Egill Actif


Sexe:  Inscrit le: 16 Fév 2007 Messages: 734
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Posté le: Lun Mar 12, 2007 10:21 am Sujet du message: Le Tardigrade !!! |
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| Citation: | Le
tardigrade est un petit animal ubiquitaire ne dépassant pas les 2 mm, qui
représente un embranchement à lui seul tant sa classification pose des
problèmes aux biologistes, il serait actuellement raproché à l'embranchement
des arthropodes.On en connait actuellement plusieurs espèces.
C'est une espèce dulçaquicole dont les diverses études ont montrés des
résultats stupéfiants qui nous permettent de lui octroyé à ce jour le titre
très disputé du superchampion de la résistance animale. En effet, dans des
conditions très défavorables, il est capable de se vider de son eau, de se
momifier en quelque sorte, et passant en cryptobiose. Dans un état
d'anhydrobiose presque absolu, suspend quasi totalement son métabolisme au
point que les instruments les plus puissants dont nous disposons actuellement,
ne peuvent en déceler la moindre traces.
Le tardigrade en cryptobiose prend une forme de tonnelet très compact (presque
opaque au microscope) ce qui lui permet de diminuer sa surface d'évaporation
et ainsi de limiter les pertes en eau qui pourraient être fatales aux
organites très sensible à la dessiccation. L'animal produit alors un sucre qui
prend lieu et place de l'eau de son corps ce qui permet de limiter
l'altération des membranes suffisamment pour qu'elle puissent être réparées
lors de la réhydratation. Ce phénomène existe aussi chez un crapaud et un
écureuil des neiges, qui produisent une sorte de glycérol qui remplace leur
eau et qui joue le rôle d'antigel. On sait en effet que ce sont les cristaux
de glace qui se forment lors de la congélation qui endommagent les membranes
cellulaires, condamnant la cellule.
Le composé qui prend lieu et place de l'eau ne forme pas de cristaux et permet
à la cellule de survivre à la congélation Seuls les rotifères, les nématodes
(qui s'enkystent), quelques insectes et crustacés sont capable à l'instar du
tardigrade d'entrer en cryptobiose. Le tardigrade peut maintenir cet état
quiescent pendant des siècles voire des millénaires, avant que les conditions
ne redeviennent favorable et qu'il ne recouvre miraculeusement la vie. Des
spécimens de tardigrade ont été découverts dans une calotte glaciaire dont
l'age a été estimée à plus de 2000 ans et sont revenus à la vie.Cette forme de
résistance lui permet non seulement de suspendre le cours du temps mais aussi
de survivre aux agressions des températures extrêmes et de nombreuses
agressions chimiques.
Il peut en effet supporter des amplitudes thermiques énormes, des expositions
à -272,9 °C pendant 20 heures, ou dans l'air liquéfié à -190 °C pendant 25
mois, ou au contraire à des températures supérieures à plus de 150° c ils
survivent sans problème dans le vide absolu, ou, à l'inverse, à une pression
hydrostatique de 600 mégapascals, soit 6 fois la pression exercée au fond de
l'océan à -10 000 mètres de profondeur, alors que, normalement, dès 30
mégapascals, soit 300 fois la pression atmosphérique, les membranes
cellulaires, les protéines et l'ADN subissent des dommages irréversibles). Ils
resistent également à des rayonnements ionisants extrêmement durs
(ultraviolets,....) mais aussi à des bombardements aux rayons X ainsi qu'à des
substances chimiques toxiques et des poisons qui auraient immanquablement la
plupart des organisme de sa taille. De plus, dans ce domaine le tardigrade est
loin d'avoir livré tous ses secrets.
Comme nous l'avons vu, le tardigrade est un animal suréquipé pour résister à
tout, il est même suradapté.
Certains animaux sont connus pour vivre dans des milieux extrêmes, comme les
riftias ou les bactéries thermophiles par exemple, qui vivent au proche
voisinage des sources hydrothermales, sous des températures et des pressions
énormes.
Les vers de glace quant à eux, peuvent résister à des froids extrêmes et une
portion très faible d'oxygène. Ces animaux sont parvenus à s'adapter à ces
milieux extrêmes que par un procédé évolutif très long et très sensible. Cette
adaptation est si fine et si élaborée, que les organismes qui en bénéficie
sont très sensibles aux variations même faible de son milieu. Ils sont
généralement adaptés très efficacement aux conditions de leur milieu mais pas
du tout aux conditions à l'extrême opposé.
Le froid, le chaud, le manque ou l'absence d'o2, la présence de co2, le manque
d'eau, de substances nutritives, la présence de substances toxiques, toutes
ces conditions défavorable à la vie, ont engendrer des organismes qui sont
parvenus à s'adapter spécifiquement à ces dernières. Cependant l'adaptation
spécifique, bien que très efficace et forcement bien élaborée, ne peuvent
permettre aux organismes qui l'on développée, de supporter des conditions de
vie différentes de celles de leur biotope respectif, du fait même de la
spécificité de leur adaptation. Cela rejoint le concept darwinien selon lequel
les niches écologiques les plus développées et les mieux adaptées sont aussi
les plus fragiles. L'adaptation spécifique est soumises aux éternels compromis
de la vie, d'une certaine manière elle est très efficace et d'une autre elle
est très restreinte pour les mêmes raisons. Le compromis semble être un grand
dogme de la vie, qui fait que chaque avantage octroyé est associé un
inconvénient.
Le tardigrade quant à lui semble se soustraire de ces inévitables compromis.
Les conditions extrêmes que nous avons évoquées précédemment paraissent très
défavorable à la vie, mais aucune ne semble incompatible avec la survie du
tardigrade.
Le tardigrade est capable de résister à des conditions que l'on ne rencontre
même pas sur terre, où finalement elles semblent clémentes à l'échelle de
celles que l'on rencontre ailleurs dans l'univers. La nature ne faisant jamais
rien au hasard, on peut alors se demander à quoi lui sert d'être si résistant,
puisque sur terre il est véritablement suréquipé. Comment la sélection
naturelle a t'elle pu agir sur les caractéristiques du tardigrade pour lui
permettre de conserver des attributs qu'elle n'a pas pu tester?
La sélection naturelle par son action sélective tend à conserver toutes les
variations qui apparaissent utiles à l'animal, mais pour que son action soit
efficace, faut-il encore que ces variations puissent être testées par les
conditions d'un milieu et qu'elles présentent un avantage quelconque. La
tardigrade est résistant à des conditions que l'on ne peut pas rencontrer sur
terre, donc soit la sélection naturelle, lui a fait conserver ces
caractéristiques extrêmes sans pouvoir les sélectionner réellement, en
supposant qu'une suradaptation ne puisse pas être défavorable à l'animal. Soit
la sélection naturelle n'a conserver que certaines de ses caractéristiques qui
lui sont indispensables, et ces super-résistances n'auraient été conservées
que par hasard.
On peut également penser que le tardigrade aurait subit une sélection
naturelle ailleurs que sur terre où des conditions extrêmes auxquelles il est
résistant se rencontrent.
Cette réalité a incités certains biologistes à avancer l'hypothèse selon
laquelle la provenance du tardigrade pourrait être extérieure au globe
terrestre. L'hypothèse de l'origine extra-terrestre du tardigrade. Quoi qu'il
en soit et quelle que soit son origine , le tardigrade reste tout de même un
animal surdoué de l'adaptation, un organisme exceptionnel qui a encore
beaucoup de secrets à nous livrer et dont nous ne possédons à l'heure actuelle
que très peu d'informations en comparaison à l'intérêt qu'il peut susciter au
sein de la communauté scientifique. Il montre à lui seul le pouvoir infini de
la nature à concevoir des êtres vivants extraordinaires d'ingéniosité, de
diversité, et d'adaptabilité à toutes les conditions que les lois de la
physique et de la chimie ont imposés dans l'univers. |
Sur la cryptobiose:
| Citation: | | (Litt.vie cachée) La cryptobiose est un etat de suspension de
l'activité biologique dans lequel l'intensité des processus internes chute
jusqu'a une fraction qui peut etre tres faible, de son niveau habituel. C'est
une forme de résistance qui rend l'animal cryptobiotique trés résistant au
froid, au chaud et au temps notament. On peut la considerer comme un extreme
de l'hibernation. Les nématodes dans un état enkysté peuvent rester plus de
dix ans dans un milieu sec avant de retrouver sa forme de ver en profitant des
conditions de vie favorable que son hote lui apporte. Les rotifères et
quelques insectes et crustacés sont egalement capable d'entrer en cryptobiose
lorsque les conditions de vie de leur milieu deviennent
difficile. |
Etonnant non ?  _________________
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