés par des matières fécales. Une
hygiène précaire favorise donc la transmission de la maladie. Mais pour se
protéger du virus, le vaccin contre l'hépatite A est très efficace. Qui
vacciner ? A quelle occasion ? Le point pour éviter de contracter une
"jaunisse".
L’hépatite
A sous surveillance
Depuis janvier 2006, médecins et laboratoires
sont tenus de déclarer les cas d’hépatite A aux autorités sanitaires.
Abandonnée en 1984, cette surveillance particulière redevient d’actualité
alors que les cas rares surviennent plus souvent tardivement avec de plus
graves conséquences.
Fièvre, fatigue importante accompagnée de nausées, douleurs abdominales
suivies d’une jaunisse… Les symptômes apparaissent généralement 15 à 50 jours
après la contamination (30 jours en moyenne). Le diagnostic repose alors sur
la recherche d’anticorps IgM anti-VHA. La contamination se fait généralement
par contact avec une personne contaminée ou par l’ingestion d’aliments
contaminés (par l’environnement, coquillages, ou par manipulation par une
personne contaminée) ou d’eau contaminée (principalement dans les pays en voie
de développement). Dans les pays développés où les conditions d’hygiène sont
bonnes, les contaminations concernent davantage les adultes qui ne sont pas
protégés, n’ayant pas eu la maladie durant l’enfance.
Ces cas tardifs sont plus souvent symptomatiques et potentiellement graves.
Les formes sévères entraînant des décès restent très rares. Contrairement aux
hépatites B et C, l’hépatite A n’évolue pas vers des formes chroniques. La
prévention repose sur le respect des règles d’hygiène universelles (lavage des
mains après le passage aux toilettes, après le change d’un nourrisson, avant
la préparation des repas, des biberons, avant de donner à manger aux
enfants…).
Vers
un changement de stratégie vaccinale ?
En 1984, l’amélioration du niveau d’hygiène avait conduit à une réduction très
importante des infections du foie et donc à l’abandon de la déclaration
obligatoire. "A cette époque, l’impression était que l’hépatite A n’était pas
un réel problème de santé publique : les taux de séroprévalence avaient
beaucoup baissé et les formes pédiatriques, le plus souvent asymptomatiques ou
bénignes, étaient alors les plus nombreuses" confirme le Pr. Jean-Claude
Trichet, hépatologue et membre du conseil supérieur d’hygiène publique de
France (CSHPF). Mais cette baisse de l’immunité chez les plus jeunes a fait
qu’aujourd’hui, on voit de plus en plus d’adultes jeunes sensibles au virus.
"Ainsi, on a vu de plus en plus de cas chez des voyageurs, des homosexuels
masculins et des usagers de drogues. Or, le risque de complication est plus
élevé chez l’adulte" précise le Pr. Trichet. Face à cette évolution, les
carences des systèmes de surveillance ont été soulignées. Pour y remédier,
tout nouveau cas doit désormais être notifié à la Direction départementale des
affaires sanitaires et sociales (Ddass) par le médecin traitant ou le
laboratoire qui en fait le diagnostic. L’analyse de ces données conduite par
l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) devrait permettre de localiser
précocement des épidémies départementales et de mettre en oeuvre des mesures
de contrôles adaptées. Par ailleurs, une meilleure connaissance de l’impact
réel de cette maladie en France pourrait aboutir à de nouvelles stratégies
vaccinales. Disponible depuis 1992, un vaccin efficace à 95 % pour une durée
de 10 à 20 ans est actuellement recommandé pour les adultes non immunisés et
les enfants âgés de plus d’un an voyageant en zone à risque, les jeunes des
internats des établissements et services pour l’enfance et la jeunesse
handicapée et les personnes exposées à des risques particuliers, les patients
infectés chroniques par le virus de l’hépatite B ou porteurs d’une maladie
chronique du foie, les homosexuels masculins.
En fonction des données liées à la déclaration obligatoire, ce vaccin pourrait
demain être proposé systématiquement aux enfants, comme c’est actuellement le
cas aux Etats-Unis et en Israël.
David Bême
Hépatite A : qui vacciner
?
L'hépatite A frappe chaque année plusieurs
millions de personnes chaque année à travers le monde, certains pays sont plus
à risques que d'autres. Aussi la vaccination recommandée en France pour
certaines populations est également conseillée aux voyageurs séjournant en
zone d'endémies.
L'hépatite A est une maladie du foie généralement bénigne pour les enfants
mais très invalidante pour les adultes. On peut néanmoins l'éviter grâce à la
vaccination. Après une période d'incubation de 3 à 5 semaines, cette infection
virale se manifeste par des symptômes semblables à ceux de la grippe,
accompagnés de douleurs abdominales et parfois d'une jaunisse. Dans de rares
cas de complications, elle peut entraîner la mort.
De
nouvelles recommandations sanitaires
Nouveauté 2004, le vaccin contre l'hépatite A est aujourd'hui recommandé aux
patients porteurs d'une maladie chronique du foie. Jusqu'alors cette
vaccination était limitée à certains groupes à risques.
Parmi eux :
* Les personnels des crèches, des établissements pour enfants et jeunes
handicapés ;
* Les personnels de traitement des eaux usées ;
* Les personnels de cuisine des restaurations collectives ;
* Les professionnels de santé ;
* Les homosexuels masculins ;
* Et enfin les toxicomanes par voie intraveineuse.
La vaccination consiste en deux injections intramusculaires (respectez entre
15 et 30 jours d'intervalle) suivies d'un rappel entre six mois et un an
après.
L'immunité acquise est efficace pendant près de 10 ans.
Un
vaccin pour les voyageurs
Le virus de l'hépatite A circulant plus volontiers dans les pays aux
conditions d'hygiène précaire, les voyageurs sont également invités à se faire
vacciner. Le vaccin doit être fait au moins 15 jours avant le départ avec un
rappel 6 mois plus tard pour étendre la protection à 10 ans. La vaccination
peut être pratiquée à partir de l'âge d'1 an. Pour les nourrissons de moins
d'1 an amenés à se rendre dans une zone à risques, on recommande l'utilisation
d'immunoglobulines, efficaces 4 à 6 mois.
En voyageur averti, même si vous êtes vacciné, évitez de consommer des
aliments crus et de l'eau dont vous ne connaissez pas la provenance. Une
turista peut aussi vous gâcher vos vacances…
Aude Maréchaud
Sources : BEH : 28/29 -2004
BEH : 26/27 - 2004
Hépatite A : le plus souvent
bénigne
L'hépatite virale… Maladie bénigne ou maladie
grave ? En pratique, cela dépend du virus en cause et de la forme de la
maladie. S'il s'agit d'une hépatite A, la maladie peut être longue et à
l’origine d’une grande fatigue. Sauf exception, la guérison sera
complète.
L'hépatite A est la plus fréquente des hépatites virales. Elle est due au
virus de l'hépatite A (VHA), qui provoque des lésions inflammatoires du foie.
On compte 10 000 à 30 000 nouveaux cas par an en France.
Attention à respecter quelques règles d’hygiène
La contamination est dite feco-orale : contamination des mains ou des aliments
par les selles d'un sujet atteint. En pratique, elle se fait par l'eau ou les
aliments contaminés (mollusques, crustacés, fruits, légumes…).
Hépatite ALes voyages dans des pays en voie de développement sont à risque
compte tenu du faible niveau d’hygiène : Afrique, Asie, Europe de l'Est,
Amérique centrale ou Amérique du Sud. L'hépatite A ne se transmet que très
rarement par voie sexuelle ou sanguine, contrairement aux autres types
d'hépatite.
Des
symptômes parfois absents
Certaines hépatites A passent inaperçues, notamment chez l'enfant : le sujet
ne se sent pas malade, mais des examens sanguins permettent de trouver des
anticorps, témoins d’un contact avec le virus.
Peu spécifiques, les symptômes quand ils existent sont variés : fatigue, maux
de tête, douleurs abdominales, nausées, anorexie, douleurs articulaires et
urticaire. Puis, 15 à 45 jours après le contact avec le virus survient
l'ictère (jaunisse) : le patient a la peau et les yeux jaunes, ses urines sont
peu abondantes et foncées. Le diagnostic est affirmé par les examens
biologiques : les enzymes hépatiques sont élevées, et la présence d’anticorps
anti-HAV permettent de caractériser une hépatite à virus A.
La jaunisse (phase ictérique) dure généralement 2 à 6 semaines, pendant
lesquelles la fatigue et les nausées persistent. Le patient perd souvent
quelques kilos. Enfin progressivement le patient retrouve ses couleurs
habituelles et l'appétit revient. Dans certains cas, la maladie se prolonge
quelques mois, mais elle devient jamais chronique (contrairement à d'autres
formes d'hépatite), et la guérison est complète. La majorité des patients ne
sont pas hospitalisés, et la moyenne des arrêts de travail est autour d'un
mois. En général, plus le patient est âgé, plus la maladie peut être sévère et
de longue durée.
Dans de très rares cas, l'hépatite A peut être très grave (forme fulminante),
elle se traduit alors par des troubles de conscience puis un coma. Le patient
doit être hospitalisé en urgence.
Un
vaccin efficace à 100 %
Il n'y a pas de traitement dans la forme classique. Le repos est conseillé,
mais n'a pas besoin d'être strict. Une alimentation normale peut être
maintenue pendant la phase aiguë, en revanche la consommation d'alcool est
totalement interdite. Il faudra également éviter, si possible, les médicaments
présentant une toxicité pour le foie.
La meilleure prévention de l'hépatite A repose sur l'hygiène : il faut
toujours bien se laver les mains et éviter de consommer de l'eau non traitée,
des boissons contenant de la glace, des crustacés et des coquillages crus, des
fruits et des légumes crus lors des voyages dans les pays en voie de
développement.
Une vaccination est conseillée aux voyageurs, elle est en général bien tolérée
mais peut parfois entraîner de la fièvre et des maux de tête. On propose en
général une vaccination au moins quinze jours avant le départ, puis un rappel
à un an. Les grands voyageurs se feront ensuite vacciner tous les dix ans. Les
patients ayant fait un épisode d'hépatite A sont immunisés à vie et n'ont pas
besoin d'être vaccinés.
Dr Christine Bouchet
Hépatite B : une exception
française
Début 2005, une étude préliminaire de
l'Institut de Veille sanitaire révèle que les cas d'hépatite B aurait doublé
en dix ans. Pourtant, un vaccin efficace a été mis au point par des équipes
françaises depuis plus de 20 ans. Mais la controverse, qui l'entoure en a
limité l'usage. Comment réagir ? Qui doit se faire vacciner ?… Les réponses
avec Doctissimo.
Zoom sur un virus
dangereux
Chez 5 % des personnes contaminées, une hépatite chronique apparaît et peut
entraîner pour une personne sur cinq à une cirrhose. Cent fois plus contagieux
que le virus du sida, le virus de l'hépatite B fait partie des dix virus les
plus redoutables du monde. On compterait en France 300 000 porteurs chroniques
de l'hépatite B.
L'hépatite virale B est une maladie grave, qui
peut évoluer en infection chronique. Ce risque est d’autant plus important que
la personne atteinte est jeune. Le germe coupable fait partie des dix virus
les plus redoutables du monde.
L'hépatite B est due à un virus qui provoque des lésions inflammatoires du
foie. La contamination se fait surtout par voie sexuelle, mais également par
voie sanguine (aiguilles contaminées, notamment chez les toxicomanes, lors de
tatouages ou de piercing…), et plus rarement de la mère à l’enfant lors de
l’accouchement. Le virus est fortement contagieux, 100 fois plus que le virus
HIV. D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, il y aurait 350 millions de
porteurs du virus dans le monde. Les zones de forte endémie (zones où la
maladie est très présente) concernent principalement le continent africain et
l’Asie du Sud-Est.
Les
symptômes, pas toujours présents
Dans deux tiers des cas, l’hépatite B passe inaperçue. Le diagnostic est fait
à l’occasion d’un test systématique, ou suite à une fatigue inexpliquée.
Hépatite BComme toutes les hépatites, les symptômes, lorsqu’ils sont présents
regroupent la fatigue, les maux de tête, les douleurs abdominales, les
nausées, l’anorexie, puis un ictère (jaunisse) deux mois environ après le
contact avec le virus. Dans ce cas, le patient a la peau et les yeux jaunes,
ses urines sont peu abondantes et foncées. Les analyses biologiques montrent
une augmentation importante des enzymes hépatiques (transaminases).
L’amaigrissement peut être important.
Rarement (moins d’1 cas sur 100), le début est beaucoup plus brutal : c’est
l’hépatite fulminante qui se traduit d’emblée par des troubles de conscience
puis un coma. C’est une urgence vitale.
Que l’hépatite se soit manifestée ou pas, 9 patients sur 10 vont guérir
spontanément, tandis que 1 sur 10 évoluera vers une hépatite chronique. Dans
ce cas, l’inflammation du foie se poursuit à bas bruit, et le risque est
l’apparition à long terme d’une cirrhose, puis d’une insuffisance hépatique ou
d’un cancer du foie potentiellement mortel. De plus, le patient reste porteur
du virus. Il est donc contagieux pour ses proches, qui doivent prendre un
certain nombre de précautions : pas de partage des affaires de toilette,
protection des rapports sexuels, etc.
Quel
traitement ?
L’hépatite aiguë B n’a pas de traitement spécifique. Le patient devra
absolument arrêter la consommation d’alcool et de médicaments potentiellement
toxiques pour le foie. Dans le cas d’une contamination sexuelle, il faut
également penser à dépister et à traiter d’autres MST.
Le traitement de l'hépatite B chronique active repose sur l'interféron alpha,
des analogues nucléosidiques (lamivudine) et des analogues nucléotidiques
(adefovir dipivoxil). Si le patient répond au traitement, celui-ci peut
stabiliser l'infection et prévenir les lésions. Mais actuellement, la guérison
reste toujours impossible. D'autres traitements et des associations
d'anti-viraux sont actuellement à l'étude.
Au stade de cirrhose, seule la transplantation peut apporter un espoir de
survie.
Mieux
vaut prévenir que guérir
Mieux vaut prévenir que guérir
L’hépatite B doit avant tout être prévenue : rapports sexuels protégés,
utilisation d’aiguilles stériles pour les injections…
Les professionnels de santé, qui peuvent être contaminés par des aiguilles
souillées, sont systématiquement vaccinés (vaccination obligatoire). Une
personne non immunisée ayant été en contact avec le virus recevra des
immunoglobulines et une vaccination.
La vaccination est enfin recommandée en France chez les nourrissons dans leur
première année de vie et chez les personnes à risques (usagers de drogues
intra-veineuses, personnes ayant des partenaires multiples ou voyageant
fréquemment en zone d’endémie).
Le vaccin avait été particulièrement médiatisé il y a quelques années car on
l’accusait d’être responsable de certains cas de sclérose en plaques. De
nouvelles études ont finalement réfuté cette association entre la vaccination
et cette maladie neurologique, et à l’heure actuelle la vaccination reste
recommandée chez les nourrissons.
Dr Christine Bouchet
Hépatite B : 300 000 personnes infectées
300 000 Français sont contaminés par le virus de l'hépatite B. Ce chiffre a
doublé en dix ans. Tel est le constat alarmant d'une enquête de l'Institut de
Veille Sanitaire. Au-delà des polémiques, ces résultats soulignent l'inertie
française face à la vaccination contre ce virus très contagieux.
L'enquête nationale sur l'hépatite B menée par l'Institut de Veille Sanitaire
(InVS) en 2003/2004 a enfin révélé ses résultats. Réalisée auprès de plus de
14 000 personnes âgées de 18 à 80 ans affiliés au régime général de
l'assurance maladie, cette étude a pu fournir de nouvelles estimations des
épidémies dues aux virus des hépatites.
Deux fois plus de cas en dix ans !
Hépatite B vaccin vaccinationCombien de personnes sont infectées par le virus
de l'hépatite B ? Les dernières enquêtes dataient du début des années 1990 et
depuis dix ans, on pensait que 150 000 personnes étaient touchées. Mais 13
février 2005, l'InVS rendait public les premiers résultats d'une nouvelle
enquête. Et la surprise fut de taille, la proportion de personnes touchées est
estimée à 0,68 %, ce qui est nettement supérieur à ce qui était supposé
jusqu'à maintenant (0,2 à 0,4 %). Si l'on extrapole ces chiffres à la
population française, le nombre de porteurs chroniques de l'hépatite B serait
de l'ordre de 300 000. Comme le précise le communiqué du Collectif Hépatites
Virales (CHV)1,2, "le constat est glaçant : de 150 000 personnes touchées
environ au début des années 1990, on atteint les 300 000 aujourd'hui ! Soit un
chiffre qui a doublé en 10 ans !".
Cynthia Benkhoucha de l'association Aides membre du Collectif Hépatites
Virales, avoue sa colère alors que les associations multiplient les messages
d'alerte depuis plusieurs années. "Bien entendu deux interprétations de ces
chiffres sont possibles : soit il y a eu effectivement un doublement des cas
en dix ans soit les enquêtes des années 1990 n'étaient pas aussi fiables que
cette dernière estimation. Toujours-est-il qu'actuellement, il y a deux fois
plus de personnes infectées que prévu !".
Les
18-29 ans parmi les plus touchés
Parmi les porteurs chroniques, les personnes les plus touchées sont celles qui
sont déjà les plus exposées à un risque de contamination virale : personnes
ayant des partenaires sexuels multiples, consommateurs de drogues, personnes
incarcérées, personnes d'origine d'Afrique subsaharienne, etc.
Mais d'autres caractéristiques ont également été soulignées. "La tranche
générationnelle des 18-29 ans est l'une des tranches d'âge les plus touchées
par l'hépatite B. Près de 1 % (0,93 %) de cette tranche d'âge serait porteurs
chroniques du virus. C'est la génération la plus concernée avec celle des
50-59 ans (0,99 %). Chez les hommes, la proportion est estimée à 1,19 % et
chez les femmes il est de 0,16 %. La distribution par âge diffère selon le
sexe : chez l'homme, ce sont les classes d'âge jeunes (avant 40 ans) et celle
de 50-59 ans qui sont les plus touchées. Pour les femmes, la proportion est du
même ordre de grandeur selon l'âge, sauf pour la classe d'âge de 50 à 59 ans
où elle est la plus élevée.
Enfin, on trouve un lien fort entre précarité et hépatite B. Parmi les
bénéficiaires de la CMU en situation précaire, toutes classes d'âge
confondues, 2,06 % sont des porteurs chroniques du virus" nous précise Cynthia
Benkoucha. Face à ces chiffres, on peut se demander si l'abandon des campagnes
de vaccination n'est pas en relation directe avec la contamination des plus
jeunes… Seul point positif, près de la moitié des personnes touchées (49 %)
sont conscientes de leur statut alors qu'aucune campagne de dépistage n'a
réellement été menée.
Se gardant de toute interprétation hâtive, le Collectif Hépatites Virales
entend simplement rappeler qu'alors que "l'immobilisme et le silence
institutionnel persistent, des personnes continuent à se contaminer dans
l'indifférence des pouvoirs publics".
Réagir face à un réel problème de
santé publique
Contre l'hépatite B, un vaccin efficace existe. Face à la polémique qui a
entouré ce produit, une conférence de consensus sur la vaccination s'est tenue
en septembre 2003, confirmant le bénéfice du vaccin chez les personnes les
plus exposées. Ces recommandations ont même été re-confirmées lors d'une
audition publique d'experts en novembre 2004. Pourtant, la France est le seul
pays à cultiver une étonnante inertie vis-à-vis de la vaccination contre
l'hépatite B. "Malgré ces différentes recommandations, rien n'a été fait. Le
Collectif hépatites Virales ne veut pas prendre position sur le possible
risque qui entoure le vaccin de l'hépatite B. Nous ne demandons pas que tout
le monde aille se faire vacciner mais que chaque jeune adulte soit informé des
bénéfices de la vaccination. Même si ce risque existait, il est beaucoup moins
important que les bénéfices attendus. Notons par ailleurs que nulle part
ailleurs en Europe, une telle polémique n'existe" commente Cynthia Benkoucha.
Le CHV demande ainsi que plusieurs actions soient rapidement entreprises :
* La diffusion de campagnes de prévention ciblées en direction des
personnes les plus exposées ;
* Une meilleure information du public en général et des professionnels de
santé ;
* Une relance de la vaccination des nourrissons pour qui aucun danger n'a
jamais été avancé3 ;
* Un rattrapage au cas par cas de la vaccination chez les personnes les
plus exposées, dans le cadre d'une consultation médicale.
Beaucoup de ces propositions avaient déjà été avancées par la conférence de
consensus en septembre 2003. Mais depuis, aucune action n'a été entreprise par
les autorités sanitaires. Pourtant, la situation n'est plus la même
aujourd'hui, comme le rappelle en conclusion Cynthia Benkoucha "Il y a
aujourd'hui 300 000 porteurs de l'hépatite B. Ce qui représente un réservoir
épidémique énorme et un réel problème de santé publique. Il est aujourd'hui
grand temps de réagir !".
Des propositions du comité stratégique de lutte contre les hépatites devraient
être prochainement remises au Ministre de la santé. Parallèlement, des
analyses complémentaires devront être mises en oeuvre dans les semaines et les
mois à venir afin de préciser les principaux facteurs de risque et les
meilleures modalités de dépistage.
Un virus
dangereux
Le vaccin contre l'hépatite B a été mis au point par des équipes françaises il
y a plus de 20 ans et la France a aujourd'hui la plus mauvaise couverture
vaccinale des pays riches. Or l'hépatite B est une maladie qui se transmet
très facilement. Le virus est présent dans le sang, dans le sperme, dans la
salive. L'hépatite B est une maladie grave et répandue.
Parmi les personnes touchées par cette pathologie :
* Près d'une personne sur cent va développer une hépatite fulminante qui
risque d'être mortelle en l'absence d'une transplantation hépatique dans des
délais très courts ;
* Près d'une personne sur dix va développer une hépatite chronique qui
évoluera dans un cas sur deux vers une cirrhose et/ou un cancer du foie
* Les personnes vivant avec le VIH ont un risque accru de développer une
hépatite chronique et, pour eux, l'évolution vers la cirrhose est beaucoup
plus rapide ;
* Dans tous les cas, une hépatite chronique est une maladie
contraignante.
Source : Extrait du
communiqué du communiqué du CHV du 15 septembre 2004
[b]Hépatites B et C : une priorité de santé publique
Début décembre 2005, le Ministre de la santé annonçait une série de mesures
contre les hépatites B et C. Largement inspirées par le rapport du Comité
stratégique du programme national hépatites virales, ces actions devraient
renforcer la prévention et améliorer la prise en charge des populations les
plus à risque.[/b]
En avril 2003, le Ministre de la santé créait le Comité stratégique du
programme national hépatites virales afin de suivre et d’évaluer les actions
entreprises dans le cadre du programme de lutte contre les hépatites. En
décembre 2005, il remet au Ministre de la santé Xavier Bertrand, un véritable
plan de lutte contre ces ennemies du foie.
| Citation: | Rappels sur les hépatites B et C en
France
L’hépatite C : 4 à 5 000 contaminations chaque année, 500 à 600 000 personnes
atteintes, et 3 000 à 3 500 décès par an. Cette infection, qui se transmet
surtout par le sang, ne peut être évitée par aucun vaccin. En revanche, elle
se traite de manière efficace par des médicaments antiviraux et se guérit dans
plus de la moitié des cas. Actuellement, plus de 45 000 des porteurs
chroniques du virus de l’hépatite C sont atteints de cirrhoses et parmi eux,
plus de 2 000 personnes sont affectées par un cancer du foie.
L’hépatite B : 500 nouveaux cas chaque année, 300 000 personnes sont atteintes
de la forme chronique, 1 000 à 1 500 décès par an. Elle se transmet par le
sang, mais aussi par voies sexuelles. Surtout, il n’existe à ce jour aucun
traitement véritablement efficace contre l’hépatite B, seul un vaccin est
disponible pour s’en prémunir en cas d’exposition. |
Le Ministre a ainsi rappelé que certaines populations sont particulièrement
exposées aux risques : les usagers de drogues pour les deux virus et pour
l’hépatite B, les personnes ayant des pratiques sexuelles à risque, les
voyageurs qui séjournent dans les pays où l’infection est fréquente (Asie et
Afrique Subsaharienne) et les professionnels de santé. Le plan de lutte
ministériel les concerne donc en priorité.
Hépatite C : faciliter l’accès
de soins aux usagers de drogues
Pas moins de 50 à 70 % des usagers de drogues par voie veineuse et
intra-nasale sont contaminés par le virus de l’hépatite C. Ces patients le
plus souvent jeunes sont infectés par un type de virus qui répond bien au
traitement (dans 50 à 80 % des cas). Mais seulement moins d’un sur cinq est
actuellement traité. Le Ministre entend doubler ce nombre. Pour atteindre cet
objectif, l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (Inpes)
diffusera en 2006 des outils de prévention ciblée en partenariat avec les
associations d’usagers de drogues. Par ailleurs, chaque établissement
accueillant des toxicomanes devra formaliser une "stratégie de sensibilisation
au virus de l’hépatite C" et établir une convention avec un Centre de
Dépistage Anonyme et Gratuit ou un laboratoire d’analyse pour faciliter le
dépistage. Pour réduire le délai entre le dépistage et le traitement, les
laboratoires d’analyse effectueront en même temps les deux tests nécessaires
au diagnostic (test virologique et test de recherche de l’ADN viral).
Une fois la contamination confirmée, le médecin de ville remettra le dépliant
de l’Inpes "Hépatite C-un dépistage positif : que faire ?" et pourra alors
orienter le patient vers l’hépato-gastro-entérologue pour déterminer le
traitement adéquat, puis il assurera son suivi. La volonté du ministre est de
replacer le médecin de ville au coeur d’un parcours coordonné de soins autour
du malade, réservant le recours hospitalier aux cas les plus sévères.
Rappel de la vaccination contre l’hépatite
B
Le Ministre a rappelé les dangers de l’hépatite B qui reste la troisième cause
de transplantation. "Or, s’il n’existe à ce jour aucun traitement
véritablement efficace, un vaccin est disponible pour s’en prémunir en cas
d’exposition et la plupart des cas observés auraient pu en bénéficier"
insiste-t-il.
Dès 2006, différents outils sur les risques de l’injection et les moyens de
s’en prémunir seront diffusés dans les lieux et auprès des professionnels
fréquentant les usagers de drogues.
Par ailleurs, pour toutes ces personnes à risque, des campagnes de
sensibilisation à la vaccination seront entreprises en direction des personnes
particulièrement exposées au risque du VHB (personnes aux partenaires sexuels
multiples, usagers de drogue, sujets au contact d’autres personnes atteintes
de l’hépatite B, professionnels de santé, nouveau-né de mère infectée par le
virus). Des rappels des bonnes pratiques seront également destinés aux
professionnels de santé. Affirmant que la lutte contre ces hépatites était une
priorité de santé publique, le Ministre a assuré que ces mesures seraient
mises en oeuvre et évaluée par le comité stratégique.
David Bême _________________ MissDuCube <3 Bave
°* Déesse de la Nuit & de la Teuf °* --->NFC<---
Dernière édition par MissDuCube le Sam Juin 09, 2007 7:40 pm; édité 6 fois |
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MissDuCube Suprème actif


Sexe:  Inscrit le: 28 Aoû 2005 Messages: 8505 Localisation: Belgique - Mons
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Posté le: Ven Juin 08, 2007 9:55 pm Sujet du message: |
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Herpès _________________ MissDuCube <3 Bave
°* Déesse de la Nuit & de la Teuf °* --->NFC<--- |
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MissDuCube Suprème actif


Sexe:  Inscrit le: 28 Aoû 2005 Messages: 8505 Localisation: Belgique - Mons
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Posté le: Ven Juin 08, 2007 9:56 pm Sujet du message: |
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Mycose et
papillomavirus _________________ MissDuCube <3 Bave
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MissDuCube Suprème actif


Sexe:  Inscrit le: 28 Aoû 2005 Messages: 8505 Localisation: Belgique - Mons
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Posté le: Ven Juin 08, 2007 9:56 pm Sujet du message: |
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Syphilis _________________ MissDuCube <3 Bave
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MissDuCube Suprème actif


Sexe:  Inscrit le: 28 Aoû 2005 Messages: 8505 Localisation: Belgique - Mons
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Posté le: Ven Juin 08, 2007 9:57 pm Sujet du message: |
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Chlamydiae _________________ MissDuCube <3 Bave
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MissDuCube Suprème actif


Sexe:  Inscrit le: 28 Aoû 2005 Messages: 8505 Localisation: Belgique - Mons
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Posté le: Ven Juin 08, 2007 11:09 pm Sujet du message: |
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| Bitteulsse (Beatles) a
écrit: |
[Mode exorcisme ON] Gentillefille, sort de ce corps ![Mode exorcisme
OFF] |
Non c'est pas ça mais j'ai lu des ado qui ont fait "un peu n'importe quoi" sur
ce forum donc je me suis dis que peut-être si je pouvais aidée d'autre à faire
un peu plus attention, à connître les risques et tout.
Je fais une tite BA en quelques sortes
Pour une fois que je fais
pas ma sale gueule, vous allez pas vous en plaindre si ?  _________________ MissDuCube <3 Bave
°* Déesse de la Nuit & de la Teuf °* --->NFC<--- |
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Bitteulsse (Beatles) Super actif

Sexe:  Inscrit le: 29 Sep 2005 Messages: 2846 Localisation: Région parisienne
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Posté le: Ven Juin 08, 2007 11:15 pm Sujet du message: |
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Excuse-moi, j'ai doublement fauté là-dessus.
Premièrement parce-que j'ai sous-entendu que le trop plein d'information est
une forme de boulet-titude et deuxièmement parceque j'ai (encore une fois)
pris Gentillefille comme bouc-émissaire (Le vilain messieur que je suis).
J'ai donc pris la peine de supprimer mon message qui n'était qu'un vile
réflexe.
Désolé. Tu as raison d'informer la "Genaisse" sur les risques d'attraper le
vih.
Peut-êtrer qu'il vaut peut-être mieux TROP informer que pas assez.
EDIT : Cependant je souhaites bon courage à ceux qui voudront prendre la peine
de lire ce topic EN ENTIER. _________________ "Life is what happens to you when your busy making other plans". - John LENNON |
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Invité Invité
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Posté le: Ven Juin 08, 2007 11:50 pm Sujet du message: |
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J'avais crée un sujet sur le sida & IST (MST est un terme à banir)
Mais comme je trouve le sujet de MissDuCube plus complet que les anciens je
vais donc les verrouiller.
Donc Bravo MissDuCube cependant change le terme MST en IST |
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morie Membre


Sexe:  Inscrit le: 02 Juin 2007 Messages: 139 Localisation: laval [québec]
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Posté le: Sam Juin 09, 2007 12:41 am Sujet du message: |
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| Ez3ki3l a
écrit: | ''(MST est un terme à
banir)''
''Donc Bravo MissDuCube cependant change le terme MST en
IST'' |
comment sa ITS[infection transmise sexuellement , je c'est] a place
MTS[Maladie transmise sexuellement]. Comment sa qui on changé ?? [Inculte
désoler LOL] _________________
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Invité Invité
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Posté le: Sam Juin 09, 2007 12:57 am Sujet du message: |
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Je sais que maintenant le changement est obligatoire tout comme on ne devrait
plus dire personne handicapée mais personne à mobilitée réduite |
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morie Membre


Sexe:  Inscrit le: 02 Juin 2007 Messages: 139 Localisation: laval [québec]
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Posté le: Sam Juin 09, 2007 5:07 am Sujet du message: sdf |
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=/ Hé bien ... _________________
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Invité Invité
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Posté le: Sam Juin 09, 2007 9:15 am Sujet du message: |
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Au cas ou c'est nece | | |