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*** TOUT LES MOYENS DE CONTRACEPTION ***

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MissDuCube
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MessagePosté le: Ven Juin 08, 2007 7:43 pm    Sujet du message: *** TOUT LES MOYENS DE CONTRACEPTION *** Répondre en citant



Après avoir lu ici même que beaucoup de "jeunes" ne se protègent pas pour leur première expérience sexuelle, je me suis dis qu'il serait gré de rappeler :

1) Les moyens de contraception

2) Les différentes maladies sexuellement transmissibles

Alors je ne pense pas avoir la science infuse pour ce sujet mais je pense que c'est important pour tout le monde, en espérant que ça fasse reflechir certain(e)s le jour J

Et biensure : Merci Doctissimo

Les moyens de contraception

Le préservatif masculin :

Préservatifs, capotes, condoms… Quel que soit le nom que vous lui attribuez, sachez que c’est le seul moyen de contraception, qui empêche la contamination par le sida ou par une autre Maladie Sexuellement Transmissible (MST). Les autres moyens de contraception (pilule, ovule, stérilet…) vous permettent uniquement d’avoir des rapports sans risque de grossesse. Alors, pour des relations plus agréables car plus protégées, à vos capotes !

Comment procéder ?

1 – N.F. No Fear
* Vérifiez que l’emballage est intact et que la date de limite d’utilisation n’est pas dépassée.
* Vérifiez également que le préservatif présente la norme NF ou CE, attestant de la conformité aux normes françaises ou européennes.
* Ouvrez l’emballage avec précaution pour ne pas abîmer le préservatif. Avec les doigts ! Pas avec les dents… un peu de contrôle ! Veillez à ne pas endommager les préservatifs avec vos ongles, vos bagues ou tout autre objet coupant.

2 – Get up ! Stand up !
Evitez tout contact entre le pénis et le corps du partenaire, car il arrive qu’une goutte de sperme s’écoule avant l’éjaculation. Ne mettez le préservatif que quand le pénis est en érection.

3 – De la pratique !
Vérifiez que la partie à dérouler se trouve à l’extérieur.
Pincez l’extrémité du préservatif (le réservoir) afin d’en chasser l’air.
Placez-le au bout de votre sexe et déroulez le jusqu’à la base du pénis en érection tout en maintenant le réservoir.
La sensation bizarre, que vous éprouvez actuellement s’estompera, après en avoir utilisé plusieurs.

4 – Un lubrifiant non-gras
Pour faciliter la pénétration et améliorer la protection, il est recommandé d’utiliser un gel lubrifiant non-gras à base d’eau.
Ne prenez pas ce qui vous tombe sous la main : pas de beurre, vaseline, pas de crème de soins. Et si l’huile peut être utile pour votre voiture ou vos salades, elle n’est pas un ingrédient des recettes de l’amour.
Les corps gras abîment le préservatif, le rendent poreux et donc perméable.

5 – Pas d’évasion
Vérifiez pendant l’acte que le préservatif reste en place. Si ce n’est pas le cas, mettez un nouveau préservatif.

6 – Un dernier effort
Enfin, retirez-vous avant la fin de l'erection. Ensuite, avec un mouchoir en papier, enlevez le préservatif usagé et jetez-le à la poubelle (pas dans la cuvette des toilettes !).

Où l’acheter ?

Seules vos habitudes peuvent guider votre choix : dans une grande surface, une pharmacie, un distributeur ou même dans votre petite épicerie de quartier… si, si, allez voir !
Vous trouverez des distributeurs automatiques dans les boîtes de nuits, sur les façades des pharmacies, dans les stations de métro et dans certains lycées, résidences universitaires, etc.
La qualité ne varie pas en fonction du lieu d’achat.
Quel que soit l’endroit choisi, vous devez néanmoins contrôler que figure sur l’emballage l’inscription NF ou CE. Ces sigles constituent une garantie de qualité, elles attestent du respect du produit à des normes françaises ou européennes.

Si t’es cap’, t’es capote !

"EUUUUHHH….ummm….ggg". Au moment d’aborder le sujet, vos paroles ont tendance à ressembler étrangement aux dialogues de "La guerre du feu"….
Peur de casser l’ambiance ?
Ne rien dire serait la pire chose à faire.Préférer le risque de piquer un fard à celui d’attraper ou de transmettre une MST ou d’avoir une grossesse non désirée. Si vous partagez suffisamment de complicité avec votre partenaire pour lui faire l’amour, vous devriez sans problème pouvoir lui parler de protection. Il ou elle ressent certainement les mêmes choses que vous.
Ensuite, laissez libre cours à votre imagination, depuis le circonstancié "Ca tombe bien, j’ai acheté des préservatifs", l’informatif Ce serait plus sûr pour nous deux si on utilisait un préservatif", le romantique "Si tu m’aimes, utilise un préservatif", l’imaginatif "Et maintenant, le passeport pour le septième ciel…" jusqu’au nécessaire "Un préservatif, sinon rien". Même si vous avez entièrement confiance l’un dans l’autre, pensez à votre partenaire… et aussi à ses partenaires avant vous ; une seule infection, et cette belle confiance ne vous protégera plus. En vous protégeant systématiquement, vous ne casserez pas le romantisme, bien au contraire la protection est une marque de respect, une preuve d’amour.

Quelques marques de capotes ?

Durex Avanti
Durex Comfort XL
Durex Contour
Durex Elite
Durex Excita
Durex Fiesta mix
Durex Gossamer extra
Durex Jeans
Durex Love
Durex Mix
Durex Natural
Durex Performa
Durex PleasureMax
Durex Sensation
Durex Tropical

Hansaplast Finesse
Hansaplast Fruits
Hansaplast Long pleasure
Hansaplast Natural
Hansaplast Stimulating

Manix Contact 003
Manix Crystal
Manix Endurance
Manix Futur 003
Manix Hot
Manix Infini 002
Manix Intense
Manix King size 003
Manix Play
Manix Super
Manix Variety
Manix Xtra pleasure

Protex Anatomic rose
Protex Azur
Protex Classic green
Protex Classic naturel
Protex Extra-large
Protex Frutti
Protex Original
Protex Pullon
Protex Selection
Protex Stimulève

Soft Extase
Soft Extrême
Soft Rider
Soft Space
Soft Supersafe natural
Soft Supersafe vanille
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Dernière édition par MissDuCube le Ven Juin 08, 2007 9:46 pm; édité 3 fois
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MessagePosté le: Ven Juin 08, 2007 7:51 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La pilule :

Superstar et symbole de la révolution sexuelle, la pilule est entrée dans les moeurs et dans les sacs à main de la plupart des femmes.

Qu'est-ce que la pilule ?

Il s'agit d'un produit empêchant toute grossesse non désirée, même en cas de rapports sexuels : c'est un contraceptif. Son action est réversible à l'arrêt de la prise.

Son utilisation est facile, efficace et sans danger pour la femme si les contre-indications sont respectées.

C'est une association de deux hormones très proches des hormones naturelles de la femme : l'ostrogène et la progestérone.


A quoi ressemble la pilule ?

Ce sont des boîtes de 21 ou 22 comprimés (plaquette). On utilise une plaquette par cycle (et donc par mois).

La pilule est-elle dangereuse ?

Non.
Contrairement à certaines idées reçues la pilule n'est pas dangereuse.
Elle ne rend pas stérile et ne donne pas de cancer ou de maladie.
Rappelons également que les enfants issus de femmes ayant pris la pilule pendant des années sont normaux.

Des millions de femmes utilisent la pilule dans le monde et c'est le premier mode de contraception en France.


Peut-on fumer et prendre la pilule ?

L'association tabac/pilule est très mauvaise.
Elle accentue gravement le risque cardiovasculaire (infarctus du myocarde, thrombose).
Pratiquement tous les accidents graves sont liés à un tabagisme, même peu important.

Il faut diminuer la consommation de tabac le plus possible et si possible arrêter. Si vous êtes une grosse fumeuse, on ne vous prescrira pas la pilule.


La pilule fait-elle grossir ?

La pilule ne fait pas toujours grossir. Il y a des femmes qui maigrissent sous pilule mais c'est plutôt la prise de poids qui entraîne des plaintes des utilisatrices. Quant aux kilos "pris", quand elle est liée à la pilule, elle ne dépasse pas 1 kg.

La pilule est apéritive et peut amener à manger plus. Il faut alors surveiller son alimentation et ne pas se laisser aller à des excès alimentaires inconsidérés. Il n'y a pas de prise de poids sans excès de nourriture.

Les femmes ayant tendance à prendre du poids devront redoubler d'attention.


La pilule : comment ça marche ?

La pilule agit sur les 3 "verrous" de la contraception.

* Elle bloque l'ovulation : les ovaires sont "mis au repos" et il n'y a pas d'ovulation ;
* Elle empêche la nidation : l'endomètre est plus mince et est impropre à recevoir un éventuel embryon ;
* Elle rend la glaire cervicale hostile aux spermatozoïdes : la glaire du col de l'utérus est épaisse et empêche les spermatozoïdes de passer.


La pilule est-elle réellement efficace ?

Aucun moyen de contraception n'est sûr à 100 % mais la pilule est le moyen le plus fiable si elle est prise correctement.

Tous les échecs sont dus à une mauvaise utilisation.


L'action de la pilule est-elle parfaitement réversible ?

On prend la pilule quand on a besoin d'une contraception de longue durée (au moins quelques mois).

L'effet est réversible.
Il suffit d'arrêter la prise de comprimé pour retrouver sa fertilité antérieure.

90 % des femmes qui arrêtent la pilule pour avoir un enfant sont enceintes dans l'année.


Qui prescrit la pilule ?

Tous les médecins peuvent prescrire la pilule, mais ce rôle est plutôt celui des généralistes et des gynécologues.

On peut consulter un médecin à l'hôpital, en cabinet ou dans un centre de planning familial (pilule et consultation gratuites).


Comment se passe une consultation pour une prescription de pilule ?

Le médecin va d'abord vérifier par un interrogatoire médical que vous n'avez pas de contre-indications à la prise de pilule.

Votre poids et votre tension artérielle seront vérifiés.
Vous aurez un examen médical général succinct, un examen gynécologique avec réalisation d'un frottis cervical et un examen de la poitrine. L'examen gynécologique n'est pas du tout systématique chez les très jeunes femmes.

Le médecin vous prescrira un bilan biologique avec dosage de la glycémie, du cholestérol et des triglycérides.


Quelle est la surveillance d'une femme sous pilule ?

Vous devez voir votre médecin une à deux fois par an pour un examen clinique général (poids, tension, état général) et gynécologique (frottis de surveillance, seins).

Une prise de sang tous les deux ans environ permettra à votre médecin d'effectuer un bilan biologique. Le médecin vérifiera votre bonne tolérance à la pilule.


Comment prend-on la pilule la première fois ?

Vous devez prendre le premier comprimé le premier jour de vos règles puis un comprimé par jour jusqu'à la fin de la plaquette (21 jours). Si vous commencez le comprimé le matin, vous devez continuer le matin (idem si vous préférez le soir) à peu près à la même heure de la journée.
L'important est de prendre la pilule à un moment ou vous y pensez.
La pilule est efficace dès le premier jour si vous la prenez correctement.

Une fois la plaquette terminée, vous devez faire une interruption de 7 jours. C'est pendant cette période que vos règles arriveront.


Comment prend-on la pilule par la suite ?

Il faut commencer la deuxième plaquette au huitième jour d'interruption même si les règles ne sont pas terminées.
Vous reprenez donc 1 comprimé par jour pendant 21 jours pour arrêter encore 7 jours. Vous commencez la troisième plaquette au huitième jour et ainsi de suite.

Il est inutile de faire des périodes d'interruption "pour faire une pause ou pour mettre ses ovaires au repos". De telles idées constituent des aberrations, c'est même le meilleur moyen pour tomber enceinte.


Que faire en cas d'oubli ?

Si vous oubliez un comprimé, il faut le prendre au moment ou l'on s'en rend compte et prendre le comprimé du jour normal. Par exemple, je me rends compte à 8 heures que j'ai oublié mon comprimé de 20 heures de la veille. Je le prends donc à 8 heures et je prends mon comprimé normal à 20 heures. Le délai maximum de sécurité est de 12 heures pour la plupart des pilules. Attention! Pour les pilules microdosées, ce délai n'est que de 3 heures! Au delà, vous devez considérer que vous n'êtes plus protégée et donc utiliser un autre moyen de contraception jusqu'aux prochaines règles.

Si vous oubliez deux comprimés de suite, vous devez continuer votre plaquette jusqu'au bout et utiliser un autre moyen de contraception jusqu'à l'arrivée des règles. Si vous avez un rapport sur les deux jours d'oubli, vous pouvez utiliser la pilule du lendemain.


Que faire si vous saignez en dehors de la période d'interruption ?

Si le saignement survient au cours des premiers mois d'utilisation et qu'il est peu important, il faut patienter un peu afin que l'utérus s'habitue à la prise hormonale. Il ne faut pas interrompre la prise de pilule. Si les saignements persistent, il faut consulter votre médecin afin de changer de pilule.

Si le saignement survient après plusieurs mois ou années d'utilisation, il est préférable de consulter votre médecin. Il peut s'agir d'un effet secondaire du progestatif.


La pilule diminue-t-elle les douleurs de règles ?

Oui, car sous pilule la quantité de sang menstruel est moins importante, ce qui diminue d'autant les douleurs de règles. De plus, la pilule permet d'avoir un cycle régulier et de prévoir le moment des règles. La pilule ne modifie pas la taille des seins.

Y a-t-il des médicaments à ne pas prendre avec la pilule ?

Oui, certains médicaments diminuent l'effet contraceptif de la pilule :

* Les antituberculeux ;
*Les barbituriques ;
*Les antiasthmatiques.

N'hésitez pas à en parler à votre médecin.


La pilule après un accouchement ?

Si vous n'allaitez pas, vous pouvez commencer la pilule à l'arrêt du traitement stoppant la montée de lait (soit 3 semaines après l'accouchement) sans attendre le retour de couches.

Si vous allaitez, vous pouvez utiliser des microprogestatifs trois semaines après l'accouchement, à prendre en continu sans interruption.
Vous ne pouvez pas prendre une pilule classique car les oestro-progestatifs passent dans le lait maternel.

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MessagePosté le: Ven Juin 08, 2007 7:59 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Pas mal comme post Wink

(Par contre, qq infos peuvent varier d'une femme à l'autre, surtout concernant l'efficacité pour les douleurs des règles, qui ne marche pas pour toutes, malheureusement.. Sad )

Edit : je savais pas que les antihistaminiques diminuaient l'efficacité Confused Va falloir que j'en parle à mon nouveau gynéco.. Confused
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MessagePosté le: Ven Juin 08, 2007 8:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le Stérilet

Petit objet placé dans la cavité utérine, le dispositif intra-utérin (DIU) déclenche une réaction inflammatoire de la muqueuse utérine, alors incapable de recevoir l'ovule fécondé.

Deux types de contraception intra-utérine

Actuellement, deux types de contraception intra-utérine sont disponibles :

Dispositifs intra utérins au cuivre : Tous les dispositifs intra utérins (DIU) provoquent dans l'endomètre une réponse inflammatoire stérile dans la cavité utérine. Cette "réaction à un corps étranger" est toxique pour les gamètes, principalement les spermatozoïdes, et empêche ceux-ci de parvenir aux trompes de Fallope. En d'autres termes, le mécanisme d'action combine un effet anti-nidatoire (il empêche l'oeuf fécondé de s'implanter dans l'utérus) et une action précoce sur les spermatozoïdes et sur l'ovule. Le DIU au cuivre peut également être utilisé en tant que contraception d'urgence après un rapport non protégé sous réserve que la pose n'intervienne pas plus de 5 jours après l'ovulation

Dispositifs SIU hormonal au lévonorgestrel (Mirena®) : Mirena® est un DIU sans cuivre, qui libère, in utero une hormone (le lévonorgestrel) pendant au maximum 5 ans. Son mécanisme d'action combine à la fois l'action d'un DIU classique et celui d'une contraception progestative.

L'efficacité des DIU au cuivre et le SIU hormonal au lévonorgestrel est comparable. Compte tenu de la moins bonne tolérance et du coût plus élevé de ce dernier, les experts n'en recommandent l'utilisation qu'en cas de bénéfice complémentaire attendu, par exemple en cas de règles très abondantes (ménorragies fonctionnelles) et après recherche et élimination de causes organiques décelables ou de saignements importants avec les DIU au cuivre.

Pose et contre-indications

Les experts recommandent avant la pose d'un stérilet une hystérométrie pour déterminer la profondeur utérine. L'insertion est faite durant la première partie de cycle afin d'éviter d'insérer un DIU chez une femme qui pourrait être enceinte. Le stérilet peut être laissé dans la cavité utérine pendant 5 ans.

Couramment prescrite, l'administration d'antibiotique avant la pose n'est pas recommandée par les experts en raison de "la démonstration de son absence d'efficacité". En revanche, l'usage d'antalgiques avant la pose semble d'usage, notamment chez une femme nullipare (n'ayant jamais eu d'enfant) dans la mesure où le risque de douleur est plus élevé.



Contrairement à la pratique, le stérilet n'est pas réservé aux femmes ayant déjà eu des enfants. Il présente de plus l'avantage d'être très efficace, d'avoir une longue durée d'action et de ne présenter aucun risque cancéreux ou cardiovasculaire. Quelques contre-indications à sa pose existent cependant :

* Les antécédents ou l'existence de pathologies (dont certaines anomalies) utérines ou trophoblastiques ;
* Les pathologies vaginales récentes ou en cours, saignements vaginaux/génitaux inexpliqués ;
* Diverses situations à risque infectieux (MST, infection génitale haute…) ;
* Hypersensibilité à l'un des composants ;
* Post-partum (entre 48 h et 4 semaines) ;
* Grossesse suspectée ou avérée.

Pour les SIU hormonal au lévonorgestrel, les quelques contre-indications inhérentes à l'utilisation d'un progestatif sont également à prendre en compte (thrombose veineuse profonde/embolie pulmonaire actuelle, migraine avec symptômes neurologiques, cancer du sein actuel ou en rémission depuis moins de 5 ans, affections hépatiques, cardiopathie ischémique actuelle).

Beaucoup de préjugés

Malgré de nombreux avantages, les stérilets restent sous-utilisés par les femmes et peu proposés par les médecins. Et pour cause, ce moyen de contraception souffre d'une mauvaise réputation. Parmi les idées reçues, on l'accuse de favoriser les infections. Pourtant, selon les experts, le risque infectieux est principalement lié à la pose et le risque de maladie inflammatoire pelvienne est limité aux trois semaines qui suivent la mise place du stérilet. Cependant, ce risque pourrait être plus important chez les femmes ayant des partenaires multiples.

Autre idée reçue : le risque de stérilité. Là encore, les experts soulignent qu'aucun risque de stérilité tubaire n'a été démontré, y compris chez les femmes n'ayant jamais eu d'enfants. De même, le risque de grossesse extra-utérine est extrêmement faible.

Après avoir étudié la littérature scientifique sur le sujet, les experts plaident en faveur d'une réhabilitation de ce mode de contraception qui combine une très bonne efficacité et l'absence de risque cancéreux ou cardiovasculaire. Compte-tenu de sa faible utilisation en France, notamment chez les femmes jeunes, ils recommandent que "l'accès au DIU soit facilité, que son utilisation soit mieux connue et que ses bonnes pratiques de pose fassent l'objet d'un enseignement spécifique".

Source : Stratégies de choix des méthodes contraceptives chez la femme - Recommandations pour la pratique clinique - Anaes, Afssaps, Inpes - 7 décembre 2004

la fin d'une mauvaise réputation

Les dernières recommandations sur "les stratégies de choix des méthodes contraceptives chez la femme" ont souligné l'intérêt de techniques jusqu'alors sous-utilisées, en particulier du stérilet. En dix points, Doctissimo met fin aux nombreux préjugés dont souffre ce mode de contraception.

"Il faut changer fréquemment le stérilet pour éviter les infections"

Les risques de maladies inflammatoires pelviennes (salpingite, endométrite, péritonite…) seraient limités le plus souvent au trois premières semaines, sauf pour certaines femmes présentant des facteurs de risques infectieux (notamment certaines infections sexuellement transmissibles, une infection génitale haute en cours ou récente, un âge inférieur à 25 ans ou des partenaires multiples). Ces données soulignent la nécessité de réaliser la pose du stérilet en respectant des conditions d'hygiène rigoureuses et après évaluation du risque infectieux. Par ailleurs, l'idée que des changements plus fréquents permettrait de limiter le risque infectieux est donc fausse puisqu'il est au contraire principalement lié à la pose (et à la multiplicité des partenaires).

"Le stérilet favorise les grossesses extra-utérines"

Stérilet contraceptionLes risques de grossesses extra-utérines (GEU) sont dix fois moins importantes que sans contraception. Les experts n'ont cependant pas pu comparer le risque propre du stérilet par rapport à d'autres méthodes contraceptives. Seuls les antécédents de GEU et de chirurgie tubaire sont associés au risque de GEU chez les femmes ayant un stérilet.

"Le stérilet empêche une grossesse même après l'avoir retiré"

Aucun risque de stérilité tubaire n'a été démontré, y compris chez les femmes n'ayant jamais eu d'enfant. Le retour à la fertilité ou à la conception suite au retrait est comparable à celui observé pour la contraception orale (pilule).

"On ne peut pas poser de stérilet chez une femme qui n'a jamais eu d'enfant"

Cette idée fausse est la résultante des deux précédentes. Mais actuellement, rien n'empêche la pose d'un stérilet chez une femme n'ayant pas eu d'enfants (ou nullipare).

"Les stérilets sont moins efficaces que la pilule"

L'efficacité contraceptive des pilules et des stérilets est comparable dans les conditions optimales (jugée selon un indice dit de Pearl, le taux de grossesse à un an est de 0,6 % pour le stérilet et de 0 à 0,5 pour les pilules minidosées actuellement les plus largement prescrits). Mais contrairement au stérilet, l'efficacité des oestroprogestatifs peut néanmoins diminuer en cas d'oubli de comprimés, de vomissements ou de diarrhées sévères, ou de traitement associé.

Enfin, si certaines femmes peuvent oublier le DIU quand il est bien tolérer, elles ne doivent pas oublier de prendre quotidiennement leur pilule. Pas moins de 20 000 interruptions volontaires de grossesse seraient en France directement liées à des oublis de pilule…

"Les stérilets hormonaux sont plus efficaces"

Selon les dernières recommandations, il n'y aurait pas de différence significative en termes d'efficacité contraceptive entre les DIU au cuivre de surface > 250 mm2 et le DIU au lévonorgestrel. Ce dernier apporte en revanche une amélioration modeste, en termes d'efficacité contraceptive et de tolérance, par rapport aux DIU au cuivre de surface = 250 mm2.

A cause de sa moins bonne tolérance (aménorrhée) et de son coût plus élevé, les experts recommandent ainsi de ne privilégier le DIU au lévonorgestrel qu'en cas de bénéfice complémentaire attendu : en cas de ménorragies fonctionnelles (après recherche et élimination de causes organiques décelables) ou en cas de saignements abondants avec les DIU au cuivre.

"Le stérilet peut faire mal au partenaire durant les rapports"

Le stérilet est posé dans l'utérus alors que les rapports se déroulent dans le vagin. Seuls les fils peuvent parfois sortir de l'utérus et être sentis par le partenaire. Cependant, la sensibilité de l'extrémité du pénis permet rarement une telle détection. En cas de gêne, le médecin pourra raccourcir les fils.

Les seuls cas où le partenaire peut sentir le stérilet est lorsqu'il est en cours d'expulsion. Ces cas sont rares (moins de 5 % des poses) et limités aux deux ou trois premiers mois. Généralement caractérisés par des crampes abdominales et des saignements importants, ils conduisent plus à une consultation gynécologique qu'à des rapports charnels.

Le risque de blessure pour le partenaire est donc extrêmement faible.

"Si l'on porte un stérilet, on ne doit prendre ni aspirine, ni anti-inflammatoires"

Les experts ont souligné que "Aucune interaction médicamenteuse potentielle et pouvant conduire à une diminution de l'effet contraceptif hormonal n'est retenue dans l'autorisation de mise sur le marché". En d'autres termes, les femmes qui ont un stérilet peuvent prendre de l'aspirine ou des anti-inflammatoires sans craindre une grossesse. Seules les fortes doses de corticoïdes peuvent, parce qu'elles augmentent le risque infectieux, contre-indiquer le port d'un stérilet.

"On ne peut pas poser de stérilet après un accouchement"

Le stérilet peut être posé un mois après l'accouchement, alors qu'on attend généralement le retour de couches avant d'instaurer une contraception hormonale.

Si la femme n'allaite pas, le retour de couches se produit de six à huit semaines après la naissance de son enfant. En cas d'allaitement, le retour de couches est plus tardif : soit il survient après la fin de l'allaitement, soit, si celui-ci se prolonge, environ 3 mois après l'accouchement.

"En cas de contraception d'urgence, le stérilet a une efficacité très limitée"

C'est au contraire la méthode la plus efficace en cas d'échec de la contraception. Le stérilet au cuivre peut également être utilisé en tant que contraception d'urgence après un rapport non protégé sous réserve que la pose n'intervienne pas plus de 5 jours après l'ovulation.

En comparaison, l'efficacité de la contraception d'urgence est de 95 % si la prise survient dans les 24 heures qui suivent un rapport sexuel, de 85 % entre 24 et 48 heures et de 58 % entre 48 et 72 heures.

Source : Stratégies de choix des méthodes contraceptives chez la femme – Recommandations pour la pratique clinique - Anaes, Afssaps, Inpes - 7 décembre 2004

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MessagePosté le: Ven Juin 08, 2007 8:10 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ma copine m'a dit que la pillule n'était efficace qu'à 99.7 %
En gros ça l'aisse 3 chances sur 1000 de tomber enceinte... ça fait peur quand même....

Je me demande si c'est chiffres sont vrais car je trouve ça beaucoup quand même...
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MessagePosté le: Ven Juin 08, 2007 9:00 pm    Sujet du message: Répondre en citant

L'implant contraceptif

Symbole de la révolution sexuelle, la pilule est entrée dans les moeurs.
Mais malgré ses avantages, les oublis sont responsables de plus de 20 000 interruptions volontaires de grossesse chaque année.
Pour éviter ces accidents de contraception, de nouvelles méthodes sont apparues récemment.
Disponible depuis mai 2001, l'implant est efficace pendant trois ans.

Contraceptif, je t’ai dans la peau !

Finis les oublis de pilule, le premier implant contraceptif a été mis en vente en France début mai 2001. Efficace pendant trois ans, Implanon représente une véritable révolution. Va-t-il remplacer la pilule ou plus simplement offrir une nouvelle méthode contraceptive ?

Pour la première fois débarque en France le premier contraceptif sous forme d’implant. Commercialisé par les laboratoires Organon, l’Implanon® est disponible dans les pharmacies depuis le 2 mai 2001. Tour d’horizon d’une révolution contraceptive qui tient dans la main.



Une triple action contraceptive

ImplanonPremier implant contraceptif disponible en France, l’Implanon se présente sous la forme d’un bâtonnet souple de 4 cm de longueur et 2 mm de diamètre. Inséré à la face interne du bras, il libère de manière continue et pendant trois ans un progestatif, l’étonogestrel. Le principe de ce contraceptif repose sur l’inhibition de l’ovulation.

Implanon supprime le pic de LH, l’hormone responsable de l’ovulation. L’efficacité contraceptive est renforcée par l’épaississement de la glaire. Durant tout le temps d’utilisation, l’organisme continue à sécréter naturellement des estrogènes. Cette action prévient ainsi toute carence qui pourrait aboutir à une atteinte du capital osseux.

En résumé, ce nouveau contraceptif empêche l’ovulation grâce à :

* Une inhibition de l’ovulation ;
* Un épaississement de la glaire cervicale qui limite le passage des spermatozoïdes ;
* Un amincissement de la muqueuse utérine, qui empêche la fixation dans l’utérus d’un éventuel oeuf qui se serait joué des deux précédentes actions pour parvenir à être fécondé.

Petit mais redoutablement efficace !

Issu de la recherche des laboratoires Organon, cet implant a fait l’objet d’un vaste programme international portant sur 17 essais cliniques. Les résultats sont sans appel : aucune grossesse n'est survenue sur plus de 73 000 cycles d'utilisation, néanmoins il faut savoir qu'aucune méthode n'est efficace à 100 %. Cette efficacité maximale est constatée pendant les trois ans. Agissant dès les 24 premières heures qui suivent sa pose, l’effet contraceptif est rapidement réversible. Le retour à la fertilité antérieure intervient dans la très grande majorité des femmes dans les trois semaines après le retrait de l’implant.



1 - En l'absence de contraceptif, l'hypothalamus produit une hormone la GnRH, qui, au 14ème jour du cycle, entraîne la fabrication en grande quantité par l'hypophyse d'une autre hormone, la LH. C'est ce "pic" de LH qui déclenche l'ovulation : la libération de l'ovule par l'ovaire. Implanon bloque la fabrication de GnRH et ainsi empêche l'ovulation.

2 - Implanon® diminue l'épaisseur de la muqueuse utérine et empêche la fixation de l'ouf, nécessaire à la grossesse.

3 - Implanon augmente l'épaisseur de la glaire cervicale qui empêche la pénétration des spermatozoïdes dans l'utérus et donc la fécondation.

Pour plus de sécurité, l’implantation a lieu pendant les règles, ou bien sept jours après une IVG, ou encore six semaines après un accouchement. Aucune contre-indication n’est établie concernant l’allaitement.

Une minute et demie pour le mettre, trois ans de tranquillité

Implanon® est pré-chargé dans un applicateur stérile jetable, qui permet une pose rapide, sous anesthésie locale. Effectuée par un médecin ou une infirmière préalablement formée, l’intervention n’excède pas une minute trente. Elle n’entraîne aucune complication dans 99,7 % des cas.

Le retrait se réalise également sous anesthésie locale et nécessite une incision sous cutanée de 2 mm. Il dure en moyenne 3 min 30, et peut laisser une minuscule cicatrice. Les complications lors du retrait sont encore plus rares.

A qui s’adresse cet implant ?

L’Implanon® s’adresse aux femmes :

* Lassées de la prise quotidienne d’une pilule ;
* Ayant une contre-indication ou une intolérance aux estrogènes de synthèse ;
* Ayant une intolérance au stérilet ;
* Souhaitant simplement espacer leurs grossesses.


Implanon est mis en vente au prix de 138,15 €uros et remboursé à 65 % par la sécurité sociale.

Des effets secondaires assez rares

Uniquement contre-indiqués en cas d’insuffisance hépatique ou de tumeur sensible à l’action des progestatifs, Implanon peut présenter des effets secondaires identiques à ceux des contraceptifs oraux de 3ème génération (acné, tension mammaire, céphalées ou prises de poids).

Alors a-t-on trouvé le contraceptif parfait ?

Pas tout à fait, car il perturbe le cycle d’une femme sur deux. Les règles diminuent, disparaissent ou sont au contraire plus abondantes.

Les femmes utilisant cette contraception doivent s’attendre à des hémorragies (importantes ou très légères) de façon imprévisible ! Cela peut aller selon chacune, du simple fait de porter quotidiennement un protège-slip à l’appréhension de se rendre à la piscine... Ainsi il est important de bien informer les femmes de ces modifications. Autre inconvénient, les implants, invisibles sauf en cas de maigreur, se sentent parfois sous la peau !

Le laboratoire Organon a mis en place un vaste programme visant à enseigner aux gynécologues les techniques d’implantation et de retrait. Cette campagne de formation devrait se poursuivre après la date de mise sur le marché pour que cette technique soit accessible au plus grand nombre.

Delphine Berdah

* Rapport du 31 Mars 2001 de l’OMS déclarant "Norplant aussi sûr et efficace que les dispositifs intra-utérins et la stérilisation".

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MessagePosté le: Ven Juin 08, 2007 9:10 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le préservatif féminin



Quand le préservatif se conjugue au féminin

Généralement plus à risque, les femmes ne bénéficient pourtant de moyen de protection spécifique que depuis peu.
Disponible depuis l'an 2000, le préservatif féminin leur donne la possibilité de décider seule de leur protection. Découvrez l'essentiel sur ce nouveau venu.

En vente depuis le début des années 1990 dans plusieurs pays européens et aux Etats-Unis, le préservatif féminin est disponible en France depuis le deuxième trimestre de l'année 2000. Ce nouvel outil de contraception protège également des maladies sexuellement transmissibles (MST). Sans latex, utilisable avec des lubrifiants, il peut "rester" en place longtemps avant et après le rapport...

Le préservatif féminin est en fait une sorte de gaine munie d’un anneau souple à chaque extrémité. L’anneau intérieur, situé du côté fermé, sert à l’insertion et au maintien du préservatif. L’anneau extérieur, plus grand, recouvre les organes génitaux externes. Le préservatif mesure 170 millimètres de long sur 78 mm de diamètre. En polyuréthanne, il est plus fin mais néanmoins plus résistant que le latex utilisé pour le préservatif masculin. Il est lubrifié et à usage unique.

Est-il efficace ?

Le préservatif féminin n’est disponible en France que depuis peu. Outre un problème de définition des normes de sécurité, ce retard sur le marché français est du à l’attente par le Gouvernement des résultats d’études poussées sur sa fiabilité en tant que méthode de contraception et de protection contre les MST. Le préservatif féminin a d’ailleurs passé ces tests avec succès : 99,2 % d’efficacité contraceptive pour une utilisation systématique et correcte, barrière efficace contre les agents responsables des MST (virus de l’herpès, virus de l’hépatite B, virus du sida…).

Où le trouver ?

Afin de le rendre plus accessible, son fabricant le vend quasiment à prix coûtant, soit six francs environ. Chez certains distributeurs, vous pouvez donc le trouver à ce prix ; ailleurs le prix de vente unitaire est d’environ dix francs. Pour l’instant, il est disponible dans un grand nombre de plannings familiaux mais dans quelques dizaines de pharmacies seulement. Certains médecins peuvent également le proposer.

Mode d’emploi



Pour placer le préservatif féminin, il faut être dans une position confortable (assise, couchée ou debout avec un pied posé sur une chaise). En sortant le préservatif, évitez de le déchirer avec les ongles ou des bagues. Pressez ensuite l’anneau intérieur entre le pouce et l’index et insérez le dans le vagin le plus loin possible. Placez ensuite l’index à l’intérieur du préservatif, afin de pousser l’anneau intérieur jusqu’au fond. L’anneau externe doit rester en dehors du vagin. Le préservatif est en place. Lors du rapport, il faut juste vérifier que le pénis entre bien dans le préservatif. Pour le retirer, tournez l’anneau extérieur afin de le fermer (pour empêcher le sperme de couler). Il suffit alors de tirer doucement pour enlever le préservatif.

Avantages

D’après son fabricant, le préservatif féminin présente de nombreux avantages :

* Plus solide que le préservatif masculin, il est donc moins sujet aux déchirures éventuelles ;
* Il peut être mis en place longtemps avant le rapport (jusqu’à plusieurs heures), ce qui n’interrompt pas les préliminaires
* Il prolonge l’intimité, puisqu’il n’est pas nécessaire de le retirer aussitôt après éjaculation ;
* Il ne comprime pas le sexe masculin ;
* Il permet une meilleure sensation tactile et il est bon conducteur de chaleur ;
* N’étant pas en latex, il ne provoque pas d’allergie ;
* Il est possible d’ajouter tout type de lubrifiant (pas uniquement les lubrifiants aqueux), même s’il est déjà lubrifié.

Ce préservatif offre notamment aux femmes une meilleure maîtrise des moyens de prévention, dans la mesure où la protection ne fait plus forcément intervenir le partenaire masculin. D’un point de vue plus pratique, il procurerait une sensation de propreté, le sperme restant à l’intérieur. L’anneau extérieur, par son frottement sur le clitoris, permettrait d’atteindre l’orgasme plus rapidement.

Inconvénients

Si toutes les utilisatrices semblent satisfaites du préservatif féminin, certaines soulignent quelques inconvénients. Ainsi, le préservatif féminin, nécessite un brin de pratique, trois ou quatre essais avant de parvenir facilement à le placer. Il est donc conseillé de s’entraîner seule avant la première utilisation ! Le fabricant précise d’ailleurs que ce préservatif "ne peut être proposé qu’aux femmes ayant déjà eu des rapports et ayant une bonne connaissance de leur anatomie". D’autres utilisatrices soulignent le fait que le préservatif féminin peut parfois s’avérer bruyant lors des rapports…
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MessagePosté le: Ven Juin 08, 2007 9:14 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le patch contraceptif



Quelle femme n'a jamais oublié de prendre sa pilule ?
Si ce moyen de contraception est le plus répandu, il reste contraignant.
De nouvelles méthodes permettent d'éviter ces étourderies.
Parmi eux, le patch contraceptif hebdomadaire a su séduire quelques distraites.

Le patch contraceptif hebdomadaire est disponible depuis janvier 2004 dans les pharmacies. Revue de détails d’une petite révolution en matière de contraception.

S’y coller trois fois par mois

Déjà distribué dans de nombreux pays européens entre juin et septembre 2003, il arrive enfin en France après avoir obtenu une autorisation de mise sur le marché en août 2002. Baptisé EVRA™, ce timbre délivre à dose continue une combinaison d’hormones : progestérone et oestrogène durant une semaine. Le patch de 4,5 cm2 doit être collé sur le bas de l’abdomen ou sur les fesses. Le rythme est mensuel, le patch doit être changé le même jour de la semaine pendant trois semaines. La quatrième semaine, la femme ne doit pas mettre de timbre.

Il faut donc penser à en changer chaque semaine. Néanmoins, les oublis seraient beaucoup moins fréquents qu’avec la pilule. Ainsi trois études antérieures, menées sur un total de 3 329 femmes1, ont démontré que l’adhésion au patch était supérieure à celle obtenue avec deux marques de pilule (plus de 90 % d’adhésion pour le patch, contre moins de 90 % pour les deux pilules). De plus, en évitant les hausses et les baisses de taux d’hormones liées à la pilule, le patch n’entraînerait pas de nausées. Comme le signalait dès 2001 le Pr. Serfaty de l’hôpital Dreyfus Goldenbaum, les avantages de ce nouveau moyen de contraception sont multiples. En dehors d’une meilleure observance, l’autre intérêt potentiel du patch contraceptif est sa tolérance métabolique2. En évitant le passage par le foie, les composés actifs n’ont pas d’influence sur les concentrations des lipides (graisses) et des protéines de la coagulation dans le sang.

Il est disponible en boîte de 3 patchs avec un prix libre qui peut osciller entre 10 et 16 €. Le prix conseillé par le laboratoire Janssen Cilag qui le distribue en France est de 15 €. Des boîtes de 9 et 18 patchs sont également mises sur le marché. Ce produit n’est actuellement pas remboursé.

Aussi sûr que la pilule

Mais pour accéder à ce patch discret de 4,5 cm2, l’histoire a été longue et seuls de récents progrès ont permis de donner à ce mode de contraception une taille raisonnable. En juin 2000, le laboratoire américain Ortho-Mc Neil, filiale de Johnson et Johnson, avait rendu public des tests sur trois patchs de taille différente : 10, 15 et 20 cm2… Seul le dernier démontrait alors une efficacité comparable à la pilule contraceptive.

Plus récemment en mai 2001, une étude3 a été menée dans plus d'une quarantaine d'établissements auprès de 1 417 femmes. 812 femmes ont été incluses dans le groupe testant le patch contraceptif et 605 ont continué une contraception orale.

Conduite sur au moins six cycles, l'étude atteste de l'efficacité du patch : le suivi du traitement était de 88 % pour le patch contre 78 % pour la pilule.

Des contre-indications similaires à la pilule

Cependant parmi les utilisatrices du patch, on a noté quelques problèmes d'irritation de la peau au niveau du site d'application, des douleurs mammaires et des cas de règles douloureuses. Selon le laboratoire, ces symptômes tendent à disparaître dès le troisième cycle.

Son taux de décollement est inférieur à 2 % (1,8 % de décollement total et 2,9 % de décollement partiel). Tout comme la pilule, il est déconseillé aux femmes cardiaques, ayant une hypertension sévère, des antécédents de thrombose veineuse profonde. De même, l’association avec le tabagisme accentue gravement le risque cardiovasculaire (infarctus du myocarde, thrombose).

Ces études ont été jointes à la demande de mise sur le marché déposée auprès des autorités américaines et européennes. L’autorisation de mise sur le marché de ce produit a été délivrée par Food and Drug Administration (FDA) en novembre 2001 comme le premier patch contraceptif au monde. Depuis sa disponibilité sur prescription en avril 2002, ce patch est devenu aux Etats-Unis la deuxième méthode contraceptive derrière la pilule.

D’autres laboratoires sont également dans la course, ainsi, la société Levotech annonçait fin 1999 avoir terminé la deuxième phase d’essai de son patch. Mais depuis, peu de nouvelles…

On ne peut que se réjouir de l’élargissement de l’éventail des méthodes de contraception disponibles en France sachant que comme vient de confirmer une récente enquête de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Dress)4, le recours à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est toujours aussi fréquent…

1 - Etude présentée dans le cadre de la réunion annuelle du collège américain des obstétriciens et des gynécologues 2000 (American College of Obstetricians and Gynecologists)
2 - Communication lors du 4e congrès de la société européenne de gynécologie - 2001
3 - JAMA. 2001;285:2347-2354
4 -DREES Etudes et Résultats n°279 - décembre 2003

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MessagePosté le: Ven Juin 08, 2007 9:19 pm    Sujet du message: Répondre en citant

L'anneau contraceptif



Prendre la pilule chaque jour, avec tous les risques d'oubli que cela comporte…
Avec l'anneau délivrant régulièrement les hormones contraceptives, les femmes sont tranquilles pour trois semaines !
Découvrez tous les secrets de ce tout nouveau contraceptif.

Depuis avril 2004, un nouveau moyen de contraception est disponible en France : l'anneau ! Moins contraignant et très efficace, il pourrait même détrôner la célèbre pilule. Zoom sur ce dispositif innovant.

Bonne nouvelle pour les femmes ! L'anneau contraceptif baptisé Nuvaring® des laboratoires Organon a fait son apparition dans les pharmacies

Un anneau vaginal mensuel

Prendre la pilule chaque jour, avec tous les risques d’oubli que cela comporte… Avec l’anneau délivrant régulièrement les hormones contraceptives, les femmes sont tranquilles pour trois semaines ! Il s’agit d’un anneau de 5,4 cm de diamètre, que la femme place elle-même au fond du vagin, autour du col. Pas de souci particulier, la mise en place de l’anneau ne relève pas de la gymnastique olympique. Dans le cadre d’une vaste étude portant sur plus de 2 300 femmes, l’insertion et le retrait de l’anneau ont été jugés faciles par plus de 95 % des utilisatrices.

Anneau contraceptifUne fois placé, il libère peu à peu un estrogène et un progestatif. Les hormones sont absorbées via la muqueuse vaginale, passent par la circulation générale et comme les pilules contraceptives, inhibent l’ovulation.

Au bout de trois semaines, l’anneau est retiré le même jour de la semaine où il a été inséré, ce qui permet de déclencher les règles, et il remplacé par un nouvel anneau une semaine plus tard. Après avoir été retiré, l’anneau devra être placé dans le sachet (tenu hors de portée des enfants et des animaux de compagnie) et être jeté dans les déchets domestiques normaux et non dans les toilettes1.



Simple et pratique, il a déjà conquis de nombreuses femmes aux Etats-Unis mais également en Belgique où il est commercialisé depuis plus 2003..

La même efficacité que la pilule


Lors des études qui ont permis la mise sur le marché de ce nouveau produit, plus d’un millier de femmes l’ont expérimenté pendant un an. Les résultats obtenus ont été publiés en mars 20012. L’efficacité apparaissait très satisfaisante, avec six grossesses pour 1 145 femmes. Cela reviendrait à dire qu’une femme utilisant cette méthode de contraception serait enceinte moins d’une fois tous les cent ans. Des résultats indiquant une efficacité largement équivalente à celle de la pilule.

Autre avantage : l’anneau contraceptif délivre les hormones à une dose moindre et de manière plus régulière que la contraception orale. Les contre-indications sont globalement les mêmes que celles de la pilule : antécédents de thrombose veineuse, artérielle, diabète, affection hépatiques sévères, suspicion de tumeurs hormonodépendantes…

Mais ce dispositif est également déconseillé aux femmes souffrant de prolapsus utérin ou de constipation chronique, du fait d’un risque accru d’expulsion accidentelle. Dans ce cas, l’anneau peut être rincé à l’eau tiède et replacé tout en conservant son efficacité. Mais cet incident tout comme celui de sensations de corps étranger ou de difficultés lors des rapports sexuels sont extrêmement limités.

Pour les étourdies…

Selon les mentions légales Nuvaring®, la tolérance a été jugée bonne avec, en particulier, peu de saignements durant les cycles. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés dans les études cliniques ont été les céphalées, les vaginites et les leucorrhées (ou perte blanches), chaque effet ayant été rapporté par 5 à 6 % des femmes. Les saignements irréguliers seraient même moins importants qu’avec des pilules faiblement dosées. Ce nouveau dispositif est principalement destiné aux femmes qui ont tendance à oublier leur pilule. Rappelons s’il en est besoin qu’un quart des interruptions volontaires de grossesse sont dues à des accidents de pilule… Avec le patch Evra® commercialisé par les laboratoires Janssen-Cilag, le Nuvaring® pourrait représenter une alternative intéressante. Mais ces deux contraceptifs restent non-remboursés par la Sécurité Sociale, leur prix assez important (15 euros par mois) constitue sans nul doute un frein à leur diffusion en particulier auprès des plus jeunes. C’est pourtant parmi cette tranche d’âge que l’on compte le plus de victimes d’oubli de pilule…



David Bême

1 - Résumé des Caractéristiques du Produit - Nuvaring®
2 - Hum Reprod March 2001,16 ; 3 :469-475


Peu connu, l’anneau contraceptif est un mode de contraception à découvrir. On le glisse comme un tampon dans le vagin où il libère l’équivalent d’une pilule minidosée pour trois semaines. Il permet d'éviter les oublis liés à une prise quotidienne, tout en vous protégeant d'une grossesse non désirée.

Pour près de la moitié des femmes*, le vagin est la partie du corps qu’elles connaissent le moins… Et pourtant, il est à la femme ce que le pénis est à l’homme ! Mais caché, le sexe de la femme est tabou et la sexualité nourrie d’imaginaire. Faute de le nommer, il est pour de nombreuses femmes difficile de s’approprier cet organe.

Se réapproprier son corps

Une certitude, contrairement aux idées reçues, le vagin n’est pas une cavité béante, mais un fourreau (comme son nom l’indique en latin, vagina signifie “gaine“) dont les parois élastiques s’adaptent étroitement à ce qui le pénètre, un tampon, le sexe d’un homme ou un anneau contraceptif ! Deuxième information, après une première partie oblique extrêmement sensible, le vagin se coude et devient quasi-horizontal. Il est à cet endroit beaucoup moins innervé, ce qui lui permet de recevoir sans gêne les tampons ou l’anneau. Le vagin est encore richement vascularisé : les hormones que l’on y dépose via l’anneau diffuse dans la circulation sanguine régulièrement et sûrement.

Le vagin est donc une voie d’administration privilégiée pour les médicaments et la contraception en particulier.

Un mode de contraception simple et efficace

L’anneau qu’a développé le laboratoire Organon contient dans son réservoir (de plastique souple) une association d’estrogène et de progestatif à faibles doses délivrée continûment tout au long des trois semaines du cycle. On l’enlève, aussi facilement qu’il a été placé en début de cycle, pour une semaine et on en introduit un nouveau 7 jours après. L’anneau, transparent, est lisse et se laisse d’autant plus volontiers oublier qu’il est logé à la partie supérieure du vagin, coincé entre ses deux parois. Et non, il ne risque pas de tomber (a-t-on déjà vu un tampon s’échapper ?!). Autre atout, ce “corps étranger“ ne peut pas provoquer d’infections, au contraire… Les estrogènes qu’il libère à doses filées paraissant renforcer la flore locale et son équilibre.

Enfin, parce que l’anneau équivaut à une pilule minidosée, les effets indésirables sont moindres, pas de prise de poids et meilleur contrôle du cycle (sans petits saignements intermédiaires, avec des règles “normales“) notamment. Attention, ses contre-indications sont identiques à celles d’un patch ou d’une pilule à prendre par voie orale.

L’anneau, sur le marché depuis maintenant 18 mois, vient compléter une offre contraceptive qui s’est largement étoffée ces dernières années. Un moyen supplémentaire d’éviter les 200 000 IVG (une pour deux accouchements !) réalisées encore chaque année en France.

Dr Brigitte Blond

* D’après l’étude internationale The international vagina dialogues survey, pilotée par les laboratoires Organon, inventeur de Nuvaring ®, l’anneau contraceptif, 15€ non remboursé

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MessagePosté le: Ven Juin 08, 2007 9:24 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Système intra-utérin hormonal : une contraception différente

Connaissez-vous le système intra-utérin hormonal ?
Tout comme la pilule, ce petit dispositif délivre une faible quantité d’hormones.
Mais plus besoin de comprimé, il est placé directement dans l’utérus.
Ce moyen de contraception sûr et très utilisé permet de conserver tous les avantages de la pilule sans la contrainte de prise quotidienne ou régulière !

Contrairement à une idée très largement répandue, une proportion importante des grossesses non désirées survient chez des femmes sous contraception. Pilule, patch, anneau… un oubli est vite arrivé. Les méthodes contraceptives imposant une prise régulière ne sont pas toujours compatibles avec le mode de vie des femmes d’aujourd’hui. Mais de nombreux moyens de contraception existent et c’est à chaque femme de choisir, avec son médecin, la méthode qui lui convient. Zoom sur une contraception moderne qui a la cote et qui existe depuis moins de 10 ans : le système intra-utérin hormonal.

Le SIU hormonal, qu’est-ce que c’est ?



Le système intra-utérin hormonal ou SIU hormonal est composé d’un petit réservoir contenant une hormone : un progestatif, le tout est porté par une fine structure plastique en T. C’est votre gynécologue qui devra placer le SIU hormonal dans la cavité utérine. Une fois posé, sa durée d’action peut aller jusqu’à 5 ans, si la femme le souhaite.

Comment ça marche ?
Tout simplement par le biais de deux mécanismes provoqués par le progestatif.

* L’endomètre est modifié et empêche ainsi la nidation (l’oeuf ne peut pas s’implanter).

* La glaire cervicale est également modifiée, elle est épaissie ce qui empêche les spermatozoïdes de franchir le col de l’utérus.

Autre point positif : le progestatif qui est délivré très progressivement a aussi une action locale sur les règles. Il permet comme les pilules modernes d’en diminuer l’intensité et la durée voire de les supprimer totalement. Il a également une action favorable sur les règles douloureuses.



Le SIU hormonal très voisin de la pilule !

Le SIU hormonal n’est pas un dispositif intra-utérin au cuivre (DIU Cu), plus fréquemment appelé stérilet ! En effet, le fil de cuivre enroulé autour d’un DIU Cu a une action mécanique ; il provoque une réaction inflammatoire, ce qui empêche les spermatozoïdes de parvenir jusqu’aux trompes. Il est fréquent que le port d’un stérilet augmente le volume des règles et leur durée.

D’ailleurs les contre-indications ne sont pas les mêmes pour ces deux modes de contraception et celles du SIU hormonal s’approchent plus de celles de la pilule ou de l’implant.

Le SIU hormonal a donc plus de parenté avec la pilule. Avec l’arrivée du 1er enfant, le SIU hormonal est souvent choisi par les jeunes mamans en relais de la pilule.

3 raisons de choisir un SIU hormonal en relais de la pilule

* Après le premier enfant, le SIU hormonal permet de conserver les avantages de la pilule (moins de règles et des règles moins douloureuses) sans la contrainte de prise ! Il n’y a plus besoin de penser tous les jours à votre contraception !
* Le SIU hormonal, c’est une contraception permettant l’allaitement, idéale entre 2 grossesses ! Le retour à la fertilité est rapide.
* L’efficacité du SIU hormonal est comparable à celle des meilleures pilules prises parfaitement, le tout avec une bonne tolérance chez une majorité de femmes.

Plus d’hésitations à avoir donc, parlez-en à votre médecin ou à votre gynécologue.



Juliette Lauzanne
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Dernière édition par MissDuCube le Ven Juin 08, 2007 9:44 pm; édité 1 fois
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MessagePosté le: Ven Juin 08, 2007 9:24 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La contraception chirurgicale

En matière de contraception, on oublie souvent la stérilisation. Mais le recours à cette méthode, le plus souvent irréversible, ne doit pas se faire à la légère. Bénéficiant depuis peu d'un nouveau cadre légal, la ligature des trompes, la vasectomie ou encore la récente technique Essure® bénéficient chacune d'atouts et d'inconvénients. Découvrez-les sans attendre.

La stérilisation féminine est une intervention chirurgicale destinée à rendre les trompes imperméables et à empêcher ainsi la rencontre des gamètes (ovocyte et spermatozoïdes). Elle est couramment appelée ligature des trompes.



Réalisée autrefois après ouverture de l'abdomen ou par voie vaginale, la ligature des trompes est actuellement effectuée par voie coelioscopique ou encore au cours d'une césarienne. L'obturation des trompes peut être réalisée avec du fil non résorbable ou à l'aide de clips ou d'anneaux.

Une réversibilité difficile

Cette méthode a été présentée lors de sa mise au point comme étant réversible mais, actuellement, cette notion ne peut plus être acceptée car les chances de retrouver des trompes perméables après l'ablation des anneaux sont minces.

L'efficacité de la ligature des trompes n'est pas totale : le risque d'échec est de l'ordre de 1 %. Le taux de grossesses extra-utérine n'est pas négligeable.

La "déligature" ou reperméabilisation tubaire est une intervention réalisable là encore par voie coelioscopique ou en microchirurgie traditionnelle. Ses chances de succès sont fonction de l'état des trompes ligaturées et de la technique utilisée, avec un taux de grossesses de l'ordre de 50 %.

Un changement de cadre légal

Longtemps considérée en France comme une mutilation, la stérilisation est depuis 2001 légalement encadrée. Le Code de la santé publique précise que "la ligature des trompes ou des canaux déférents à visée contraceptive ne peut être pratiquée sur une personne mineure" et qu'"elle ne peut être pratiquée que si la personne majeure intéressée a exprimé une volonté libre, motivée et délibérée en considération d'une information claire et complète sur ses conséquences".

Un livret, récapitulant les informations essentielles à communiquer sur la
stérilisation, a été élaboré par le ministère de la Santé et doit être remis aux
femmes concernées. Mais il ne doit pas remplacer une information orale et un dialogue avec le médecin sur ce sujet. Un délai de réflexion de 4 mois doit être respecté après décision initiale de stérilisation et recueil du consentement. La signature d'un consentement éclairé est obligatoire.

Dr Ludovic Moy

Une méthode de stérilisation innovante

En matière de stérilisation, la ligature des trompes a fait ses preuves depuis plusieurs années. Mais une méthode baptisée Essure® est désormais proposée. Moins contraignante, elle se pratique sans incision et ne nécessite ni anesthésie ni hospitalisation.

Jusqu'à présent, les couples ne disposaient que de deux méthodes de stérilisation : la ligature des trompes et la vasectomie. Mais désormais, une nouvelle méthode est disponible.

Une technique moins contraignante

Tout comme les autres méthodes de stérilisation, cette technique est irréversible. Cependant, elle se distingue par son mode opératoire. En effet, sa réalisation ne nécessite pas d'interruption de la vie sociale et professionnelle, puisqu'elle s'exécute en ambulatoire (pas d'hospitalisation) et permet une reprise très rapide des activités habituelles.

Le principe repose sur la pose d'un implant dans les trompes de Fallope qui provoque leur obstruction par le développement d'une fibrose. Ces conduits sont normalement empruntés par l'ovule pour rejoindre l'utérus et les spermatozoïdes. Leur obturation rend donc impossible la fécondation. L'avantage principal est que cette opération se réalise par les voies naturelles, sans anesthésie, ni incision et ne laisse donc aucune cicatrice. La stérilisation est effective au bout de trois mois.

Deux études cliniques démarrées en 1998 et 2000 aux Etats-Unis, en Australie et en Europe effectuées sur plus de 700 femmes ont permis de valider l'efficacité de cette méthode. Une efficacité évaluée à 99,8 % avec deux ans de recul et un taux de satisfaction important : 92 % des femmes ont repris leur travail moins d'un jour après l'intervention, 96 % ont noté leur état physique comme "bon à excellent" moins d'une semaine après la procédure.

En pratique

Concrètement, le médecin va dans un premier temps introduire l'hystéroscope en franchissant le col de l'utérus. Il introduit ensuite un liquide physiologique pour élargir la cavité utérine et repérer l'abouchement des trompes de Fallope à celle-ci (les ostium). Enfin, il introduit le cathéter Essure dans le canal de travail de l'hystéroscope et place un implant à l'intérieur de chaque trompe.

Les 3 étapes de la méthode Essure®




Contraception chirurgie stérilisation vasectomie ligature trompe
Voir aussi : La stérilisation ou ligature des trompes
Une méthode de stérilisation innovante
Les secrets de la vasectomie

Une méthode de stérilisation innovante

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L'implant a l'apparence d'un petit ressort contenant des fibres de polyéthylène. Une fois implantés dans les trompes, les fibres de polyéthylène entraînent une réaction inflammatoire localisée, produisant un tissu fibreux qui va obstruer complètement la trompe au terme de trois mois. Le temps de pose des implants est d'environ une demi-heure, mais un praticien expérimenté peut la réaliser en une dizaine de minutes. Se faisant préférentiellement durant la première phase du cycle, la pose s'accompagne d'une anesthésie locale, mais l'expérience tendrait à montrer qu'elle ne serait pas utile. Un anti-inflammatoire (sous forme de comprimé ou de gel appliqué sur le col et, éventuellement, un antalgique avant l'intervention) serait suffisant.

Durant les trois mois suivant l'opération, la femme devra poursuivre sa contraception habituelle. Au terme de ce délai, un contrôle radiographique sera effectué par le médecin pour confirmer la bonne disposition des implants. En cas de doute, un examen complémentaire (une hystérosalpingographie) sera effectué pour vérifier l'obturation des trompes.

Quelques précisions

Les contre-indications de cette méthode sont : la grossesse, le post-partum immédiat, la présence d'infections, de malformations de l'utérus ou des trompes, de tumeurs et de saignements inexpliqués, d'allergie aux produits de contraste ou enfin la prise de corticoïdes (ou d'autres traitements immunosuppresseurs).

Comme toutes les procédures médicales, Essure® n'est pas dénué de risques. Les études ont permis de noter que dans de rares cas, la pose des implants n'était pas possible sur les deux trompes (2,6 % des cas), nécessitait parfois deux interventions (6 % des cas) ou que la technique ne permettait pas une stérilisation définitive (2,6 % des cas). Le jour de l'intervention (ou quelques jours plus tard dans de rares cas), quelques effets secondaires le plus souvent limités au jour de la pose ont été notés (douleurs, crampes utérines, saignements, étourdissements).

A ce jour, plus de 500 chirurgiens ont été formés en Europe et plus de 35 000 femmes ont bénéficié de cette technique dans le monde, dont 8 500 en Europe. Le premier implant Essure® a été posé en France en février 2002 par le Pr. Lopes dans le service de gynécologie du CHU de Nantes. Aujourd'hui, une centaine de centres pratiqueraient cette méthode.

En juin 2004, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a donné un avis favorable pour les femmes présentant des risques liés aux stérilisations sous coelioscopie (ligature des trompes). Dans cette indication, le produit Essure® est remboursé par la Sécurité Sociale depuis février 2005.

David Bême
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Dernière édition par MissDuCube le Ven Juin 08, 2007 9:39 pm; édité 2 fois
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MessagePosté le: Ven Juin 08, 2007 9:25 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Les autres méthodes

Outre les méthodes hormonales, d'autres techniques reposent sur des concepts mécaniques ou chimiques.
Certaines d'entre elles qui étaient tombées en désuétude ont été remises au goût du jour pour combattre la transmission des maladies sexuellement transmissibles.
Découvrez-les !

La contraception conventionnelle ou naturelle

Nos grands-mères ne disposaient pas de méthodes de contraception "modernes" mais ne faisaient pas toutes pour autant huit enfants. Elles essayaient tant bien que mal d'écouter leur corps et ses cycles menstruels et géraient avec leur mari leur fertilité. Certaines femmes ont encore recours à ces méthodes dites conventionnelles ou naturelles. Attention l'efficacité n'est pas garantie…

Ces techniques sont basées sur l'interruption de l'acte sexuel avant l'éjaculation ou sur l'abstinence pendant la période fertile.

Le contrôle de l'acte sexuel

La contraception naturelleLa technique du retrait ou coït interrompu avec éjaculation extra-vaginale est une méthode contraceptive utilisée depuis l'antiquité. Cela n'en fait pas, loin s'en faut, la contraception la plus efficace. Outre qu'elle ne protège pas d'éventuelles infections sexuellement transmises, le risque de grossesse, estimé par l'indice de Pearl, varie de 10 à 20 (soit un risque statistique de 10 à 20 grossesses en un an pour cent femmes utilisant cette méthode).

Les échecs peuvent être expliqués par plusieurs éléments :

* Mauvais contrôles de l'éjaculation ;
* Persistance de spermatozoïdes dans l'urètre après l'éjaculation. En cas de nouveau rapport suffisamment rapproché du précédent, ces spermatozoïdes "résiduels" sont excrétés dans le vagin en même temps que les sécrétions urétrales qui précèdent l'éjaculation ;
* En cas de glaire cervicale abondante et fluide, les spermatozoïdes déposés sur la vulve peuvent y trouver un milieu suffisant pour débuter leur migration et remonter ainsi tout le vagin jusqu'au col de l'utérus.

Les techniques prévisionnelles

Différentes techniques basées sur la détection de la période fertile du cycle menstruel ont été diffusées largement dans le monde entier depuis des décennies. Elles ont comme point commun l'abstinence périodique.

L'intérêt de ce mode de contraception, qui ne présente aucune contre-indication médicale et qui est préconisé par certaines instances morales ou religieuses, est de permettre aux femmes d'accroître leurs connaissances de la physiologie de la reproduction pour mettre en application l'un ou l'autre des moyens. Il oblige les deux membres du couple à s'impliquer dans le contrôle de leur fertilité, ce qui peut apparaître comme le gage d'une meilleure communication au sein de ce couple.

Si l'on met de côté l'obligation de l'abstinence (qui peut être contournée par l'utilisation d'une autre contraception, un préservatif par exemple, durant la période fertile) l'inconvénient majeur de ce mode de contraception est son taux d'échec. Il est certes fonction de la méthode employée, mais il tient surtout au niveau de connaissances physiologiques de la femme et à la motivation du couple. Il est donc habituel de réserver ce mode contraceptif aux couples stables et motivés.

Plusieurs méthodes sont basées sur ce principe de détection de la période fertile.

* La méthode du calendrier (méthode Ogino-Knaus)
L'étude de plusieurs cycles menstruels antérieurs permet de déterminer chez une femme la période péri-ovulatoire durant laquelle les rapports sont proscrits. C'est le moyen le moins fiable, et il nécessite au minimum des cycles réguliers.

* La méthode des températures
Elle utilise comme marqueur de l'ovulation le décalage thermique de 0,5°C qui se produit au moment de l'ovulation. Pour éviter une grossesse, le couple doit s'abstenir de tout rapport sexuel durant la première partie du cycle, c'est-à-dire entre le premier jour des règles et le troisième jour consécutif de température élevée.

* La méthode de la glaire cervicale (méthode Billings)
Elle s'appuie essentiellement sur l'observation des modifications de la qualité de la glaire cervicale au cours du cycle menst